OctoGônes partie 1

OctoGônes
La Convention du jeu et de l’imaginaire

OctoGônes est l’événement INCONTOURNABLE
du jeu et de l’imaginaire en France !

« Lieu d’échanges, de loisirs et d’amusements, les visiteurs pourront lors d’une balade ludique participer à des jeux, concourir à des tournois et échanger avec des auteurs. Des démonstrations et des initiations sont organisées afin de faire découvrir les univers du Jeu et de l’Imaginaire au plus grand nombre. Au programme : jeux de société, jeux de cartes, jeux de rôles, murder-party, figurines, GN, tournois, animations, conférences, dédicaces, illustrateurs, auteurs… et bien plus encore !

Pendant 3 jours non-stop, la convention ouvre ses portes pour les passionnés des jeux ou les simples curieux, entre amis ou en famille, à l’Espace Double Mixte. Éditeurs, Distributeurs, Auteurs, Illustrateurs, Associations, n’hésitez pas à nous rejoindre sur la convention. » – octogones.org, le site de la convention, la page Facebook de l’évènement, le Twitter et le Google+.

01_afficheQu’est-ce qu’OctoGônes, quand et où est-ce ? Interview, programmation… Toutes les informations utiles à connaître avant de vous rendre à cette convention sont dans cet article « prologue ». Octopuses likes OctoGônes ;)

OctoGônes, c’est six ans de fun dans une convention de trois jours non-stop qui a lieu tous les ans le premier week-end d’octobre à Lyon. Six années de développement ont fait de cet événement le plus grand rendez-vous ludique de la région Rhône-Alpes. Un évènement rassemblant toujours plus de bénévoles (plus de 200 !), d’exposants (70 : deux fois plus qu’en 2013, nous dit-on), et de monde ! L’an dernier, la convention frôlait les 4 200 entrées, à vue de nez, je pense qu’elle a atteint les 5 000 malgré le fait que Paris Manga eut lieu en même temps…

Octo… Gones, Octo… Bre et Octo… Pus ! Cette année la convention OctoGones portait bien son nom avec ses huit pôles, ses huit façons d’appréhender le jeu, liées les unes aux autres au travers de plusieurs domaines : les codes des jeux de figurine peuvent se retrouver dans les jeux de plateau, leurs stratégies transparait dans certains jeux de cartes, et les prototypes sont au centre de cette convention. Proto, de jeux de rôles, aussi, le pôle le plus important de la convention, partant de la fiction, son origine, dont le grandeur nature découle… Et n’oublions pas que, à la base, le jeu se doit d’être ludique, avec le pôle famille !

02_facadeTous ces jeux, reliés entre eux… Voici une affirmation qui peut inciter à la polémique, mais ça nous arrange pour présenter les différentes parties de cet article ! Oui, car, comme d’habitude, nos reportages sont si longs qu’il nous faut les diviser. Je vais donc suivre cette logique des huit pôles afin de vous présenter le plan du reportage, à paraître entièrement dans les prochains jours…

Et puis, vous qui étiez présents cette année à OctoGones, vous avez peut-être dû remarquer que quelques petites peluches envahissaient la place. Il s’agissait de mes fidèles assistants Vlad (tepes pour les intimes), Groot (ma créature frankensteinaise ayant quasiment autant de vocabulaire que sont homonyme), et Niarly (-thotep, pour les puristes).

Mes petites mascottes en polyester n’étaient pas les seuls invités. Des experts accompagnaient votre poulpe favori : Dom le conquérant, figuriniste et maquettiste, dont le décor de l’Île aux pirates est visualisable sur ce blog, photographe amateur (les plus beaux clichés que vous verrez ci-dessous sont de lui). Il était accompagné de l’impératrice Sophie, experte en jeux de plateaux, ainsi que de leur fils, Hadrianicus, la quatrième mascotte de l’Antre du Poulpe ! Voilà pour les présentations… Et la première partie de cet article, la voici. Elle vous est présentée par Groot et son petit frère Niarly. Ils vous décriront leurs impressions suite à leur long périple dans l’antre des gamers !

Partie 1 : Les enquêtes de Groot et de Niarly au travers des jeux de cartes et de figurines pour l’un, dans l’univers des jeux de plateau et des protos pour le second ! N’oubliez pas de nous suivre sur Facebook ou de vous abonner au groupe ou à la page de la convention afin de vous tenir au courant de la sortie de la Partie 2 : Les enquêtes de Vlad et de la Partie 3 : Les enquêtes de Poulpy (le poulpe) !

03_accueilOctoGônes, c’est trop cool ! – Hadrianicus. OctoGônes est la plus grande convention dans son genre qui a lieu à Lyon. Elle réunit un nombre croissant d’associations, tous les domaines ludiques (mis à part le jeu vidéo) sont représentés, donc cela draine un public très varié et curieux. C’est à cette occasion que se forment les meilleures rencontres avec le public, comme avec les confrères venants de toute la France.

Être entouré par une équipe de professionnels comme celle de la F.A.J.I.R.A est un critère qui incite énormément d’exposants à se déplacer. Les tournois réunissent une flopée de joueurs, de champions comme de néophytes. Les concours rassemblent à la fois créateurs et éditeurs, c’est le cadre de toutes sortes d’opportunités. Finalement, la convention est conçue de façon ludique. Aucune compétition entre les stands démotivera le passant, aucun intervenant, aucun visiteur, quel qu’il soit, sera mis de côté. Le staff d’OctoGônes est à l’écoute de chacun. OctoGônes, c’est fun ! C’est un évènement qui permet à tous de se retrouver dans son domaine de prédilection, mais aussi de découvrir d’autres univers.

