OctoGônes, partie 2

OctoGônes
La Convention du jeu et de l’imaginaire

OctoGônes est l’événement INCONTOURNABLE
du jeu et de l’imaginaire en France !

Partie 2 : La suite des enquêtes de Niarly et de Vlad

Visionnez la présentation de cette convention, ou bien la première partie du reportage.

Rebonjour sur l’Antre du poulpe ! Cela fait à présent une semaine qu’Octogônes, le plus grand rendez-vous ludique de la région Rhône-Alpes, s’est clôturé ! Et pendant une semaine, votre poulpe c’est évertué à vous retranscrire une quantité d’interviews plus intéressantes les unes que les autres. Ce n’est d’ailleurs pas terminé !

01_afficheAprès avoir discuté avec des concepteurs de jeux de figurines (Eden et Briskars), vous avoir parlé du pôle Cartes de la convention, du Pôle Famille et de celui conçu pour les déficients visuels, et après vous avoir transmis les grandes lignes de mon entretient avec Josselin Grange, le graphiste en charge des visuels de la convention et créateur du jeu de rôle Anoë, nous allons passer au pôle… Plateaux !

Plateaux et prototypes, présentés par mon assistant Niarly, puis GN (Grandeur Nature), introduit par Vlad, la mascotte de l’Antre du poulpe ! Dans quelques jours, d’autres surprises vous attendront, car nous couvrirons la partie la plus importante d’OctoGônes : les jeux de rôles (avant de passer au pôle Fiction). Large programme, me diriez-vous, étant donné que Poulpy sera également présent aux Intergalactiques, le festival organisé par AoA Prod dans quinze jours. Mais cela, je vous le réserve pour plus tard, car il est temps de passer à la suite.

OctoGônes, ce sont des jeux de plateaux. Du jeu de plateau pour tous les goûts et pour tous les âges ! du jeu libre, du jeu guidé, des tournois, un espace Trophées. – plus d’informations à cette adresse.

02_plateauxRencontrer le public est le but fondamental des auteurs et des éditeurs d’aujourd’hui par le biais de salons et de conventions. S’il est difficile de définir les impressions des testeurs via internet, par le biais de magasins ou de chiffre d’affaires, cela devient tout à fait possible lors de rencontres telles qu’OctoGônes. Il est aussi plus facile de se tenir au courant des nouvelles sorties en France, de se mettre en relation les uns avec les autres, et de définir les projets de l’année entre graphistes, auteurs, éditeurs et boutiques !

La team d’Heroes en Normandie, ce jeu vedette (et unique) de Devil pig edition était très attendue cette année, car ils présentaient en avant-première Shadows over Normandie : Le bocage normand en ce merveilleux été 1944… Le soleil brille, les marguerites fleurissent. Dans le petit matin, les mitrailleuses font entendre leur tactac romantique. Des milliers d’hommes vont se battre et mourir, en brave ou en lâche, en héros ou simplement en homme… Vous connaissez la chanson. Cependant, le cours de l’histoire va changer radicalement… Alors que les Alliés pensaient ne rencontrer que de simples mais redoutables soldats allemands, une nouvelle menace surgit au coeur du bocage. Les fanatiques du Soleil Noir et leurs acolytes s’apprêtent à libérer une force démoniaque sur les champs de bataille de Normandie. Seul un bataillon de Rangers et une poignée de héros se dressent face à ces sorciers déments. Saurez-vous déjouer les plans maléfiques des sorciers du Reich ? Ou préfèrerez-vous œuvrer pour plonger l’humanité dans une ère de désespoir sans fin ? Quand Achtung ! Cthulhu rencontre Heroes of Normandie, il en résulte un wargame d’aventure explosif et inédit ! – Ce jeu lovecraftien a été développé cette année en collaboration avec les éditeurs américains d’Achtung ! Cthulhu. Autant dire qu’il nous a tapés dans l’œil…

03_clemLa communauté proposait des activités diverses : de l’initiation, une version surdimensionnée du jeu de base, un tournoi réalisé sur un plateau crée exclusivement pour OctoGônes, des remises de prix pour les participants au crowfonding de leur nouveau jeu… Et puis c’était l’occasion de rencontrer un des créateurs de Heroes of Normandie, Yann Uhart. Celui-ci a découvert OctoGônes grâce à la communauté de joueurs, qui entretient des modérateurs très actifs à l’origine de toutes ses animations. L’équipe était très surprise par l’ampleur de cette convention. À cette occasion, ils ont d’ailleurs commencé les pourparlers avec le créateur d’Éden, afin de, peut-être, sortir un supplément en commun…

Yann et Clem se connaissent depuis le CM1. Ils ont toujours conçu des jeux ensemble. Frontière, sorti chez Asmodée, étant le précurseur à leur grand projet dont l’univers s’est ensuite adapté afin de se situer pendant la Seconde Guerre mondiale. Heroes of Normandie possède un système de jeu conçu il y a plus de dix ans, qui allie le jeu de figurine et le wargame version plateau. Ce jeu est la création rêvée de ses développeurs, leur consécration. Ils ne l’ont d’ailleurs jamais laissé pourrir, à la grande joie de leurs fans. En dédramatisant l’aspect dramatique de la seconde GN, ils ont imaginé un jeu ludique rappelant les films hollywoodiens qui ont bercé leur enfance.

C’est un jeu rapide, modulaire, et nerveux, explique Yann, qui peut s’adapter au joueur : des participants de bas niveau vont avoir une très bonne expérience de ce système. Les joueurs férus d’ASL possédants un très haut niveau tactique, eux, vont pouvoir l’appréhender pleinement. La mécanique ne nécessite pas de se référer toujours au livre de règles, ce qui bloquerait le jeu à chaque tour. Lorsque nous commençons à jouer, il est difficile de s’arrêter car il n’y a pas de temps mort. À l’heure actuelle il existe vingt-deux extensions de Heroes, sans compter la gamme Shadows. « Comme c’est un jeu de composition d’armées, il y a deux manières de jouer. Ou nous jouons du scénario prémâché, ou nous avons la possibilité de créer nos propres compositions en vue de tournois ou de parties entre amis. » Cela exige de concevoir un large choix de gammes.

04_normandie« Il existe plein d’unités différentes afin de varier les compositions et de ne jamais jouer la même chose, même en choisissant toujours la même armée. » L’envie de délirer a amené Yann et Clem à concevoir Shadows over Normandie. Transposer l’univers de Lovecraft dans le leur était totalement faisable, puisqu’ils sont totalement compatibles. Il existe plein de crossover à Heroes of Normandie, c’est à voir sur leur site. Yann et Clem comptent aller encore plus loin dans « ces délires de mariages entre zombies, aliens, ou autres ». Le futur de Heroes se situera au Vietnam. Cette version sortira dans les mois qui viennent, et va proposer de nouvelles expériences de jeu. « Si le même système est utilisé, chaque boite possède ses particularités toujours renouvelables. » La version médiévale suivra, on en entendra parler fin 2016. Heroes of Africa est un autre projet, qui va traiter de la guerre du désert. Les auteurs veulent aussi couvrir les conflits du Pacifique, dans un temps futur. Il y aura également de nouvelles unités d’élite qui viendront avec leur lot de cartes pour renforcer des bataillons, nous confie Yann.

