De la meilleure façon d’adapter : Les super héros

Les super héros au cinéma (et à la télé)
La première rediffusion des critiques ciné de Poulpy, pour la Taverne du Nain Bavard :
(+
part.2) Un article étoffé, agrandit, modifié et mis à jour pour l’Antre de Poulpy !

Nous serions tentés de le penser à notre époque, mais les super héros ne proviennent pas d’Amérique. Le concept du surhomme a toujours existé. De tout temps, des personnes ont incarné certaines idées de par leur force ou leur intelligence. Le port d’un masque étant là pour traduire le fait que l’idée est plus importante que la personne. Le super pouvoir, s’il est présent, étant utilisé pour rendre le personnage plus irréel, pour traduire un état d’esprit. Tout comme les comics, les films de super héros sont importants pour le développement de l’enfant. S’il souhaite jouer à la guerre comme ses camarades, soit, mais ce biais ne fait pas de lui une brute. Explication :

Les super héros, trop violents ?

Le phénomène des super héros ne provient pas, comme la ménagère modèle semble le penser, des combats à répétition que nous voyons dans les comics. Le bouclier de Captain America n’est pas un symbole capitaliste, c’est le Bouclier de la Justice que les pères fondateurs étaient supposés brandir, comme un affront pour le reste du monde : l’Amérique devait être le pays des libertés. Si ses valeurs n’ont jamais été que symboliques, alors c’est à un Héros de les incarner.

01_americaCaptain America est un modèle. Le héros de guerre qui ne laissera pas l’envahisseur nazi, représentation de tout le mal de l’humanité, régner sur le monde. Les super héros, des gens violents ? Si Captain America est né de la guerre, il n’incarne pas le petit soldat prêt à s’emparer d’un pays et à faire souffrir des populations. Il ne se bat pas seulement pour son pays, mais pour les mêmes valeurs qu’un héros antique.

Captain America n’est pas le seul à faire-valoir des valeurs de paix et de liberté. De nombreux héros sont là pour apprendre à l’enfant qu’au fond de lui se tient une personne prête à se défendre et à faire respecter ses droits. Si faire régner la paix par le biais de combats peut être étrange, cela ne rend pas la chose moins réaliste. Dans un monde comme le nôtre, toute valeur doit s’imposer pour que la déchéance ne prenne pas le dessus sur notre société. Un super héros, donc, n’est pas l’attaquant, mais le défenseur.

Le super héros gêne, car il est le courant d’idée poussant à la rébellion. Sa mauvaise réputation vient de là. C’est avec ses préjugés qu’il pourrait péricliter. Pourtant, il est toujours là, caché derrière un masque de patriotisme, ou derrière un simple programme pour enfants. Nul ne verrait, en premier lieu, cette héroïne féministe qui lutte pour l’émancipation d’une petite fille, ou un autre, qui pointe du doigt le racisme, qui remonte le moral d’un jeune maltraité… Enfin, nul ne s’aperçoit que certains ne laissent pas tomber leurs héros d’enfance et gardent près d’eux cet ami qui les aide au quotidien à faire face à l’adversité.

C’est pour cette raison, et nous arrivons au but de cet article, qu’il a été facile pour des héros d’arriver sur grands et petits écrans. Que ce soit le fan de comics, persécuté par ses camarades, qui décide de faire régner la paix dans son quartier avec un brin d’humour, le savant cachant la bête qui gronde à l’intérieur de lui et qui décide de la dompter, ou bien un autre poussant la foule à se rebeller contre le fascisme, tous ont leurs adaptations. Certaines sont bonnes à jeter, d’autres ont simplement mal vieilli, la plupart sont à voir et revoir. Je vais vous faire un petit article sur les films et les séries dignes de porter le fameux Bouclier de la Justice.

02_herosDu Nyctalope, de The Shadow, de Phantom ou de Mandrake (les premiers super héros tels que nous les connaissons), aux films produits par les grands studios de productions tels que Marvels et DC, il y en a eu, des transformations. Le concept du héros s’est développé, mais le fond reste toujours le même. Si la France n’est pas restée en arrière pendant les années trente à soixante-dix avec les super héros, il faut avouer que le genre a périclité. Le public français s’est fermé à une culture qui a eu tellement de succès en Amérique, quand celle-ci s’est implantée à partir de chez nous, qu’il en est venu à oublier son origine. Certains auront entendu parler de Fantômette, Photonik, ou Super Dupont, mais combien d’entre nous attendent les nouvelles aventures du Garde Républicain ou de Foxboy, nos héros costumés nationaux ?