Vendredi après-midi, après le passage obligé dans les souterrains lyonnais et autres transports en commun, j’ai eu la joie de constater que l’accès au lieu de la convention (le Grand Mixte sur le campus de la Doua), était bien plus facile que lorsque qu’OctoGônes se situait à l’Espace Tête d’or. Les lieux sont plus grands et, si le salon du mariage se tenait dans la grande salle du premier étage au même moment, la place était telle qu’il était très facile de circuler entre les tables de jeu.

Ce vendredi fût assez calme en journée, l’occasion de faire quelques repérages et interviews au calme. Mais cette tranquillité n’a pas duré : la nuit, tous les joueurs, lyonnais ou non, ont rejoint la partie ! Le nombre d’entrées fut prodigieux ce week-end. Bon point pour la F.A.J.I.R.A qui a surement eu l’occasion de combler son déficit, comme nous l’expliquait Charles Trecourt lors de cet interview. Voilà qui est rassurant sur deux points : l’engouement du public pour le jeu est croissant, c’est encourageant. Il y a donc moyen de l’exploiter, de mieux en mieux (malgré la crise) quand on est éditeur ou… festivalier ! L’avenir d’OctoGônes semble être radieux, car si le nombre ne fait pas tout et que le moral joue, alors nous pouvons vous dire que nul ne fût déçu. L’équipe de l’Antre du poulpe est conquise, nous espérons avoir la possibilité de revenir l’an prochain, avec encore plus de motivation !

04_retourCi-dessus, Groot, Niarly et Vlad triants leurs cartes de visite pour vous faire un bel article.

Samedi les animations étaient si nombreuses qu’il était impossible d’assister à tout. Heureusement qu’un planning fut mis en ligne quelque temps auparavant ! Poulpy a fait son choix. Vous aurez donc des résumés de toutes les tables rondes et des génialissimes conférences (dans la dernière partie du reportage). Nous ne nous sommes pas ennuyés. Nous avons même pu constater à quel point le staff était au petit soin pour tout le monde, surtout lorsque nous nous sommes vu remettre un beau dossier de presse et un local prévu pour les interviews. Du jamais vu ! Un staff à l’écoute se fait complimenter par tous, c’est ce que vous découvrirez au long des interviews. Cette équipe ne sort pas de nulle part, bien sûr. Comme je vous l’avais expliqué lors du prologue, la F.A.J.I.R.A (la Fédération des Associations du Jeu et de l’Imaginaire en Rhône-Alpes) regroupe plusieurs associations qui se réunissent depuis 2009, en tout cas, pour certaines :

Ambiances et Jeux : L’association a pour but de promouvoir le jeu sous toutes ses formes. En pratique, nous nous réunissons sur Lyon tous les vendredis soirs autour des jeux de l’association et de ses membres. Toute la palette des jeux de société est pratiquée. Et les activités de l’association ne se limitent pas à ses rendez-vous hebdomadaires, nous organisons également de nombreux événements ludiques tout au long de l’année (Asmodée café tour, Giganim’, Blackrock time, Rencontres ludiques de Lyon, Octogones…) !

31_plateauxLe Ludirium : Née de l’envie de faire partager notre passion pour les jeux, Le Ludirium est une association loi 1901 créée début 2015. Elle a pour objectifs de promouvoir l’activité ludique sous toutes ses formes dans la banlieue lyonnaise, la plupart des associations de jeux étant basées à Lyon même. Le Ludirium a donc établi une collaboration avec la MJC Jean Cocteau de Saint-Priest.

Lyon War Club : Le Lyon War Club est une association qui a pour but de rassembler les joueurs et peintres du jeu de figurines sur Lyon et sa région. Nous jouons principalement à Wahammer Battle, mais nous pratiquons aussi d’autres jeux de figurines (Sda, 40k, Mordheim…). L’association organise régulièrement des tournois, possède une page Facebook et un forum, et a pour projet d’acquérir des tables et décors et de développer des goodies pour ses membres.

Moi j’men fous je triche : Comme beaucoup d’associations, « Moi j’m’en fous je triche » repose presque uniquement sur les contributions de ses adhérents. Si vous aussi vous souhaitez participer, vous pouvez devenir permanents ou nous filer un coup de main ponctuel ! À vrai dire, nous ne sommes pas aussi exigeants que vous pourriez le penser dans la sélection de nos bénévoles : disons que si pouvez justifier de 5 ans d’expérience dans le mélangeage à une main de jeux de 55 cartes, que vous disposez d’une masse d’armes + 50 anti grosse migraine, ou que vous pouvez citer 500 jeux et leurs auteurs respectifs dans l’ordre inverse, ça devrait pouvoir faire l’affaire… Après moult épreuves cruelles et parfois dangereuses, vous pourrez enfin goûter vous aussi au plaisir de révéler l’esprit joueur présent dans chaque nouveau « tricheur » ! (plus d’infos sur le site).

05_decorsRêves de Jeux : Rêves de Jeux regroupe des animateurs, des enseignants, des parents, des créateurs de jeux et des joueurs passionnés par l’étude et la pratique de tous les types de jeux. Elle est ouverte à tous ceux qui veulent faire progresser le jeu dans une dimension de plaisir ludique, mais aussi culturelle et éducative pour valoriser la dimension sociale du jeu. Les responsables de nos différentes activités et les équipes d’encadrement de tous nos séjours se réfèrent, dans toutes leurs actions, à un projet pédagogique qui est l’application logique et directe du projet éducatif de l’association Rêves de Jeux, basé sur l’objet de ses statuts : Cette association a pour but la rencontre et la communication des personnes (enfants, adolescents, adultes) : par l’organisation d’activités ludiques, notamment en créant et gérant des centres de vacances et de loisirs ou des stages spécifiques, par la découverte, l’initiation et l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, par la création, l’édition papier ou électronique et la distribution de toutes publications, jeux et matériels ayant rapport avec l’objet de l’association. (//).