Les puristes de Heroes of Normandies ne rentreront jamais dans Shadows, explique-t-il. Par contre, cela touche un public recherchant de la différence. « Le mythe de Lovecraft est si bien implanté que de nouveaux joueurs se mettent à tester le jeu. » Sur leur site, ils ont dépassé les 4 700 inscrits, ce qui prouve que la communauté est très active et qu’elle ne cesse de s’agrandir. Yann n’en revient toujours pas de voir l’implication de ses joueurs. Il essaie d’être le plus possible à leur écoute. Certains membres (sur)actifs ont même proposé leurs modifications de règles. Certaines furent validées. Ce jeu n’appartient pas uniquement à ses développeurs. Selon lui, il appartient à tous ses fans. Il est donc important pour les leaders de Devil pig game de connaître les envies des joueurs afin de répondre à leurs attentes.

05_surdimentionCi-dessus, les jeux en mouture surdimensionnés, dont Mare Nostrum, présenté par Serge Laget.

Devil pig game est une société anglaise, à la base, qui s’est développée grâce aux fans de plusieurs pays. Le jeu est distribué dans le monde entier. Un jour, leur premier jeu reviendra sur le devant de la scène. Avec frontière, la SF sera mise en avant ! Le nouveau jeu de Devil pig game, Kharnage, est en cour de publication. Un prototype était présenté cette année, pour la première fois… : Un air frais souffle sur la colline fleurie. Celle-ci est d’une beauté à couper le souffle. Rien ne semble pouvoir perturber la délicieuse harmonie de ce petit paradis où vole, de fleur en fleur, un joli papillon jaune et bleu… SCRUNCH ! Ça, c’était le bruit de la godasse de l’orc sur le mignon petit papillon… SCROUIIIIIC ! Et là, les ingénieurs nains viennent de poser leurs canons sur le champ de fleurs… SCHLIK SCHLIK SCHLIK ! La marée gobeline entreprend de faire un peu de jardinage dans les prés fleuris… FROUCH ! Les sorciers humains conçoivent, de leur côté, la technique de la terre brûlée comme le summum du jardinage. Une lente rumeur s’élève des armées jusqu’au moment où, d’une seule voix, les tambours de guerre appellent au… KHARNAAAGE !!! – plus d’infos ici.

Quarante tables étaient à dispositions du public, sur lesquelles s’entassaient plus de deux cents jeux rassemblés par une grande équipe de bénévoles. Parmi ses jeux, Mare Nostrum en version surdimensionnée présenté par son créateur, Serge Laget (que je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de rencontrer). Voici tout de même une description que vous pouvez lire sur le plus grand site d’information sur le jeu sous toutes ses formes, TricTrac ainsi que sur ce site : Dans Mare Nostrum, vous prenez la tête de l’une des civilisations qui ont bercé l’antiquité méditerranéenne. Vous démarrez avec 3 provinces et quelques bâtiments (cités, caravanes, marchés et temples) ainsi que l’aide du héros de votre civilisation. De cette base, vous devrez élever votre nation au rang d’Empire. Mare Nostrum est un jeu de stratégie. Il vous pousse à établir les meilleurs plans pour parvenir à vos fins. Mais Mare Nostrum est également un jeu d’équilibre où les actions de chaque joueur auront des répercussions sur chacune des civilisations. Soyez donc attentif afin de parer tout danger et saisir toute opportunité ! – le jeu ressort dans une nouvelle édition remastérisée.

Josselin Grange, interviewé dans la première partie de ce reportage n’était pas le seul illustrateur qu’il m’ait été donné de rencontrer. Voici à présent le compte-rendu de notre rencontre avec Régis Torres : Régis Torres à l’habitude de se déplacer à des festivals lors de la sortie de nouveaux jeux sur lesquels il a travaillé. King of New-York a plus d’un an maintenant, mais suscite toujours de l’engouement. Lors de sa sortie, à Essen en 2014, il a eu la surprise de constater que nombreux était les fans de cette gamme, introduite grâce à King of Tokyo : Tout le monde a déjà entendu parlé de Richard Garfield, le créateur du célèbre jeu de cartes à collectionner Magic The Gathering, ainsi que RoboRally et du Grand Dalmuti. Avec King of Tokyo, R. Garfield nous offre un jeu fou pour 2 à 6 joueurs dans lequel vous allez incarner des monstres mutants, des robots gigantesques et d’autres créatures monstrueuses qui vont se battre dans une atmosphère joyeuse dans l’unique but de devenir le seul et unique roi de Tokyo.

06_torresKing of New-York est le premier jeu sur lequel il a travaillé. C’est une expérience qui trouve excellente, car cela lui a permis de rencontrer son public dans, dit-il, de très bonnes conditions. Ce jeu très attendu a connu un succès tel qu’il s’est vu proposer plusieurs contrats afin de concevoir les graphismes de projets (à paraître). Parmi ceux-ci, citons Graff city, prenant pour thème des graffeurs bien connus du monde entier. En les dessinant d’une façon semi-réaliste, dans des illustrations toujours aussi colorées, il contribue à les présenter à un large public. Il a aussi travaillé sur une sorte de Memory mettant en scène des extra-terrestres assez typés, Alien wars. Et puis vous pouvez retrouver ses dessins dans l’extension spéciale Halloween de King of Tokyo, sorti quelque temps avant King of New-York !

Si OctoGônes n’a pas la même portée qu’Essen, c’est un plaisir pour cet illustrateur de rencontrer les acteurs du jeu sur la région Rhône-Alpes. C’est, dit-il, un événement fédérateur : « le staff est aux petits oignons. Pour un Lyonnais pur souche comme moi, cela fait plaisir de voir l’évolution d’OctoGônes et d’être présent pour dédicacer ». À cette occasion, il nous a parlé de la façon dont il a rejoint le projet King of New-York. « J’ai commencé par proposer un personnage promotionnel qui n’est pas destiné à la vente. Il s’agit de Space Penguin, que le vainqueur des tournois de King of Tokyo se voit offrir. » Avant de concevoir ses illustrations sus ordinateur, il commence par faire des croquis préparatoires : « en tant qu’illustrateurs, nous connaissons notre trait et savons tout de suite ce qu’il y a à améliorer. Nous ne sommes jamais objectifs par rapport à notre travail. Je tente d’arriver à un résultat expressif qui soit agréable à regarder autant que compréhensif. Si, dans un jeu, on oublie le dessin pour s’immerger dans la partie, cela veut dire que le travail est bien fait. »

S’associer à des éditeurs de jeux change de ces habitudes de travail : « J’ai débuté en faisant de la bande dessinée à partir de 2009. Le gros changement qui s’est passé était au niveau du cadrage. Les éditeurs s’investissent réellement sur leur produit et sur la part de créativité donnée à l’illustrateur. Ceux avec qui j’ai pu travailler sont stimulants, car s’ils savent ce qu’ils veulent, mais me laissent carte blanche. » La BD lui a permis de trouver de l’originalité dans son trait, de l’optimiser en travaillant rapidement sur un sujet imposé. Cela, il le doit aux feux-éditions Kantik. À sa fermeture, il contribua à la réalisation d’un jeu online mêlant jeu de cartes et jeu de rôle, prélude à Eredan Arena, jeu qu’il continue d’agrémenter régulièrement avec de nouvelles illustrations. Il s’est donc formé sur le terrain grâce à tout cela.

07_boitesCi-dessus, les stands d’Archichouette, d’Opla et de Trollune + Mare Nostrum. Était présente l’association Backgammon de Lyon, mais aussi les éditeurs Ferti games, Gigamic (Quoridor, Lift it), Libellud (Misterium, Dixit), et Ravensburgen.