Pour beaucoup, le premier super héros s’appelle Superman, et son adaptation en dessin animé fut diffusée à la fin de la Seconde Guerre. Quant à son adaptation cinématographique, elle date des années cinquante : une première qui fut suivie, dix ans plus tard, par Batman the movie, puis, pour la génération d’après, par Diabolik et par le premier film Marvel : the Amazing Spiderman. Des longs métrages pour les tout petits qui, il faut le dire, piquent les yeux. C’est dans les années quatre-vingt que les super héros furent pris au sérieux : quand les petits devinrent grands et cherchèrent de la profondeur dans leurs comics de jeunesse. Un pari réussi pour le film Batman qui influença la BD du même nom, ou pour The Shadow, par exemple.

Mais qu’est-ce qu’un super héros ? Plusieurs choses différencient le super héros du héros, mais il n’y a pas qu’une seule définition du super héros. En effet, un super héros est soit doté de capacités surhumaines, soit de plusieurs caractéristiques appartenant aux super héros traditionnels (costume, armes improbables…). Il peut aussi (souvent) avoir une identité secrète. Une combinaison de ses caractéristiques est souvent de mise. Enfin, après « super » se trouve le terme « héros ». Le symbole, comme expliqué ci-dessus, et le désir de protéger des valeurs. Si notre héros ne correspond pas à cette dernière définition, alors il peut s’agir d’un antihéros. Ceux-là, nous en parlerons également !

Le super héros peut être l’homme qui fera en sorte que les papas rentrent du front, comme Captain America, ou la femme se démenant dans une époque machiste pour faire tomber les masques, comme l’agent Carter, tout comme il peut se trouver au sein de ceux agissants dans l’ombre afin de protéger une planète peuplée d’inconscients, comme l’équipe de l’agent Coolson. Le super héros peut être un connard prenant conscience des répercussions de ces actes, comme Ironman ou Constantine. Il peut être ce savant victime de la science et poussant ses limites jusqu’au point de rupture, comme le font Bruce Banner et Hulk. Il peut être un dieu inconscient prêt à reprendre le flambeau, comme Thor, où ils peuvent êtres des citoyens préoccupés pour la galaxie dans laquelle ils vivent, comme les Gardiens de la galaxie.

Le super héros peut également être une de ces personnes refusant que la corruption gagne le coeur de leur ville, comme Daredevil, Batman ou Arrow. Ils peuvent prôner des valeurs d’égalité, repousser le fascisme, comme les X-men. Qu’ils cherchent la vengeance, tels les Watchmen, ou simplement la paix sur Terre, ceux-ci sont des personnages dignes d’intérêts, comme Flash, Superman et Spiderman. Un super héros est un symbole de justice. Tout le monde peut enfiler ce costume, même métaphorique, comme le font Kick-Ass et le duo James Gordon/Harvey Bullock ainsi que leurs amis. Ils peuvent être issus d’univers littéraires et n’obéir qu’à leurs seuls désirs de paix, comme la Ligue des gentlemen extraordinaires. Où bien, ils peuvent incarner la plus pure des valeurs : celle de la liberté, toujours, tel V.

Le super héros peut être une sorte de dégénéré accro à l’aventure, comme Spirit où, dans un autre style, les Indestructibles. Il peut nager en plein délire, comme Bolt, pour trouver un but à son existence de justicier, comme David Dunn (Unbreakable). Où bien le fait d’avoir des super pouvoirs ne fera pas de lui un héros. Et cette quête d’identité en tant que personne l’entrainera dans de dangereuses aventures comme dans Misfist ou Chronicles. Un film de super héros ne tient pas seulement du film d’action, mais peut être une comédie, humoristique ou non. Vous le découvrirez à la fin de cette critique.

03_poulpyÉtablir un ordre de préférence étant très subjectif, voilà une petite amélioration de l’article original qui vous permettra de mieux comprendre comment visionner les adaptations des univers Marvel et DC. Pour commencer, voici les longs métrages Marvel, à ne pas rater, car ce sont LES stéréotypes des films de super héros, et dans le bon « ordre de lecture ». Cela donnera ce que vous lirez ci-dessous. Attention : pour compliquer encore plus les choses, certains longs métrages ne sont pas produits par Marvel, mais par Sony.