Respecte ton Six : Le RTS est une association 1901 purement ludique qui gravite autour des jeux de stratégie d’une manière générale et des figurines en particulier. Nous sommes un groupe de passionnés qui se réunit régulièrement afin de jouer à nos jeux favoris (figurines ou plateau) dans un esprit chaleureux et amical. Nous avons également pour vocation de faire connaître ces jeux à travers des évènements (conventions, démonstrations, tournois, etc.) Nous disposons d’un local gracieusement mis à notre disposition par la mairie de Lyon, situé dans le 8e arrondissement, nous nous réunissons tous les jeudis soirs à partir de 19h30 et organisons régulièrement des journées de tournoi le week-end.

06_napoleonLes « reconstitution » napoléoniennes à voir à OctoGônes grâces aux associations locales.

Les aventuriers du Rhône est un forum permettant aux joueurs de se retrouver dans des soirées jeux de tout styles différents, comme celles ci-dessous, ou celles proposées par Crazy Orc, une association dont les membres se réunissent tous les samedi et dimanche après-midi dans leur local du 8e arrondissement… Voir, celles proposées à Trollune par l’intermédiaire de Plan B. Pour reprendre la présentation de ce groupuscule :

L’association travaille à la mutualisation des ressources de ses membres, tant financières, qu’humaines ou matérielles pour l’organisation d’évènement et rendez-vous annuel. OctoGônes est le premier événement et rendez-vous annuel de ce collectif qui est aidé pour l’occasion par une trentaine d’autres associations pour l’occasion. Trois partenaires sont à lister : les éditions Black Book, éditeurs de jeux de rôles ainsi que du magazine Casus Belli, la librairie Omerveilles/Au Librius, que nous avons vu à la Necronomi’con, le festival lovecraftien organisé par AoA Prod, et que nous reverrons aux Intergalactiques cette année, toujours en duo avec Trollune, un magasin spécialisé dans la vente de produits dédiés à la science-fiction et à l’imaginaire sur tous les supports.

Citons aussi quatre sponsors : les éditions Sans détour, dont un membre fût interviewé cet été dans une partie de ce reportage au sujet du jeu de rôle l’Appel de Cthulhu. Les « zéditeurs » de jeux de plateaux/rôles Ludopathes/Légion. Asmodée, célèbre distributeur de jeux de société et de cartes. Puis le magasin Archichouette situé en bas des pentes de la Croix-Rousse. Quant aux soutiens et aux exposants, nous y reviendrons !

07_boutiquesCi dessus, des boutiques diverses : Ultimate Guard, spécialisée dans les produits dérivés et les packaging pour jeux de cartes ou figurines, Le grenier de Bradialov, qui revend des jeux de rôles anciens, puis des magasins typés gothique comme Monstrolab, une fabricante d’objets artisanaux et fantasy, et Rockstory.

Si vous êtes des habitués d’OctoGônes, vous avez peut-être remarqué quelques changements dans cette sixième édition : au niveau des entrées, un tarif découverte de 2€ a été instauré. L’espace Famille, nouveau au club, proposait des jeux pour les touts petits (nous y reviendrons), puis un espace d’animation pour les déficients visuels (pareil, c’est à venir) fût instauré. Ce qu’il ne fallait pas rater, vous le verrez à mesure de cet article !

Avant cela, le Poulpe tient à remercier de tout ses trois cœurs (de poulpe) l’équipe d’OctoGônes au complet : bénévoles, organisateurs… Les exposants qui se sont pris au jeu des interviews, les auteurs, les développeurs, les associations, le public… Merci à tous ! Nous espérons que ce reportage sera à la hauteur de vos attentes et puis, car nous ne sommes pas à l’abri de petites boulettes lors des retranscriptions d’interview et autre, nous tenons à nous excuser par avance pour nos erreurs. D’ailleurs, nous sommes à votre disposition si vous avez la moindre remarque, question, ou demande ! Quant à toi, visiteur, nous te souhaitons une bonne visite ;)

OctoGônes, ce sont des figurines. OctoGônes est un grand moment de la figurine et un événement qui grandit chaque année, c’est l’occasion pour chacun de s’éclater, découvrir, tester, tournoyer, faire des rencontres, etc. – éditeurs, jeux, animations, concours et tournois, c’est à cette adresse. Remarquez le compte-rendu de ses activités, en photos par Dom le conquérant :

08_fantaskLe coup de cœur du poulpe, à la limite entre le jeu de figurine, le jeu de plateau et le jeu de rôle (grâce à la campagne qui va venir), entre Pirates! Band of misfits et De cape et de crocs : Briskars. C’est un jeu dont le but n’est pas seulement de décimer l’équipe adverse. Il propose des capture the flag et des petites aventures ludiques où se mêlent de petits dodos tout choupinoux (les mascottes de cette maison d’édition, TGCM). Vous allez voir…

Briskars est un jeu assez différent des autres puisqu’il se situe dans un univers totalement inédit : l’univers de la piraterie. Ce thème n’est pas très exploité dans le monde de la figurine, alors qu’il est pourtant très libre. Ses créateurs, Emmanuel Pontié et William Mordefroy, ont pris le parti de ne mettre en scène que des animaux. Il y a des factions d’hommes cochons, d’hommes singes, de phacochères, de tortues, de morses, de pandas, etc. Tous les types d’animaux sont représentés, allant des reptiles aux félins. Cela leur permet de « s’éclater » au niveau de la sculpture, car ils voulaient apporter un côté un peu BD, un peu fun, qu’il manque dans le domaine des figurinistes. Briskars est un jeu où on ne se prend pas la tête, mais « qui tape aussi fort que dans les autres », nous explique Emmanuel Pontié dans cette interview. «Grâce à ce système, nous pouvons, même avec notre petit hérisson, éclater la tronche d’un hippopotame en une seule action. »