Sa première influence vient du manga, mais il n’essaie pas de s’encrer dans un style bien défini. « Ce qui m’intéresse, c’est d’explorer un nouveau style pour chaque projet sur lesquels je travaille. Je cherche toujours à optimiser mes design au thème imposé. Cela garantit aux éditeurs un graphisme qui leur est propre, et me permet de ne pas refaire toujours la même chose. Ce que nous pouvons retenir de mes dessins, c’est qu’ils sont amusants et ludiques. » Chaque illustrateur se démarque en étant lui-même : « Ce qui va nous démarquer est notre façon de digérer nos influences. Tout illustrateur à une part d’égo. Mais cela est anticréatif. Le paradoxe est d’arriver à présenter une chose différemment tout en ne se prenant pas au sérieux. » Selon Régis Torres, l’illustration pour du jeu de société offre un support, par sa diversité et par son cadre, qui permet de rejoindre ses premières envies issues de la bande dessinée.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les créateurs présents à OctoGônes, c’est tout de suite. Nous allons commencer par… Elemon games, la société d’édition qui a introduit La chasse aux Gigamons. Sur leur site très « choupinet » vous découvrirez les graphismes kawaï des Elemons et de leurs évolutions, les Gigamons. Les auteurs sont Karim Aouidad et Johann Roussel, en interview sur l’Antre du poulpe. Ils ont l’intention de concevoir trois jeux par ans dans l’univers des Elemeons, que voici : Les Gigamons sont de gigantesques monstres élémentaires dotés de pouvoirs magiques extraordinaires. Pour les invoquer il vous faudra l’aide des elemons. Si vous ne connaissez pas ces sympathiques créatures, rendez-vous sur www.elemon.fr.

« La chasse aux Gigamons s’adresse à un public de jeunes enfants, mais reste tout de même amusant pour les adultes » (on confirme !). Il a un peu plus d’un an et, pendant les fêtes de Noël, il fut même dans les top ventes. À Cannes, lors du Festival International des Jeux, il a remporté l’As d’Or, ce qui a grandement contribué à le placer sur le marché de la distribution. C’est le second jeu de la marque Elemon games, leur premier étant un peu plus complexe. Il s’agissait d’Elemon (elemental monsters) : Les Elemons sont de petits monstres élémentaires dotés de pouvoirs magiques extraordinaires. Si tu apprends à les utiliser correctement ils te seront d’une aide précieuse pour fabriquer la fabuleuse Pierre Philosophale ou invoquer des Gigamons. Si tu ne connais pas ces monstres géants, tu peux les découvrir sur leur site : gigamon.fr.

08_gigamonDans les jeux de cette gamme sont mis en scène les mêmes personnages, les mêmes graphismes, la même idée, qui est d’utiliser de petits personnages élémentaires afin de gagner les parties. L’évolution de ses Elemons en Gigamon est une nouveauté de ce divertissement fluide et limpide dans sa compréhension, comme dans son visuel. Nous pourrons bientôt découvrir des Micromons ainsi que d’autres créatures en suivant les futures sorties de ces éditeurs. Une histoire se créer, notamment au travers des belles illustrations. Des produits dérivés vont en découler, et Elemon games ne va pas se contenter de plaire à un public d’enfants, mais va tenter la conquête des joueurs aguerris par le biais d’un jeu de rôle d’Igor Poulichine adapté en jeu de plateau stratégique où l’on incarnera les notaires…

Dino Twist est un jeu qui se joue de deux à six joueurs pour des parties de quinze minutes dans l’univers des dinosaures. Le principe est basé sur du calcul mental. « Nous allons constituer une force de dinosaures. Le but du jeu, c’est d’avoir le plus de points dino autour de son île. Celui qui termine son île en premier arrête le jeu. » Il y a plusieurs façons de gagner. La spécificité du jeu est qu’à l’intérieur de chaque boite se trouvent une île enfant et une île adulte pour plus de difficultés. « C’est un jeu où les enfants et les adultes peuvent jouer en même temps sans que les parents s’embêtent. » Dino Twist est le premier jeu de Bertrand Arpino en tant qu’auteur, ainsi que le premier jeu de la maison d’édition tenue par cette personne et son graphiste, Bankiiz édition. Les dessins mignons, épurés, qui parsèment la boite et les cartes font de ce petit divertissement un joli coffret à offrir.

09_dinotwistRetour aux Origines avec Jonathan Chaffanjon, le créateur du jeu à deux intitulé Brame, un prototype au concept et au visuel original : « Brame est un jeu de dualité. Deux forces s’affrontent, les joueurs incarnent chacun un dieu et possèdent des petits scarabées. À la différence de beaucoup d’autres jeux, le but n’est pas d’écraser une mise, mais de sauver des pions. Il va falloir traverser le plateau en attaquant son adversaire. Il y a pas mal de stratégie, de placements, avec un petit aspect aléatoire. » Ce premier jeu est autoédité par les éditions Evotopia. Sa création date de 2014, et il commence à se commercialiser petit à petit. « Les salons permettent de toucher d’autres styles de clientèle, il y a beaucoup de vrai joueurs à OctoGônes par rapport à la majorité de salons de ce type qui sont bien plus familiaux », nous confie son créateur.

Chihabouddine Naseem est le créateur de Shindra, un jeu de stratégie pour deux joueurs, « une sorte de Reversi, qui combine les méthodes du poker, des dames, et qui demande beaucoup de logique de la part des participants. » Il se joue en dix minutes : trois minutes pour comprendre les règles, sept minutes de jeu. Son point fort provient donc de sa rapidité et de sa grande rejouabilité. Le thème est celui de deux civilisations qui ne se sont jamais rencontrées, les aztèques et les grecs. Shindra est le résumé de l’échange culturel qu’il peut y avoir entre ses peuples, à coup de diplomatie, de violence et d’épidémie. « C’est un jeu assez vicieux, mais très sympathique » (en effet, j’ai eu l’occasion de le voir !).

10_shindraC’est un jeu destiné à un public d’adulte. Chaque joueur choisit une couleur et va essayer de recouvrir le plateau avec, en récupérant les cartes de son adversaire. C’est un système basé sur du calcul mental, sur le principe d’une bataille. « Plusieurs stratégies sont possibles. On attaque soit par la force, soit par la subtilité. » Shindra est le premier jeu édité par Chihabouddine Naseem. Après dix ans de test, une forte communauté se retrouve autour de ce tout nouveau système très original qui fût dévoilé au public il y a trois mois. Cette longue phase de développement a été consacrée à l’équilibrage de ce jeu, où chaque joueur à des chances égales de gagner. À présent, des tournois sont régulièrement organisés !

Mais le plus grand événement du week-end était le tournoi 7Wonders Duel, un jeu disponible en avant-première grâce aux éditions ReposProd. 7 Wonders est un nouveau genre de jeu ayant reçu plus de 30 récompenses dans le monde entier. Les joueurs (de 2 à 7) vont développer une civilisation en 30 minutes. Une partie de 7 Wonders se déroule en 3 âges. Ces époques se jouent de manière similaire, chaque joueur ayant l’opportunité de jouer 6 cartes pour développer sa cité et bâtir sa merveille. – 7Wonders Duel, l’un des jeux les plus primés au monde !