Ce sont des films qui n’entrent pas dans la logique des autres, car les héros évoluent séparément sans que rien ne relie les histoires entre elles. Je pense notamment aux X-men, à Spiderman ou aux Fantastic Four. Nous y reviendrons après cela. Et puis, il y a les films Marv, comme Kick-Ass, un comics Marvel n’appartenant pas au multivers. À entendre, l’univers des Avengers, Guardians of the Galaxy, X-men, Spidey, etc. si cela peut paraître complexe pour le néophyte, rassurez-vous : visionner les films rendra toutes ces choses plus simples à la compréhension. Après cette partie, nous reviendrons sur les séries produites par Marvel, qui appartiennent toutes à l’univers du Captain America !

1.Marvel, les films : phase une

Captain America The first avenger
He will be the first in a new breed of super-soldier.
And they will personally escort Adolf Hitler to the gates of Hell.

Captain America est, comme vous le savez, LE leader des Avengers. Plus qu’un héros national, un super héros. Digne de louanges, prônant les vraies valeurs de l’Amérique et de sa constitution dans un pays corrompu à tous les degrés, il n’est pas une pièce de musée obsolète, mais un modèle venu du passé pour nous forger un avenir meilleur et libre. Non, le Captain n’a pas connue qu’une vie de célébrité idolâtrée et enviée de tous, il a commencé pitoyablement dans un caniveau des années 30. Voulant se battre contre l’armée nazie, mais trop frêle pour pouvoir s’engager, il ne renonça pas, faisant preuve de courage et de témérité, jouant tout sur son brillant intellect et ses convictions, jusqu’au jour où il se fit remarquer et se porta volontaire pour une expérience scientifique qui lui conféra des pouvoirs surhumains. Captain America est une personne au grand cœur et il mérite ses films. Même provenant d’un univers fictif, il nous donne un but à atteindre et de l’espoir concernant une humanité défaillante. Le Captain America de Joe Johnston retranscrit tous les aspects que les fans attendaient du comics, en concevant une histoire à la portée des nouvelles générations, et je dirais que nous avons là une perle Marvel qui dépasse de loin nos attentes. Comme dans toutes adaptations Marvel, les fans, en plus de chercher Stan Lee parmi les scènes, ont bien sûr attendu avec une impatience non refoulée le bonus d’après générique qui leur aurait dévoilé les premières images d’Avengers. Mais, avant de parler de cette équipe plusieurs fois décorée, il faut bien entendu parler du Shield, qui est à l’honneur dans Captain America : The Winter Soldier, et de ces répercussions dans la série éponyme. Captain America et son lot de répliques cultissimes a fait fureur, pardonnez-moi pour le jeu de mots, avec, en plus de ses scènes de lynchage de nazi, une critique bien profonde sur le patriotisme, qui ne concerne pas que l’Amérique, mais aussi l’Europe, puisque c’est là-bas que le scénario se déroule. Jack Kirby et Joe Simon peuvent être fiers de leur héros. Je vous recommande vivement cette merveille et je ne vois là aucune critique défavorable à vous transmettre. Vous avez de la chance que cet univers soit si ouvert à tous, aussi bien pour les néophytes que pour le reste, car c’est rare de voir cela lorsqu’un fandom se développe à ce point.

04_captainCaptain America : First Avenger nous plonge dans les premières années de l’univers Marvel. Steve Rogers, frêle et timide, se porte volontaire pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat connu sous le nom de Captain America. Allié à Bucky Barnes et Peggy Carter, il sera confronté à la diabolique organisation HYDRA dirigée par le redoutable Red Skull. – Cf : Allociné.

ATTENTION : même si cela ne convient pas à l’ordre de diffusion et que vous pouvez voir cette série n’importe quand, Marvel’s Agent Carter se situe entre ces deux premiers films. Vous suivez les aventures de la compagne de Captain America dans une société machiste… Nous reviendrons sur ce chapitre plus tard !

Iron Man

I had my eyes opened. I came to realize that I had more
to offer this world than just making things that blow up.