09_pontieUne histoire se révèle petit à petit dans les livres de règles. C’est une façon d’expliquer les interactions entre les différents peuples : Les QUINTORS (les cochons) ont chassé les BANNIS (les phacochères) qui avaient essayé de razzier leur pays. C’est pour cela qu’ils se sont retrouvés exclus sur un archipel. Les MAOKS (les félins) vouent une haine féroce aux THULEENS (les morses), tout bêtement parce que ce peuple pacifiste possède de nombreuses richesses dans leurs montagnes. Les Maoks ont besoin de beaucoup de ses pierres afin de faire la guerre aux Quintors. Les ORENAUQUES (les reptiles) sont les esclavagistes du jeu. Ils adorent faire bosser les SUNDARS (les singes) parce que les gorilles sont très forts, mais pas très futés. Les MERCENAIRES, eux, sont au service de tout le monde et de personne. « Si nous prenons le temps de lire le fleuve qu’il y a dans le livre, ou celui qui se trouve dans le manuel de campagne qui paraitra bientôt, on apprend mieux à connaître les personnages ».

La société de production TGCM construit tout son matériel elle-même. Ces membres conçoivent leurs propres règles, leurs propres figurines. Ils les sculptent, les peignent et les produisent… C’est une entreprise très familiale. Emmanuel Pontié se fait parfois aider de son collègue, William Mordefroy et de sa femme, qui s’occupe de la mise en page des livres. La seule chose qu’ils ne font pas, c’est imprimer les boites et les cartes. TGCM est la marque proposant Briskars, qu’Emmanuel Pontié incarne en tant qu’autoentrepreneur. Elle a été créée il y a un peu plus de trois ans par son collègue, qui bosse à présent en freelance à ses côtés. L’expérience d’É. Pontier en comptabilité lui a fait reprendre les rênes afin que l’aventure persiste.

10_briskarsQuand le jeu est sorti en 2013, il avait pour mot d’ordre d’être complètement atypique. Les figurines sont à une échelle de 54mm, elles représentent des animaux, et, ce qui choque encore plus, ils ne viennent pas des genres médiéval fantastique ou futuriste. Le jeu a longtemps été catalogué comme étant « étrange », au mieux « original ». L’année suivant son lancement, quelques boutiques ont décidé de suivre le projet. Elles profitaient bien de ce jeu attrayant, cela pour de nombreuses raisons : parce qu’il y a vraiment un suivi des joueurs, et parce que le côté « chibi » des figurines plait aux filles (ce qui est assez rare). La communauté s’est beaucoup développée à partir de l’an dernier. Elle est passée d’une centaine de joueurs, qui ont trouvé cet univers « surprenant » et parfois « agréable », à huit cents personnes qualifiants Briskars comme un phénomène « chouette parce qu’il est différent ». Le discours évolue donc positivement.

Emmanuel Pontié et William Mordefroy sont figurinistes depuis trente ans. Ils souhaitaient inventer leur propre jeu d’escarmouche. Le système de jeu est une synthèse de plusieurs méthodes existantes. Ils ont réuni tout ce qui leur plaisait dans leurs jeux favoris, en gommant ce qui leur paraissait trop frustrant : l’idée qu’il soit facile à un joueur d’éclater son adversaire pour le simple fait qu’il ai gagné l’initiative, l’idée de devoir peindre une armée entière de la même figurine, ou celle que le terrain soit si grand qu’il est impossible de jouer chez soi. Le terrain de Briskars tient sur une simple table de bistro, ce qui explique la taille des figurines (car les joueurs ne peuvent utiliser que cinq personnages maximum). Le principe de la séquence d’activation est libre. Les joueurs ont des points d’action qu’ils peuvent dépenser comme ils le veulent. La vraie stratégie du jeu est basée sur les choix des adversaires. Les parties sont aussi plus courtes, elles peuvent durer une heure, et le jeu se remballe en cinq minutes. Il est donc facilement déplaçable.

Le fait que la production TGCM conçoive ses produits elle-même permet à ses créateurs de garder le contrôle de toutes les phases de développement de leur jeu, puis de proposer une gamme à des couts raisonnables par rapport à leurs concurrents. Ils sont en effet moins cher que la plupart d’entre eux. Briskars ne sera pas leur unique jeu. Le prochain sera un peu plus « adulte », nous dévoile Emmanuel Pontié en exclusivité. Les figurines seront moins « kawaï », elles auront des allures plus guerrières, car elles évolueront au sein d’un monde médiéval. Et elles représenteront encore des animaux, appartenant à des espèces que nous n’avons encore jamais vues dans Briskars. Le système de règle sera toujours en dés dix, ce qui laisse quinze pour cent de latitude en plus, mais sera un peu différent. Le nom de ce jeu sera également très agressif !

11_klipplayCi-dessus, des décors signés Klip’n play.

Les règles de campagnes de Briskars sont en préparation, elles paraitront en début d’année, malgré un retard dû à l’imprimeur. Elles ont été bêta-testées pendant un an. « Là où l’on faisait sa bande avec quatre-cents pièces d’or et où on jouait quatre/cinq figurines, la campagne va démarrer avec trois grosses figurines qui gagneront de l’expérience après chaque action réussie. » Les personnages auront des compétences, une carrière, des spécialisations, à la manière d’un jeu de rôle. « On va pouvoir constituer son équipage au grès de quinze scénarios qui se suivent et qui racontent d’autres histoires, pour approfondir le background du jeu. Les joueurs pourront également constituer leur flotte et passer en grade. À la fin, une bataille navale est à prévoir. »

Fin 2016 paraîtra la deuxième saison de Briskars. Elle proposera deux nouveaux peuples : les gros méchants du jeu. Ces factions en voudront à toutes les autres, ce qui poussera ces dernières à s’allier entre elles. Elles vont aussi devoir avoir recours à des montures, des yaks, des tortues géantes… Les poulpes feront sans doute partie des leaders de la nouvelle faction, dont on entend parler dans le livre de règles des Bannis. « Les Ictiens, ont construit des temples désormais abandonnés sur leurs îles, et sur lesquels nous pouvons discerner un poisson tenant un trident dans ses nageoires… » Selon Emmanuel Pontié, OctoGônes est l’un des seuls salons où l’on peut parler de figurines et montrer les jeux qui en découlent dans le Sud. Il n’y en a pas assez !