Vous pouviez participer à un tournoi Starfighter (dans Starfighter, 2 croiseurs s’affrontent dans l’un des trois modes de jeu : Initiation, Escarmouche et Guerre Totale. Les joueurs lancent leurs escadrilles sur le croiseur ennemi et tentent de le détruire), Splash, et à des tournois crossing… Vous aviez également l’occasion de tester les jeux nominés pour le prix OctoGônes : Barony, La glace et le ciel (une adaptation du film éponyme), Medina, Patchistory, Sapiens, et T.I.M.E Stories. Le grand gagnant étant Star Wars Assaut sur l’empire, un jeu de figurines tactique : Assaut sur l’Empire vous invite, vous et vos amis, à prendre part aux évènements incroyables qui ont suivi la destruction de l’Étoile noire au-dessus de Yavin 4. Vous profiterez de deux expériences de jeu bien différentes au sein de l’univers de Star Wars. Dans le Mode Campagne, vous et jusqu’à 4 autres amis jouerez une série de scénarios formant une campagne qui raconte une véritable histoire. Et dans le Mode Escarmouche, vous et votre adversaire rassemblerez vos propres équipes d’intervention et vous affronterez en tête à tête en vous efforçant d’atteindre des objectifs.

11_lifetimeplayCi-dessus les tables de jeu deluxe, sur mesure, « Lifetime to play » designées par Legacy game. Découvrez en plus sur ces deux modèles, Bastille « Sobre et moderne, la table de jeu qui s’adapte à vos besoins » et Versaille « La table de jeu luxueuse au design élégant et fonctionnel » sur leur site internet.

…ou alors, vous pouviez voter pour le prix AmuzGônes (pour les divertissements) : Le bois de Couadsous, Boost, Cash’n Guns Second Edition (conçu par notre cher ami Ludovic Maublanc), Class Time, DinoTwist (voir ci-dessus), Splash (//), et pour le grand gagnant : Mysterium. Dans les années 20, M. MacDowell, brillant astrologue clairvoyant pénètre dans sa nouvelle demeure lorsqu’il ressent immédiatement une présence surnaturelle. Il décide alors de rassembler les plus éminents médiums de son temps pour une séance de spiritisme exceptionnelle. Ils auront 7 heures pour entrer en contact avec le fantôme et résoudre un très ancien mystère… Incapable de parler, le fantôme amnésique communiquera avec les médiums au travers de visions. Ils devront interpréter les images pour aider le fantôme à se remémorer les circonstances de sa mort (qui ? où ? quelle arme ?). Plus ils coopéreront et devineront juste, plus il sera facile de trouver le bon coupable.Ce jeu d’ambiance innovant, palpitant et immersif est un des jeux les plus attendus de 2015. Il revisite les jeux d’enquête et de coopération avec un gameplay asymétrique. Que vous incarniez un médium ou le fantôme, vous vous amuserez beaucoup à essayer de deviner ce que les autres joueurs ont dans leurs têtes !

OctoGônes, ce sont des prototypes. OctoGônes c’est aussi l’occasion de rencontrer des auteurs de jeux en herbe et de tester leurs prototypes qui seront peut-être les futurs gros succès de demain ! En plus de cela, vous pourrez élire votre prototype préféré parmi la sélection qui a été effectuée au préalable par des professionnels du jeu. – concours, démonstrations, c’est à cette adresse.

12_prototypesSur les tables Jeux de demain, les auteurs présentaient donc leurs prototypes. J’ai eu l’occasion de rencontrer quelques-uns d’entre eux, mais la longue liste des participants vous parlera peut-être plus sur le site d’OctoGônes, catégorie Proto. Chaque jeu, chaque auteur sont présentés via une petite fiche imprimable. Parmi ceux-ci, huit ont tenté de remporter les prix ProtoGônes et ProtAmuz (pour les divertissements familiaux). Ces huit candidats ont osé l’originalité en transmettant leurs savoirs tout comme leurs envies dans leurs réalisations, plus originales les unes que les autres. Il y avait donc ses trois auteurs, interviewés ensemble sur leurs tables…

Pierre Buty présente son jeu, Cerbère. « C’est un jeu de courses en semi-coopération où les joueurs commencent à travailler ensemble pour s’échapper des enfers, et comme tout le monde ne pourra pas être sauvé, il arrive un moment où il va falloir trahir ses potes pour réussir à s’en sortir. » L’idée lui est venue en jouant aux Lapins Crétins, pendant ce mini jeu où les participants doivent agiter leur nunchuk afin de fuir devant un gros rocher. Il s’est rendu compte que la partie la plus intéressante était d’empêcher les autres joueurs d’agiter leur manette. Après des années de travail, cela a donné Cerbère.

Le thème a été choisi pour le fait qu’il ne fasse pas enfantin (puisque ce jeu s’adresse à un public d’adultes) et qu’il met en scène une créature assez monstrueuse dans l’imaginaire collectif. Le point fort du jeu vient des relations sociales très complexes qui se tissent autour de la table durant la partie. Au début, il n’y a pas d’équipe définie, elles se décantent peu à peu pendant la partie selon la position de chaque joueur.

13_interviewFrançois-Xavier Jauze est le créateur de Débloc, concept abstrait où il faut construire un jeu dans un cube, dans une trame, tout en essayant de faire tomber le jeu de l’adversaire. L’auteur vient du monde du design. Il avait envie de créer un objet unique. Ce jeu est donc un bloc en volume fait à partir d’une forme très simple, le carré. « Il est facile de construire des choses avec un pavé, en empilant des cubes à l’intérieur de la structure. Il y a aussi une dynamique et une destruction, car, à la fin, le cube va basculer. » Les règles sont très simples. Ce jeu développe le sens de l’observation et la logique des participants. « Il faut réussir à anticiper les coups de l’adversaire, profiter de sa stratégie pour réussir à renverser la situation. C’est un jeu de réflexion très rapide qui s’adapte à toute la famille, qui peut se jouer de deux à quatre. Plus on est nombreux, plus cela devient fun. »

Julien Prothière présente son prototype, Tchek!, dans l’univers du tchek de rue. C’est un jeu de mémoire qui se joue par équipe et « qui se veut assez fun ». Il avait dans l’esprit de concevoir un jeu où les joueurs étaient amenés à entrer en contacts les uns avec les autres. Au lieu de faire travailler le cerveau, il fait travailler le relationnel d’une manière plus physique. C’est donc un jeu de rencontre, un « jeu de main, jeu de copains ». Cela peut concilier les gens avec un jeu de mémoire, car le thème est très amusant. Le but n’est pas forcément de mémoriser, mais de tenter le challenge afin de se surpasser avec ses performances.

Les autres participants furent : Bertrand Dupuy avec Pan!, un jeu d’Échecs avec des flingues ; Fabrice Belot avec Le dernier peuple, un mélange de jeu de plateau et de cartes, mêlant stratégie, chance et interactivité ; et Roméo Hennion avec Sbire, un petit jeu de stratégie. Quant aux gagnants, il s’agissait de Grégory Oliver avec Ball Breaker, qui remporta le prix ProtAmuz, et Pierre Colomer, grâce à Marguil, dans la catégorie ProtoGônes. Une interview, ci-dessous :

14_recompenseGrégory Oliver est, dans la vraie vie, distributeur de littérature étrangère. Son défi est de s’affranchir du codage automatique d’un jeu vidéo et de proposer un jeu de société physique possédant une mécanique originale. « Ball Breaker reprend les principes de ce que nous appelons les matchs tree, comme Tetris, Columns ou Candy Crush. Sauf que ceci est un jeu multijoueurs. Nous jouons à un contre un, le but étant d’aligner des boules identiques afin de les faire disparaître. Une rivière dynamique est placée au centre du plateau, au milieu des zones de jeu, ce qui permet d’avoir de l’interaction entre les joueurs. » C’est son second jeu de stratégie et de réflexion, le premier étant un jeu de gestion qui sortira bientôt aux éditions de la Boite de jeux sous le nom (encore provisoire) d’Out last.