Ironman 1, réalisé par Jon Favreau en 2008, était le blockbuster qui allait lancer le projet Avengers et heureusement pour nous, ça a marché ! Dans le premier film dont le synopsis par Allociné vous attend plus bas, nous découvrons un monde où les super héros ne sont pas populaires et où des personnes telles que Captain America et ses potes ne défendent pas encore l’univers. Un monde proche du nôtre, jusqu’au moment de la transformation du grand Tony Stark en boîte de conserve suréquipée, qui va influencer pas mal de personnes… Dont de gros méchants et de grosses organisations inquiètes pour leur devenir. Nous découvrirons plus tard que les menaces, aliens, divines ou autres, ne sont pas tout à fait inconnue de certains membres de notre planète (voir ci-dessous section Shield), et que, dans la mesure de leurs développements croissants, une équipe de super héros serait la bienvenue (je vous rappel que, pour l’instant, les Avengers appartiennent encore au Shield). C’est une histoire un peu à part. Nous redécouvrons un Iron man tout neuf qui prend peu à peu ses responsabilités face à ses pouvoirs nouvellement acquis, essentiellement dans le 2, et nous finissons par nous attacher au personnage. Bien qu’il soit cynique et parfois grotesque, nous lui découvrons des qualités en même temps qu’il progresse sur le long chemin des Supers. Le troisième film est différent des deux premiers. Le rachat par Disney des studios Marvel a peut-être joué sur le fait que le réalisateur en charge de l’opus soit à présent Shane Black, mais le grand changement qui s’effectue là est que ce film retrouve un Iron man tout défaillant de s’être retrouvé au sein des Avengers. Plus sombre, clôturant la trilogie, Iron man 3 nous laissera sur le cul, car nous savons que Tony n’a pas dit son dernier mot. Américains en tout point, les Iron man sont de bons gros films d’action qui ne fournissent pas de messages aussi importants que dans celui cité au début de la liste, mais qui réunissent toutes les générations confondues, pour la grande joie de Toys’rus, et pour la nôtre !

05_ironmanTony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Afghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu’il utilise pour s’échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l’améliorer et de l’utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents. – Cf : Allociné.

The Incredible Hulk
Hulk… SMASH !

Le dernier film Hulk est lui aussi une amorce à Avengers, car il y a quelques références à Stark Industrie. Mais, étant donné que l’acteur n’est pas le même dans The Avengers, ce film passe un peu à la trappe. En même temps, c’est un opus qui ne concerne que le Hulk et qui n’apporte rien en plus afin de comprendre ce cross over, comme les Marvels cités plus haut. Donc, il n’est pas indispensable*. Pourtant, il est bien fait et prometteur. À savoir s’il y aura un projet de reprise, je ne pense pas. Dans le premier film Hulk, Eric Bana interprétait David Banner, le docteur Jekyll Marvel, et il fut remplacé par Edward Norton. Le premier opus de Hulk n’est pas fidèle à la BD et est un peu pourri, mais heureusement, il passe à la trappe dans le second : on s’en fout, et les lecteurs de comics n’ont pas besoin de ça (en plus il y a un générique explicatif au début). C’est un film d’action tout en poursuites et en romances, très inspiré par la série TV (la seule série Marvel valable, avant que ne sorte Agent of Shield). Il dénonce les expériences gouvernementales qui finissent par être dangereuses pour la population en personnifiant la catastrophe par ce monstre, Hulk, qui ne saurait être dressé. Encore une fois, en arrière-plan de la baston jeune public se trouve quelque chose de plus profond et, tous auront beau essayer de créer le soldat parfait comme Captain America, ils n’atteindront jamais sa perfection ! Voici un autre personnage de Stan Lee et Jack Kirby repris par Louis Leterrier sur un scénario de Zak Penn. Datant de 2008, c’est un hommage vraiment sympa qui reprend merveilleusement l’univers, avec un côté pas trop américain (il y a aussi de grands moments en Amérique du Sud). Dans ce film, Banner apprend enfin à canaliser sa colère et c’est grâce à cela qu’il rejoint les Avengers pour accompagner Thor dans le bourrinâge de méchants. Tout est misé sur le combat intérieur de Banner, sur sa façon de vivre sa vie avec la créature en protégeant le plus de monde possible, en les aidant. De plus, la grande question du : « comment est ce possible que son pantalon ne craque pas lors de sa transformation » est révélé ! Comme quoi ce gros monstre vert n’est pas dénué d’intérêt ! Par contre, l’acteur est un peu chiant alors je suis content qu’il se soit fait remplacer par Mark Ruffalo*.

06_hulkLe scientifique Bruce Banner cherche désespérément un antidote aux radiations gamma qui ont créé Hulk. Il vit dans l’ombre, toujours amoureux de la belle Betty Ross et parcourt la planète à la recherche d’un remède.

La force destructrice de Hulk attire le général Thunderbolt Ross et son bras droit Blonsky qui rêvent de l’utiliser à des fins militaires. Ils tentent de développer un sérum pour créer des soldats surpuissants.