12_concoursLes tables du concours Fantask Open, ouvert à tous.

Mohamed Ait-Mehdi, dit Mohand, propose les jeux Eden et Escape depuis la première édition d’OctoGones, car cela lui permet de toucher un public différent de celui de Paris. Initier de nouveaux joueurs est une priorité pour Happy game factory. Les organisateurs du festival tiennent compte des demandes des exposants, comme de leur public. C’est, selon lui, de là que vient la véritable évolution de la convention. « Il ne faut pas oublier que plus un festival dure, plus il attire du monde. Il ne s’agit donc pas de sprinter, mais de faire une course de fond. » Lors de la convention, des tournois d’Eden furent instaurés !

Eden est un jeu post-apocalyptique assez barré qui se veut à l’opposé de tout ce qui se fait actuellement. « Les jeunes auteurs font beaucoup dans le consensuel. C’est-à-dire qu’ils conçoivent des univers très lisses, très propres à la façon d’un manga. Ce jeu se démarque par son aspect trash. » Il fût créé il y a six ans. Les différentes factions jouables représentent les facettes que pourrait prendre l’humanité en cas d’apocalypse, puisque celle-ci a tendance à être attirée par les extrêmes : En l’an 2260, la Terre a changé de visage, ravagée par des guerres aux conséquences humaines et environnementales apocalyptiques. Au milieu des ruines, les survivants hagards se battent pour tenter de rebâtir un nouveau monde : Eden.

Différentes factions ont émergé des terres dévastées, et le sang n’a pas tardé à couler à nouveau quand les idéaux, les peurs et les rancunes se sont rencontrés. Qui, ou quoi, l’emportera ? Les combattants du Convoi et de la Résistance cherchent à reconstruire des sociétés viables, tout comme le Matriarcat, mais tous sont guidés par des objectifs très différents qui les opposent fréquemment, quand ils ne sont pas aux prises avec les Jokers ou les Anges de Dante qui ont embrassé leur traumatisme et ne cherchent plus qu’à assouvir leur besoin de destruction. Mais les hommes et les femmes d’Eden ne sont pas les seuls survivants… – le site d’Eden.

13_mohandCet univers en constant développement ne pouvait qu’être à l’origine d’un jeu de rôle, qui a à présent besoin d’un financement participatif afin de se concrétiser. Cela permettra de donner une dimension supplémentaire à ce jeu, présenté de façon initiatique à un jeune public avec ce nouveau système. Il est important que cet univers puisse exister sur plusieurs plateformes, explique Mohand. C’est dans cette optique que c’est créé Escape. Happy game factory est l’opportunité, pour ce créateur, de reprendre les rênes de ses différents jeux crées en amont. Il n’est pas le seul à participer à ce projet, puisqu’il est aidé par tout une équipe de game designers. Ce sont ses propres réalisations qui seront distribuées via cet intermédiaire. À l’avenir, Mohand espère pouvoir distribuer Drakerys, un jeu sur lequel il a beaucoup travaillé.

Discernant un manque dans le domaine de la figurine, Mohand s’est senti dans l’obligation de le combler grâce à Eden. À la fois joueur, créateur, figuriniste, et développeur, il a une idée précise de ce qu’il aime au niveau du gameplay. Il lui fallait un jeu d’escarmouche rapide, fun, tactique, qui se joue dans un petit espace. Il s’est ensuite adapté au grand public avec Escape, un jeu qu’il conseille aux familles plus qu’aux véritables joueurs. De même pour la création du futur JDR. Il a créé des règles qui n’appartiennent qu’à lui et à son équipe, qui sont bien plus simples que la moyenne. « Le système permet de fidéliser les gens, la figurine permet de les attirer. Une belle figurine à tendance à plaire et à donner envie de peindre. » Mohand part du principe que si un jeu lui plait et plait aux personnes qui sont autour de lui, c’est que son idée est bonne.

Il ne se met pas de carcan et va jusqu’au bout de ses projets, qu’il va défendre malgré les problèmes que cela peut attirer. Aux USA, par exemple, le concept de femmes asservissant les hommes fût très mal vu. Happy game factory a un an, plein de projets sont à venir. Après le post-apo, un autre type de public sera visé au travers d’un jeu médiéval fantastique qui n’aura aucun rapport avec Eden. Ces gammes arrivent à concilier toutes les générations confondues. C’est un détail qui plait beaucoup à l’auteur, qui ne peut voir le résultat que sur des salons tels qu’OctoGônes. Et puis, c’est l’occasion de trouver de nouveaux partenaires. « Les gens doivent avoir envie de rejouer à Eden. Le système de mission permet d’arpenter toutes sortes de stratégies renouvelables. Dans Drakerys, ils vont avoir la possibilité de jouer une unité chacun leur tour plutôt que toute leur armée. » Le multijoueur est un point fort des jeux de Mohand. « Essayer de se démarquer de ces concurrents est une erreur. Car ce n’est pas en se comparant que l’on arrive à créer un univers personnel. Il faut croire en ses réalisations. »

14_edenVictoria Games (Warmachine) et Asmodée/Edge (X-Wing, Armada), furent les deux autres éditeurs présents lors d’OctoGônes avec leurs jeux, et proposant leurs tournois. Le plus beau de ceux-ci fut celui d’Infinity, dont les décors sont en photos ci-dessus : Infinity est un jeu aux règles et à la dynamique originales, qui déroutent beaucoup de joueurs habitués à d’autres jeux de figurines. Voici quelques points de mises en garde tactiques pour vos premières parties. – en savoir plus sur le blog d’Aegis. Mais il y avait également un tournoi Blood Bowl, ce jeu Warhammer rétro présenté par l’association Brute de Bowl ; Warhammer, organisé par le Lyon War Club (en même temps qu’un autre sur Le seigneur des Anneaux) ; Warhammer 40 000, présenté par Les Chats Geek ; et puis un tournois Warmachine/Horde, des jeux libres en démo comme The Vengeance Of The Lichemaster et Man’O’War, expliqués par l’association Oldhammer.