Pierre Colomer est un passionné de jeux de stratégie où la dose de chance est minime et que tout est basé sur les réflexions des joueurs. Marguil est son premier prototype. C’est donc un jeu de stratégie et de développement où les joueurs construisent leur petit royaume en posant de petites tuiles carrées sur lesquelles se trouvent des bâtiments. Ces tuiles sont reliées par des routes et des chemins qui servent au transport de marchandises. Les joueurs les fabriquent grâce à leurs carrières ou à leurs mines, puis les vendent dans des marchés afin de gagner de l’argent. « Les joueurs s’embêtent mutuellement en envoyant des brigands pour plomber l’économie de leur voisin, piquer des ressources ou gagner de l’argent. »

Poulpy : D’où vous est venue l’idée de concevoir ces jeux ?

Pierre Colomer : Je joue à de nombreux jeux de stratégie, que je trouve souvent trop centré sur le fait de se développer soi-même plutôt que d’avoir de l’interaction avec les autres. Au début, j’ai pensé fusionner quelques systèmes de jeux en ajoutant une interaction spéciale, le fait de pouvoir construire des choses sur le territoire des autres joueurs. Peu à peu, cette idée abstraite est devenue un vrai jeu.

Grégory Oliver : L’idée du jeu vient du fait de voir l’engouement des gens pour Candy Crush, quelque soit la génération, le sexe ou la culture. Tout le monde y joue sur son smartphone et je me suis dit qu’il serait intéressant d’en faire une version où l’on ne s’amuse pas dans son coin. Le défi était de trouver une mécanique qui permette de gérer l’arrivée des boules aléatoirement, de manière dynamique, chose qui n’est pas trop possible sans intelligence artificielle.

15_colomerQuel est, selon vous, le point fort de vos jeux ?

G. Oliver : C’est la rapidité d’explication des règles, qui ne prend que deux minutes, mais elles possèdent une assez grande profondeur stratégique. C’est un jeu facile à apprendre, mais dur à maitriser. Une belle courbe de progression est possible. Les parties sont addictives, nous avons toujours envie de nous améliorer.

P. Colomer : L’interaction, assez riche, entre les joueurs est au centre du système. Le fait de ne jamais se sentir bloqué et de pouvoir concevoir des stratégies très différentes qui peuvent être complémentaires. Chacun à sa propre façon de jouer. En tant qu’auteur, je vois toujours des personnes trouver de nouveaux moyens d’arriver à leur fin sans que je n’y aie pensé. Il n’est pas rare que je me fasse battre à mon propre jeu !

Poulpy : Qu’est-ce que cela vous fait d’avoir gagné les prix ProtoGônes et ProtAmuz ?

G. Oliver : Cela montre que le jeu à du potentiel et qu’il plait puisque c’est un prix du public. Quelques éditeurs semblent s’intéresser à mon système, je suis actuellement en discussion avec eux. J’espère que mon projet verra le jour dans un avenir proche, c’est bien parti pour. Gagner un prix est toujours intéressant dans le sens où cela apporte plus de visibilité au jeu. Quand le jeu sera édité, j’aurais donc la possibilité de l’afficher sous forme de macaron sur la boite !

16_oliverP. Colomer : C’est important de connaître l’avis de son public. Celui-ci est très motivant, donc je vais pouvoir commencer à aller de l’avant, faire plus de communication, des démarches, afin de trouver un éditeur qui me convienne. Car le but à présent, c’est de donner un bon visuel pour mon jeu, pour que tout le monde ait envie de le découvrir ! Je vais me rendre à Cannes pour le Festival International des Jeux, et dans bien d’autres afin de mieux appréhender le marché. Nos notes ont été données par des gens qui ont joué aux jeux et qui ont trouvé ça bien. Je pense que c’est un prix plus important que les autres, puisqu’il n’a pas été décerné par un jury, mais par son public. Je leur suis très reconnaissant.

Grégory Oliver a quelques projets de jeux dans les cartons, dont il ne souhaite pas parler pour le moment, mais qu’il va reprendre très prochainement. Affaire à suivre… Quant à Pierre Colomer, son habitude de développer des jeux avec son frère lui a permis de constituer un petit stock de projets, également en cours de gestation, dont certains seront des améliorations de son système de base.

G. Oliver : Nous n’avons pas eu le temps de remercier tout le monde à la fin de la cérémonie de remise des prix, alors nous allons en profiter pour le faire ici. Merci à tous les bénévoles d’avoir conçu cette partie proto. C’est très important pour nous d’avoir accès à des espaces publics où l’on peut présenter nos réalisations. Cela nous aide à les faire connaître, mais aussi à mieux les appréhender selon les attentes des joueurs.

P. Colomer : Ce salon fût magnifiquement organisé. Constater son développement d’année en année est quelque chose de très positif. Les gens sont curieux, ils viennent d’un peu partout, il y a beaucoup de jeu d’interactions… OctoGônes est une convention de plus en plus conviviale, c’est ce qui fait sa force et c’est tout à fait exceptionnel.

17_tablesPower Flower, la petite fleur des champs est un jeu dès six ans, accessible au plus grand nombre, se basant sur le langage des signes. Le but est de gagner des pétales, dans une thématique florale, en identifiant les bons doigts à poser sur une fleur. Ce système intuitif est développé par Alexandra Albert. Si vous souhaitez prendre en compte toute la liste des auteurs présents sur la convention, laissez-moi vous rediriger une nouvelle fois ici pour découvrir des protos comme :

Astromobz ; Nid de vouivres et So deadlicious! ; Soldes à gogo! (un jeu de gestion de budget) ; Explorateurs du système solaire (un jeu de hasard et de développement pour enfants) ; Les soucoupes volantes et Singidunum (des jeux de stratégies pour joueurs aguerris) ; Vade retro (aux graphismes tout mignons) ; Fury road, (un jeu d’action, qui, comme sont nom l’indique…) ; Il va faire beauf ! (un jeu très amusant où l’on incarne des beaufs) Coût de point (un jeu de course hasardeuse…) ; Oriflamme (un jeu de cartes médievalo-fantastique) ; Guslinguettes ; Tower défonce et Trainers trophy ; Sad nova (jeu de carte SF) ; Exode (de la stratégie sur l’arche de Noé) ; Camulo ; La guilde des héros, épisode 1, alerte dans la jungle ; Chevaliers et Pyramide (de la stratégie unique en son genre) ; ainsi que Yuansu (un jeu de développement).

Wars Across the World est l’un de ses prototypes, conçu par Stéphane Parrin, qui a bien voulu nous le présenter. Le concept de ce jeu est de pouvoir recréer tous les conflits de l’humanité, depuis ses origines à nos jours, avec la même règle du jeu. Le système est informatique, au départ. Donc il est adaptable sur tablettes et PC. Certains scénarios furent déclinés en jeu de plateau, testables à OctoGônes. Les créateurs sont assez satisfaits de voir que, pendant la convention, le public venu tester le jeu est resté jusqu’au bout de leurs parties, sachant que celles-ci durent à peu près deux heures. Le jeu semble être très addictif, alors qu’à la base, les jeux de guerres possèdent un système très lourd par rapport aux jeux traditionnels.

18_parrinComme le système est simple, rapide, efficace, très interactif, il est facile de se laisser prendre au jeu. Jeu qui n’est pas fait pour être adapté en version physique. Pourtant, devant l’engouement du public, Stéphane Parrin se demande s’il ne serait pas idiot de changer la donne… « Wars Across the World possède un système tout bête », nous dit-il, « puisqu’il est facile de passer d’un scénario médiéval à un scénario moderne, antique, renaissance, Seconde Guerre, etc. sans apprendre de nouvelles particularités trop complexes. Le joueur retrouvera toujours les mêmes finalités, et la rejouabilité tiendra toujours dans un système de cartes à jouer. On peut parcourir plusieurs fois le même scénario sans avoir d’impression de déjà vu grâce à ces decks qui gère la partie aléatoire. »

Ces développeurs récréent des conflits très asymétriques, comme la guerre au Mali, ce qui n’est pas toujours facile à adapter. « Les forces de frappe des différents camps ne sont pas du tout les mêmes. Le jeu préserve tout de même un certain équilibre. » Il sortira bientôt sur tout les supports, mais pour cela, une petite aide est appréciable, car le Kickstarter débute ce mois-ci. Plus d’une trentaine de scénarios ont été adaptés. WAW cherche à présent à percer dans le monde de l’édition, car faire découvrir des sujets et des conflits méconnus de l’histoire est l’un de ses plus grands buts. Et puis, quelques adaptations s’éloigneront du domaine historique pour arpenter celui du fantastique avec l’adaptation du Cauchemar d’Innsmouth d’H.P. Lovecraft.

OctoGônes, c’est du grandeur nature. En présence des associations GN Board and Real Games, Camarilla, RAJR, Rêves de Jeux, Knight in black et Gobl’in the Dark. – animations, tournois, concours de cosplay, quiz et murders, c’est à cette adresse.

19_murdersLà d’où je viens, s’il existe des festivals de jeux, peu d’organisateurs osent inviter des rôlistes. Le jeu de rôle n’est pas toujours représenté à sa juste valeur. Il souffre encore de la campagne antirôliste des années quatre-vingt (l’affaire des « déterreurs de cadavres »). Toutefois l’image s’améliore : le mal a été reporté sur un autre groupuscule : les joueurs de jeux vidéo. L’importance d’OctoGônes dans le domaine du jeu est que c’est une convention qui ne fait pas que présenter l’univers du JRD, mais qui ose faire de ce pôle la partie la plus développée du festival.

Le JDR peut rebiffer le néophyte : de l’extérieur, l’aspect visuel d’une table de jeu n’est pas aussi soigné que celui d’un décor de figurines, par exemple. Qu’importe ! Ce sont de beaux livres que vous avez pu vous procurer sur les stands des éditeurs. Et puis, les organisateurs ne se sont pas arrêtés à cela : avec le GN, c’est un pan de la culture bien souvent sous-estimé qui prend les devants de la scène, avec ses animations continuelles qui ont eu lieu tout le temps du festival. Là encore, vous n’êtes pas spectateur, vous êtes invité à participer. Parfois même, vous vous retrouvez en première ligne (littéralement). C’est à découvrir, ci-dessous.

Le stand Gobl’in the dark est l’un des mieux tenus qu’il m’a été donné de voir lors de la convention. Du matériel de GN est disposé, épées et bouclier pour les joutes qui ont eu lieu tout au long du week-end, éléments de décoration, et même une curieuse tête de troll : le ballon du Trollball, une sorte de rugby joué avec l’équipement médiéval complet du joueur de grandeur nature. Avec Gobl’in the dark, plus de murder en petit comité, mais des aventures périlleuses sur les plateaux lyonnais. Depuis l’an dernier, l’association propose un grand rassemblement entre joueurs, qui compte entre trente et soixante participants, arpentants un univers conçu par ses membres, l’univers d’Ertharin, où sont placés la plupart des jeux qu’ils masterisent. Voici ce qui est ressorti de notre entrevue avec les membres de son « noyau dur » :

20_goblinthedarkL’association, dans ces événements cent pour cent gratuits, souhaite donner la possibilité à tous de manier une épée de GN. Ils n’essaient pas d’organiser des tournois d’escrime classique, mais d’orienter les joueurs sur du wargame, une des composantes principales de leurs activités. Beaucoup de matériel est mis à leur disposition. Les sensations grisantes du GN sont donc plus facilement rendues grâce à ce prêt de matériel, surtout lorsqu’il est partagé au sein d’un grand groupe de joueurs. Les joutes annoncées avaient plus l’air de batailles rangées ! Cet équipement est entièrement fabriqué par la petite dizaine de membres de Gobl’in the dark.

Gobl’in the dark, association de grandeur nature et d’animations à thème médiéval tenue par des passionnés du médiéval et de la Fantasy. Elle propose des activités autour du jeu de rôles GN, des murder party dans des univers parfois différents (zombie…), mais se concentre bien plus souvent sur des animations dans des châteaux ou en pleine nature. L’association Gobl’in the dark est une association loi 1901 à but non lucratif. Nous avons pour but de nous amuser en amusant les autres. Tout le monde est accepté au sein de l’association, pour peu qu’il ait 14 ans ou plus. Être membre de l’association n’oblige en rien de s’investir au sein de l’administration de l’asso ou de l’organisation des événements. Nous prônons le volontariat et la bonne volonté. – plus d’infos sur leur site.

L’idée de créer l’association date de 2009, quand tous ses passionnés du moyen-âge en sont venus à se taper dessus avec des épées en métal, ce qui était un peu dangereux… En cherchant des moyens plus sûrs de s’amuser sans trop se blesser, ils ont découvert le grandeur nature, qu’ils pratiquaient sans trop le savoir (avec beaucoup moins de sécurité). Ils ont donc décidé de mettre leurs ressources en commun pour fonder Gobl’in the dark, la première asso GN de Villefranche. Cette association base ses jeux autour du Beaujolais afin de représenter le grandeur nature dans toute la région. Ils projettent maintenant d’organiser des rencontres interassociatives autour de batailles afin de renforcer le capital de joueurs de toutes les confréries dans un plus grand scénario. Cela dans le but de faire plus d’impact dans la région lyonnaise.

21_standGobl’in the dark n’essaie pas de faire dans la reconstitution historique fidèle, mais tente de rester dans un univers assez concret, avec parfois une dose de fantasy pour laisser libre cours à l’imagination. En parallèle, chaque membre fait partie d’une troupe de reconstitutions historiques, donc ils restent toutefois attachés à l’authenticité. La magie, pendant les GN, n’est pas flagrante, mais est subtilement introduite. Les membres de Gobl’in the dark nous ont gentiment décrit les étapes de fabrication d’une épée de GN :

Une épée GN est faite de plusieurs structures. L’ossature est une tige de fibre de verre, car le métal est interdit. Elle est protégée au bout de la lame par une petite petite plaque de cuir, pour éviter que la tige ne transperce la mousse. Par-dessus cette tige vont se coller deux (ou plus) plaques de mousse qui vont faire la forme, le corps de l’arme, la chaire du muscle. Qui vont lui donner de l’élasticité. Nous allons pouvoir jouer sur plusieurs densités de mousse en fonction de l’arme que nous voulons fabriquer. En général, celle pour le tranchant ne correspond pas au corps de la lame. Tout cela est destiné à rendre l’épée moins violente au choc. Les épées de l’association ne sont pas fabriquées en plastazote, mais en mousse décathlon pour tapis de sol, recouverte d’une couche de latex. Nous faisons un mélange avec un produit d’étanchéité pour voiture qui rendra le latex étanche. La tige de fer est, au niveau de la garde, entourée de fibre de verre. Nous plaçons un cylindre en PVC par dessus à l’aide de fibre en métal pour alourdir la poignée puis nous sculptons le pommeau et la garde. C’est une méthode qui nécessite peu de moyens, tout en garantissant un résultat de qualité.