Il eu un tournoi Confrontation, organisé par Librevent ; Malifaux, par le MSU (Malifaux Sousltone Union) ; X-wing, par Système R2A ; et un tournoi Krosmaster, c’est-à-dire Dofus et Wakfu. Vous pouviez tourner autour des belles tables typées western installées afin de jouer à Wild West Exodus ou à Dead nan’s hand, ou bien celles dédiées aux jeux Spartan Games. Dans la partie « Seconde Guerre mondiale », vous pouviez tester le jeu phénomène Heroes of Narmandie avec un de ses auteurs, interviewé à cette occasion (c’est à venir dans la seconde partie de ce reportage, quelques news sont à prévoir). Vous pouviez aussi jouer aux jeux Flammes Of War et Mémoire 44. Si vous êtes un peu plus tenté par de l’historique, du napoléonien était représenté par les associations 3couleurs (avec Kriegsspiel) et Les Aigles villeurbannais, qui ne possèdent malheureusement pas de site internet… du Dark Age, du Freebooter’s Fate, un peu de Dust et de Heroclix… il y en avait pour tout les gouts !

15_xwingsCi-dessus, quelques parties de X-wings façon Star Wars ou… Star Trek !

Grâce à de l’initiation à la peinture de figurine vous pouviez rentrer chez vous avec un joli souvenir peint par vos soins, cela à l’aide du matériel prêté par la F.A.J.I.R.A. Cette animation gratuite étant destinée à tous, elle a fait des heureux au sein des familles et a donc rencontré un franc succès. Mais l’évènement majeur du festival, pour tous les figurinistes aguerris, c’est le concours Fantask Open ! Des prix sont décernés aux meilleurs peintres en fonction de la marque de figurine choisie… Bonus pour celles sur le thème « space western » (cette année seulement), ou pour les créations originales. Le Fantask Open est organisé par la Fantask Team.

Deadloom est une entreprise familiale basée en Normandie. Elle propose des décors qu’elle crée elle-même. C’est à voir sur leur site. Ils maitrisent différentes techniques de fabrication (plâtre et résine plastique) et réalisent leurs propres moules. Klip’n play présente aussi des décors, mais de bâtiments pour l’instant plus modernes (Dealoom concevant des décors médiévaux). Ceux-ci sont en cartons et sont magnifiquement détaillés. Vous ne trouverez pas cela ailleurs.

OctoGônes, ce sont des JCC, des JCE. Le pôle cartes vous propose de découvrir son univers, le JCC (Jeux de Cartes à Collectionner) et le JCE (Jeu de Cartes Evolutif) au travers de différentes initiations et tournois. – initiations, démos et tournois, c’est à cette adresse.

16_cartesPas d’interview à dénicher dans ce pôle tellement rempli de joueurs plus motivés les uns et les autres, qu’il était difficile de se frayer un chemin parmi les tables afin de vous fournir quelques photos. Dans ce pôle Carte, des initiations ont eu lieu. Laissez-moi reprendre une petite partie de l’article prologue afin de vous les présenter : La grande nouveauté de cette sixième édition d’OctoGônes était le tournoi débutant Magic, mais vous pouviez rejoindre des tournois à la demande de ce jeu mythique, ainsi que de dix autres, basés sur des univers variés, tel celui de Star Wars, Pokemon, Vanguard, The Spoils ou Yu-gi-oh. Les informations quant aux inscriptions sont à visionner ici... Sans oublier les jeux à découvrir dont certains sont en démo durant tout le week-end : Le throne de fer, Netrunner, Conquest, Legeng of the five rings, et, surprise… L’appel de Cthulhu ! L’évènement à ne pas rater était le tournoi national Magic, orchestré à l’occasion de la sortie de La bataille de Zendikar, première des deux extensions prévues dans cette gamme.

Découvrez l’univers de Malkyrs, le premier jeu du studio du même nom : Les Arènes de l’Éternité est un jeu de cartes qui sur de nombreux aspects peut être assimilé à un JCC. En effet, il possède une grande quantité de cartes différentes et vous devrez en acquérir de nombreuses pour pouvoir affronter vos adversaires ! La partie jeu de cartes s’appuie donc sur le modèle des jeux de cartes traditionnels. Toutes nos cartes embarquent une mémoire qui leur est propre et qui vont leur permettre d’évoluer dans le temps et de ne jamais rester figées ! Chacune d’elle sera en capacité d’évoluer au rythme des parties. Plus vous aimerez une carte, plus vous jouerez avec, plus vous investirez du temps pour l’améliorer, plus vous la rendrez puissante et différente ! Grâce à la technologie contenue dans les cartes vous aurez donc la possibilité de jouer face à un ordinateur, une tablette ou un smartphone avec vos vraies cartes, face à un adversaire qui peut très bien se trouver à l’autre bout du monde ! Tout cela pour ne pas sacrifier l’authenticité et l’aspect collection propre au jeu de cartes traditionnel.

OctoGônes, ce sont aussi des jeux pour les petits. Un espace sera consacré aux familles et animé par le centre Kapla et la ludothèque Croc aux jeux de 10 h à 18 h le samedi et le dimanche ! Vous pourrez également y retrouver des jeux surdimensionnés Djeco. – pour plus d’informations, c’est à cette adresse.

17_familleLe pass découverte a permis à de nombreuses familles de venir pour faire s’amuser leurs enfants en bas âge lors de la convention. Ce pôle permet aussi aux joueurs de laisser leurs rejetons dans un cadre sécurisé, constamment surveillé par les personnes de l’accueil et les membres de ses associations : Le Centre Kapla Animation est le lieu spécialisé dans l’animation d’ateliers de constructions géantes en planchettes de bois KAPLA. Dans l’atelier-boutique situé dans le 7eme arrondissement de Lyon, le Centre Kapla Animation propose à tous les enfants, adultes et groupes de participer à un atelier de constructions, encadré par nos animateurs experts en KAPLA. Le seul but de ces ateliers Kapla : repousser les limites de la construction et de l’architecture par le jeu coopératif, ludique et pédagogique.

L’objectif premier de Croc aux jeux est de promouvoir la culture du jeu en tant qu’élément du patrimoine culturel universel. Si la ludothèque est un espace parental et de co-éducation de fait, elle n’en est pas moins un lieu de loisirs, d’échanges et d’apprentissages et de solidarités à vocation trans-culturelle. Les enfants de 0-3 ans y font souvent une première expérience de la vie en collectivité, et y découvrent le monde par le biais du jeu. Pour l’enfant, le jeu, en mettant en acte sa relation aux autres, ces capacités sensitives et émotionnelles, est un élément stabilisateur de son développement. Nous souhaitons partager avec vous notre conviction de l’importance du jeu dans le développement de l’enfant. Un espace de jeux susmentionnés faisait le penchant entre ses installations et celles dédiées aux plus grands. Les petits pouvaient donc jouer à des jeux prêtés par Djéco ou bien par HABA.

OctoGônes, ce sont des jeux adaptés à tous. Un nouvel accueil dédié aux déficients visuels (et aux autres) avec un espace spécifique animé par les associations AccessiJeux et Ludiversité. – pour plus d’informations, c’est à cette adresse.

18_ludiversiteLes deux associations que je vais à présent vous présenter ont collaboré grâce au salon Handica de Lyon. Elles combinent leurs activités afin de concevoir un pôle original et toujours en développement, cela afin de sensibiliser deux sortes différentes de public, de créer de l’échange envers deux communautés, si l’on peut dire : celles des personnes en déficit visuel et celles des personnes valides. Ce petit pôle est l’une des nouveautés de la convention qui a reçu un bon accueil de la part des organisateurs, tout comme du public. Voici un concept intéressant : faire partager le jeu sous toutes ses formes à tout les publics. C’est là le but d’OctoGônes et la preuve que cette volonté va toujours plus loin. Nous ne pouvons qu’espérer que ce genre d’association aille elles aussi toujours plus loin dans leur développement, pour couvrir tous les domaines possibles. Ce que j’ai retenu de ces interviews, c’est à la suite :

Gladis Valax, présidente de Ludiversité. Ludiversité prône l’évolution de l’individu par le jeu. C’est une association menée par des personnes en situation de différence, pour des personnes en situation de différence, et pour le tout public. C’est là son originalité. L’association s’adresse aux personnes handicapées, âgées, malades ou en situation de handicap social. Elle est accessible par tous, et permet de sensibiliser le public sur différents évènements.

Xavier Mérand, président et fondateur d’AccessiJeux, chanteur à ses heures perdues : l’association AccessiJeux est parisienne, mais les membres se déplacent dans toute la France pour participer aux évènements comme les salons du jeu, où ceux dédiés à l’autonomie des personnes handicapées. Leur objectif est de rendre le jeu de société accessible aux malvoyants et non-voyants. Les adaptations de jeux qu’ils conçoivent sont réfléchies afin de convenir aux non-voyants, au niveau tactile, sans que cela gâche leur aspect ludique pour les personnes valides.

19_yugiohCi dessus, le tournois Yu-Gi-Oh. Les joueurs préparent leurs decks…

L’idée est de faire connaître à tout les publics le fait que les personnes en déficience visuelles ou les handicapés puissent avoir accès aux jeux. Les tables accessibles présentent certains jeux, mais il y en a encore plus qui peuvent correspondre à leurs attentes, et qui ne sont pas forcément étudiés pour. L’enjeu est de sensibiliser le monde du jeu à déficience. C’est de l’utopie, et une goutte d’eau dans un océan, selon eux, mais l’existence de ses associations prouve qu’il y a du développement dans les mœurs. Les éditeurs, à force de voir AccessiJeux ou Ludiversité dans des salons, se mettent à réfléchir sur les moyens de rendre leurs jeux accessibles par de petits détails. Il est aussi important que le public des déficients visuels sache qu’il est possible de venir à des salons comme OctoGônes, même si celui-ci n’est pas joueur, puisque l’offre est restreinte. Ces personnes n’ont pas la culture du jeu, donc les membres de ces associations optent pour des règles simples et initiatiques.

Plus d’informations sont disponibles sur leurs sites respectifs. Gladis Valax et Xavier Mérand sont régulièrement invités à participer à des salons du jeu, comme à celui de Cannes, mais aussi à d’autres festivals comme fest’dif, qui peuvent concevoir des animations sportives. C’est l’un des points forts de Ludiversité : initier le public à des activités diverses et méconnues. Certaines personnes en déficit ne se rendent pas compte de leurs capacités, alors il est important d’ouvrir leurs esprits à des activités de groupe. Le jeu peut aussi faire réfléchir sur les problématiques autour de la misère, des préjugés et de la discrimination, qui sont des points communs aux mondes du handicap et de la pauvreté. Sachez aussi que le parrain de AccessiJeux n’est autre que le créateur Bruno Cathala !