22_joutes« OctoGônes commence réellement à s’installer et à s’assoir sur son public. Il n’y a pas de doute quand au fait qu’elle va surement perdurer très longtemps. Chaque année nous retrouvons les mêmes associations, la même disposition des stands, il n’y a pas de grand changement de ce côté-là, car ce sont des choses qui fonctionnent très bien. Du coup, nous pensons que quand les organisateurs auront vraiment trouvé leur public, ils vont bien plus innover, tenter des choses encore plus originales. » – Gobl’in the dark.

Nicolas Brouet, dit Dakayl, vice-président de G2L2 (Geeks et Geekettes de Loire et du Lyonnais), président de la Camarilla Lyonnaise, secrétaire de la Fédération Camarilla Française, accompagné du responsable technique de G2L2corp, nous a présenté ses associations, ainsi que son ressenti vis-à-vis de la F.A.J.I.R.A, le collectif organisateur d’OctoGônes :

Participer à OctoGônes est une grosse opportunité ainsi qu’un soulagement, car la disette du jeu de rôle qui a durée un certain nombre d’années est finalement terminée. Voir grandir le salon, qui touche de plus en plus de monde chaque année, est vraiment rassurant pour l’avenir de nos associations, ainsi que très encourageant ! La F.A.J.I.R.A est un mouvement intéressant pour dynamiser l’activité ludique sur le Rhône-Alpes. La Camarilla de Lyon n’en fait pas partie pour le moment, car nous payons déjà les cotisations de deux associations nationales. Et puis G2L2corp tient à garder son indépendance vis-à-vis des événements qu’elle organise.

G2L2 organise beaucoup de prestations dans des festivals comme la Japan Touch, surtout dans le domaine du jeu vidéo. « Nous avons des projets en cours afin de relancer des évènements sur le jeu de plateau, le jeu vidéo et le cosplay. » C’est une association très active qui présente un ou deux évènements par mois, ce qui représente beaucoup d’activités pour ses quatre-vingts adhérents. La culture geek avait, du temps de la création de G2L2 il y a cinq ans, une image assez négative. « Nous nous imaginons des personnes renfermées sur elles-mêmes. C’est un stéréotype qui est incorrect. Nous essayons justement de faire partager notre culture et nos passions. »

23_dakaylG2L2 Corp est une association à but non lucratif dont l’objectif est de promouvoir la Culture Geek dans son ensemble. Sa création fut motivée par deux constats : L’importance de la communauté geek sur la région lyonnaise et plus largement sur la région Rhône-Alpes, l’absence parmi les grands évènements de la Culture Geek de ces régions d’une convention traitant de l’ensemble de la Culture Geek et non seulement d’un domaine précis. Dans sa logique de non-exclusion des différents domaines de la culture Geek, G2L2 intègre toutes les composantes « geek », allant de l’historique geek jusqu’aux jeux vidéo et à l’informatique. C’est une asso assez régionale qui ne s’éloigne du lyonnais qu’afin de participer à la Zombie Walk de Grenoble une fois l’an.

La Camarilla lyonnaise organise un évènement régulier par mois sur un seul et même jeu de rôle GN (Grandeur Nature), Vampire : la Mascarade, depuis 2011. Quant à la Camarilla française, elle a été créée en 1993. « Vampire : la Mascarade est un GN semi-réel. C’est-à-dire qu’il se joue en costume, mais que, parfois, pour des questions de narrations, il arrive aux MJ (Maitre de Jeu) de passer en mode narratif, dans le descriptif d’un jeu de rôle sur table. » Car s’ils veulent faire intervenir des hélicoptères et des chars d’assaut, ils ne peuvent que les imaginer pour une question de budget ! Quant à la fédération nationale, elle est présente sur seize villes en France.

24_g2l2Actuellement, les camaristes sont les seuls rôlistes à autant jouer avec les mêmes règles de jeu depuis des décennies. Ils possèdent donc un long historique derrière eux. Ce qui est intéressant dans le fait qu’ils soient répartis dans toutes la France, est que des évènements se déroulants dans une région peuvent avoir un impact dans une autre, puis rebondir dans d’autres villes très éloignées. « C’est un peu comme faire partie de la communauté d’un MMORPG : plein de joueurs jouent la même grande campagne. Des joueurs de régions éloignés rejoignent la fédération lyonnaise le temps d’un scénario afin de transmettre des informations des parties en cours aux joueurs. La partie nationale qui a lieu tous les ans regroupe toutes les fédérations pour un week-end dans un même château afin de jouer la conclusion du scénar annuel. »

« Être avec des personnes partageants les mêmes centres d’intérêt où nous faisant découvrir d’autres aspects de la culture geek est une expérience enrichissante. Faire découvrir certains domaines au public est aussi une raison majeure de notre venue à OctoGônes, qui est partagée par tous les exposants ! »

Ce week-end, H2L2corp organisait des quiz éducatifs et ludiques pour faire découvrir plusieurs domaines culturels à un plus grand nombre. Ces jeux pouvaient se jouer en solo, par équipe et, parfois, le thème était totalement libre. Ses parties ont attiré un public diversifié, intéressé par des domaines très différents. Le rendu, par des montages vidéo et sonores très amusants, ont rapidement fait sensation. Des initiations à Vampire : la Mascarade sous fourme de murder party étaient également au programme. C’est un public conquis qui est sorti des blacks box, d’où provenaient des râles intrigants… D’ailleurs, les nouveaux initiés ont eu l’occasion idéale de tester leurs connaissances du jeu, nouvellement acquises, lors de deux autres parties, dont une qui fut organisée par l’association de Grenoble.

25_camarillaPour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est une murder party, il s’agit d’une forme de GN qui se déroule sous la forme d’un huis clos où, le plus souvent, les joueurs sont amenés à résoudre des enquêtes tout en incarnant un personnage à la manière d’un jeu de rôle classique, quoique plus porté sur le théâtre d’improvisation. Voici ce que proposait une seconde association, RAJR (Rhône-Alpes Jeu de Rôle), au travers de sept parties différentes où prédominait l’humour plus que la peur : Dr House, Dirty Little Secrets, Braquage, Dieu est mort, Le Paradoxe de Caïn, Plan Social et Release. Plus d’informations sur les buts des jeux ici. L’un des membres du conseil administratif de cette asso nous a présenté son monde, ainsi que les activités qu’elle propose, et qui sont accessibles sur leur site.

« RAJR propose une vingtaine de GN par an, essentiellement sous forme de murder se déroulants en petits comités de dix à vingt joueurs. » Le nombre d’adhérents à cette association varie selon les années. Une quinzaine de membres se réunissent hebdomadairement autour d’un jeu. Leur force vient du grand panel de jeux que les membres masterisent. Certaines murder sont orientées dans une thématique victorienne, comme 20 h 2, qui se concentre sur le naufrage du Titanic, ou dans un cadre plus moderne (comme Braquage), ou plus féérique, lorsqu’il s’agit d’incarner des personnages de contes…

« Quand on joue à un jeu de rôles sur table, il y a des phases narratives qui impliquent uniquement le conteur, et il y a des phases d’action dues aux joueurs, qui sont très matériels, où on lance les dés pour résoudre des actions » (en savoir plus sur le jeu de rôle grâce à la présentation sur le site d’OctGônes). « Dans le GN, il n’y a quasiment que des phases de roleplay, les phases de narrations sont remplacées par une immersion totale du joueur dans son ambiance, ou par une immersion minimaliste, quand le jeu se déroule dans une black box. » Les blacks box sont des pièces complètement noires ou complètement blanches dans lesquels les joueurs imaginent ce qu’ils veulent puisqu’il n’y a pas de contexte défini. « Les joueurs incarnent entièrement leurs personnages, puisqu’ils sont habillés comme eux et se meuvent à leurs façons durant tout le temps de la partie. » Les murder forment des parties plus courtes que le JDR. Si un jeu de rôles sur table dure généralement quatre à six heures, l’histoire sera rarement close à la fin, contrairement aux GN.

26_RAJRBeaucoup de monde adhère à la RAJR grâce aux conventions. C’est le cas de ce membre qui a découvert le GN à OctoGônes il y a trois ans. Cette association n’est pas cartésienne : un joueur peut à tout moment devenir organisateur ou instigateur. « N’importe quel adhérent à la possibilité de proposer son univers, même inventé de A à Z. » À la RAJR, tout le monde à un compliment à faire aux membres de la F.A.J.I.R.A, sur la façon de traiter leurs demandes, d’être à l’écoute des exposants et de faciliter leur travail !

Board and Real Games est une association communiquant par le biais d’un forum, qui, comme Gobl’in the dark, est située à Villefranche. Elle ne se contente pas de partager la culture du GN, mais touche un peu à tout : JDR, cartes et figurines. Knight in black est un groupuscule fonctionnant sur le même principe : Knights in Black est une association dont le but est le soutien à la création, au développement et à la publication d’oeuvres à thèmes ludiques ou imaginaires. Voici pour les différentes associations. Pour ce qui est des activités, je vous invite à en découvrir de nouvelles, que vous avez peut-être ratés ou qui pourrait vous inciter à venir l’an prochain à OctoGônes, c’est ici. Car, à ces animations se sont ajouté un loup-garou de Thiercelieux grandeur nature, ainsi que le concours de cosplay, que vous pourrez bientôt apercevoir grâce à nos photos. Il fut organisé par Aoi Sora Cosplay, asso basée à Marseille qui couvre des festivals dans toute la France. D’ailleurs, comme vous pouvez le voir sur l’affiche de la convention, le thème de cette année était Space cowboy. Un bonus était destiné à celles et ceux respectant cette thématique.

D’autres associations de promotion du jeu et de l’imaginaire : Rêves de jeux, Rêves de Jeux est un concept ludique créé en 1984. Nous créons des produits professionnels et nous organisons des activités socio-éducatives autour de l’univers du Jeu, comme des séjours vacances (de 12 à 17 ans) et des animations professionnelles. Manoir du crime, Manoir du Crime a pour but la mise en avant et l’organisation de Soirées Meurtres et Mystères et de Soirées Enquêtes. Elle propose également régulièrement des initiations aux Jeu de Rôle. Depuis le 14 décembre 2014, l’association a fusionné avec le Studio Deadcrows. Manoir du Crime devient ainsi créateur et éditeur de Jeux de Rôle.

29_facadeHoshikaze 2250, L’Association ‘Hoshikaze 2250’ a pour objet de favoriser le développement et la promotion de l’univers de Science-Fiction du même nom, sous toutes les formes. Elle aide notamment à la promotion d’artistes par le biais de leur participation au projet. Cyberunes, association organisatrice des rencontres romandises, de soirées jeux ou d’autres, dans la ville de Meyzieu. Les Rêv’ ailleurs (déjà croisés lors de la Necrnomi’con d’AoA Prod), organisateurs d’évènements culturels dans la région Rhône-Alpes. Nous reviendrons sur les associations spécialisées dans le jeu de rôle lors de la troisième partie du reportage. C’est à venir bientôt, mais avant, voici une présentation de la série The Fumble zone, par l’équipe du studio Mythril. Les premiers épisodes furent projetés en ce week-end lors de petites conférences, en présence de ses créateurs. C’est donc de leurs bouches que je tiens les informations suivantes :

Fumble Zone a été créée dans le but de faire découvrir le jeu de rôles aux néophytes. Les réalisateurs, en débarquant en Suisse, se sont trouvés en manque de joueurs afin de continuer leur activité favorite. Ils ont donc décidé d’initier les locaux à leur passion, eux qui confondaient jeux de rôle et MMO. Rassemblant une équipe essentiellement féminine autour d’une table de Dungeon and Dragon, et voyant leurs réactions, l’idée de concevoir de petits sketchs humoristiques leur est venue. Puis ils sont passés au niveau supérieur avec la création d’une websérie inspirée de Kaamelot. « Chaque épisode dure cinq minutes. La série peut être drôle et triste tout à la fois, puisqu’elle se situe dans le monde réel, des évènements dramatiques peuvent donc arriver. » Fumble Zone est un show bourré de références, et le titre en est la preuve.

Il était important que les personnages féminins ne soient pas uniquement là pour la déco, nous disent-ils, ou pour jouer le « rôle de la fille ». Chaque personnage possède sa forte personnalité, inspirée par celles d’autres joueurs de JDR. Puis ils évoluent afin de se dégager de leurs stéréotypes de base. « Il est important qu’acteurs et personnages ne se sentent pas coincés dans un rôle qui soit toujours le même. » Un des buts du studio Mythril est de permettre aux étudiants et passionnés du cinéma de se former sur un projet qui, s’il est amateur, se veut être de qualité. À Paris, si des équipes se forment facilement afin de travailler pour le plaisir d’aider à la création d’épisodes, ce n’est pas le cas partout, surtout en Suisse ! Mais l’équipe se motive toujours afin de continuer la série. « L’idée du studio est que tout le monde puisse travailler ensemble afin de s’améliorer. Nous sommes là pour apprendre tous ensemble. »

28_fumbleLa saison une à posée problème : fumble ! suite au départ d’un acteur, ils ont dût reprendre tout le scénario depuis le début et se remettre en cause. Ils ont donc refait une présentation, recommencé le tournage depuis le début… Le rendu, vous pouvez le voir sur leur site ou leur chaine Youtube. Fumble zone, une série bénévole possédant de bons moyens techniques, c’est à découvrir ici.

Il est temps de vous souhaiter une bonne journée. À bientôt, sur l’Antre du poulpe, pour la troisième partie de ce reportage : Les enquêtes de Vlad (et de Poulpy). Nous vous laissons, avec un petit album photo dédié aux joueurs et jeux de plateau. Si vous voulez plus de news concernant les suites de la convention OctoGônes, rendez-vous sur Facebook, sur la page communautaire et celle de l’évènement : Un immense merci à tous d’être venu jouer avec nous ce week-end ! Nous sommes fatigués mais heureux ! Dans les jours à venir vous pourrez trouver les photos, vidéos qui ont été prises ce week-end et les résultats des concours qui se sont déroulés ! Encore merci de votre confiance et de votre bonne humeur et à l’année prochaine pour Octogônes 7 ! – l’équipe d’OctoGônes.

30_jeux31_jeux

33_bleuciel34_bleufoncePoulpy.

Publicités

A propos poulpinounet

Poulpy, c'est un poulpe à tout faire. Il se doit de disperser ses tentacules sur plein de supports... Ce poulpe est graphiste (donc masochiste), il parle de lui à la troisième personne (sérieux ?), est reporter (surtout), et critique. Minimoi s’essaie donc à au dessin, à la photo, et aussi : j’écris (un peu). Mes dessins font place à des montages, les montages à des textes, des histoires, des articles... Blogueur invétéré, Poulp(inounet) ne fait pas que promouvoir la culture, il crée également ses propres œuvres, pour lui comme pour d'autres.
Image | Cet article, publié dans Chroniques, Festiv', est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour OctoGônes, partie 2

  1. Ping : OctoGônes, partie 3 | L'antre du poulpe

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s