20_figurinesD’autres détails du pôle figurines…

Nous allons à présent clôturer cette première partie d’article avec l’interview de Josselin Grange, l’artiste qui, cette année, fût choisi afin de concevoir les visuels du salon : l’affiche, la figurine, les produits dérivés, sur le thème Space Western. Josselin Grange est Graphiste, illustrateur, 3D, auteur, éditeur, et chef de projet digital depuis quinze ans : Ayant commencé comme graphiste et illustrateur, mon poste s’est tourné vers l’illustration 3D, puis vers le digital (création de sites web, wordpress et l’envoi d’e-mailing). Vous pouvez également profiter de mon expertise de plus de 10 ans dans le monde ludique. En effet, parallèlement à mon activité en Agence, j’ai créé une maison d’édition et des boutiques de jeux. Mais, je suis principalement auteur, graphiste et illustrateur de jeux de société, de jeux de figurines et de jeux de rôle. Actuellement, je participe comme acteur dans une Websérie du nom de Red-Point. J’ai également le plaisir d’illustrer la série et de réaliser un jeu de rôle dans le même univers. – Plus d’informations sur sa page Facebook.

Josselin Grange se déplace à OctoGônes depuis les débuts de la convention afin de vendre ses produits. Il travaille aussi bien dans le domaine de la publicité, qu’avec des associations et des éditeurs de jeu de rôles. Il touche à tout ce qui est du domaine culturel en priorité, en conciliant celui plus général du marketing. Ce week-end, il présentait plusieurs gammes de jeux, dont le sien, Anoë (avec ses suppléments), ainsi que tous les jeux de Ludopathe sur lesquels il a œuvré en tant que graphiste et illustrateur. Il a également travaillé sur le JDR Punch unit, en réalisant sa couverture, ainsi que pour beaucoup d’éditeurs, présents ou non à OctoGônes.

21_anoeIl réalise principalement ses œuvres grâce à Photoshop, Illustrator, et toute la suite Adobe. Son style dépends de la demande mais, la plupart du temps, il créer des illustrations réalistes tirants un peu sur le manga. Il aime avant tout illustrer des mondes fantastiques ou futuristes. En arrêtant son jeu, Anoë, datant d’une petite dizaine d’années, il compte bien développer ce dernier thème. Anoë, l’Âge des Réofs est un jeu de rôle médiéval fantastique. L’univers vous permet de nombreuses pistes narratives : enquêtes urbaines, aventures épiques, tribulations pulps, steampunk ou contes horrifiques… le tout dans un cadre cohérent. Le monde évolue via une storyline qui s’oriente grâce à la communauté de joueurs. Le système de jeu est complet, facile d’accès, et couvre en plus de la magie, les pouvoirs divins, l’alchimie… L’univers est original, une planète entière à découvrir avec son histoire, ses pays, ses habitants, mais aussi ses dangers et ses mystères ! Avant de travailler sur un projet, ce graphiste conçoit ce qu’il appelle des « planches tendance » en découpant des magazines, des photos où en listant quelques illustrateurs sur lesquels il pourra s’inspirer. Cela lui donne des idées de matière ou de texture.

Josselin Grange a toujours aimé dessiner. Lorsqu’il gagna un prix au festival d’Angoulême (à huit ans), il se mit à développer son style pour, pendant l’adolescence, participer à plusieurs défis jeunes avant de sortir son premier livre (à dix-huit ans). Sa formation de graphisme ne lui a toutefois pas appris les ficelles du métier. Il est donc totalement autodidacte (plus d’informations sur son site). À l’heure actuelle, le projet tranmédia regroupant une webserie ainsi qu’un jeu de rôle appelé Red-Point lui prend la majorité de son temps. Quelques informations supplémentaires seront dévoilées lors de la Japan Touch.

22_goodiesSi vous visionnez son affiche conçue spécialement pour la F.A.J.I.R.A, sur un thème arrêté, vous remarquerez une petite référence à Tron ainsi que des représentations de lions, le symbole de ce collectif associatif. Dans la bonne quinzaine d’illustrations préparatoires, celle-ci fut choisie pour des raisons techniques : afin de concevoir une figurine inédite en édition limitée, uniquement accessible à l’achat lors de cette sixième édition de la convention. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’une des illustrations de Josselin Grange se fait transposer en figurine. Il a également contribué à la création d’une gamme de figurines intitulée Versus pour son jeu Anoë.

Il est à présent temps de clôturer cet article… Merci de votre attention, et à dans quelques jours pour la seconde partie du reportage sur… Les jeux de plateaux et grandeur nature ! Puis nous vous présenterons des interviews d’auteurs de jeu de rôles, de romans, et quelques autres surprises. Même cloué au lit par la fièvre, comme c’est le cas en ce moment, le poulpe fera toujours en sorte de vous fournir ses reportages. Retrouvez-le dans deux semaines lors des Intergalactiques, le festival organisé par AoAprod ! Ci-dessous, un album photos « spécial figurines », qui commence avec des décors d’Infinity :

23_infinity24_infinity25_western26_western

27_warhammer28_warhammer29_tournois30_starwarsPoulpy.

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A propos poulpinounet

Poulpy, c'est un poulpe à tout faire. Il se doit de disperser ses tentacules sur plein de supports... Ce poulpe est graphiste (donc masochiste), il parle de lui à la troisième personne (sérieux ?), est reporter (surtout), et critique. Minimoi s’essaie donc à au dessin, à la photo, et aussi : j’écris (un peu). Mes dessins font place à des montages, les montages à des textes, des histoires, des articles... Blogueur invétéré, Poulp(inounet) ne fait pas que promouvoir la culture, il crée également ses propres œuvres, pour lui comme pour d'autres.
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4 commentaires pour OctoGônes partie 1

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