De retour aux États-Unis, Bruce Banner se découvre un nouvel ennemi. Après avoir essayé le sérum expérimental Blondsy est devenu l’Abomination, un monstre incontrôlable dont la force pure est même supérieure à celle de Hulk. Devenu fou, il s’est transformé en plein cœur de New York. Pour sauver la ville de la destruction totale, Bruce Banner va devoir faire appel au monstre qui sommeille en lui… – Cf : Allociné.

ATTENTION : le tournage de ce film était très mouvementé. L’acteur principal ayant rompu son contrat, c’est un autre Hulk bien plus sympathique que nous retrouverons par la suite. The incredible Hulk, malgré sa bonne qualité, est le film le moins intéressant de cette liste. Comme dit précédemment, son visionnage n’est pas nécessaire à la compréhension de la suite, une séance de rattrapage a été faite dans Avengers et une suite n’est pas prévue au programme… Pour l’instant.

Iron Man 2

Le monde sait désormais que l’inventeur milliardaire Tony Stark et le super héros Iron Man ne font qu’un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu’il partage sa technologie avec l’armée, Tony n’est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l’information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James « Rhodey » Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes… – Cf : Allociné.

Thor
Two Worlds. One hero.

Thor, comme vous avez pu le constater, est un dieu. Mais bon, Kenneth Branagh aurait très bien pu appeler son film Loki que ce serait pareil (c’est un peu Le méchant de The Avengers, en plus), tellement il est charismatique. Pour tout vous dire, j’ai été déçu par cette sortie. Les raisons sont que je n’ai pas retrouvé le personnage dans l’acteur Chris Hemsworth, qui a plus du métalleux que du puissant dieu nordique de la foudre… Seulement dans ce premier opus, cela dit. Ensuite, j’ai trouvé que les références mythologiques n’étaient pas assez voyantes, aussi bien dans les décors que dans les caractères : Asgard et ses habitants sont présentés comme un peuple très évolué qui s’est développé technologiquement en gardant leurs traditions et un certain pouvoir sur les mondes avoisinants. C’est vrai qu’il ne fallait pas montrer d’effusions de sang à la Vikings, mais de la sueur et de l’effusion guerrière à la peuplade naine, à la « bonne franquette », auraient créé un meilleur effet… Le casting n’était pas au rendez-vous de ce côté. Pour ce qui est du long passage sur Terre, après le bannissement de Thor qui n’est, on s’en doute, qu’une trouvaille de papa Odin pour jauger son fils, l’humour rattrape le début. Et pourtant, Hollywood et sa physique des bacs à sable, dirait un collègue sympa (à voir : le blog de Nioutaïk), à repris de dessus, car c’est bien connu : si on fait dire plein de mots compliqués à un personnage en lui faisant tenir un truc avec des boutons, ça en fait un physicien ! Le pire arrive dans le 2, appelé Dark World (car Thordeux ou Thortwo ce n’est pas l’éclate), dans la théorie foireuse qui fit frémir tous les Mulder à la manque qui nous saoulent déjà avec leurs atlantes bâtisseurs de pyramides. Le côté positif de ces deux films sont les méchants très classes, et bien sûr les blagues thordante (sans oublier qu’il y a Coulson, le « fils de cool »). Le second opus, bien meilleur que le premier, doit son succès à Loki, plus présent que jamais, pour le bonheur des fans : je ne m’inquiète pas pour la carrière de Tom Hiddleston, c’est un très bon acteur. Ces films se regardent, ils se regardent même très bien, jusqu’à vous pendre par les tripes parfois. Thor est un héros très stupide. Ces aventures ne sont pas des plus recherchées, mais des plus amusantes !

07_thorAu royaume d’Asgard, Thor est un guerrier aussi puissant qu’arrogant dont les actes téméraires déclenchent une guerre ancestrale. Banni et envoyé sur Terre, par son père Odin, il est condamné à vivre parmi les humains. Mais lorsque les forces du mal de son royaume s’apprêtent à se déchaîner sur la Terre, Thor va apprendre à se comporter en véritable héros… – Cf : Allociné.

The Avengers
Avengers Assemble !

Avec The Avengers, c’est un beau rêve d’enfance que Marvel a concrétisé pour nous. Débutant la série par Ironman et Ironman 2, des films qui ont assez plu aux riches Américains pour faire en sorte que le projet Avengers s’effectue dans les règles de l’art, les fans de l’univers (comme le reste) a donc pu envahir les cinémas lors de la sortie de Captain America, puis celle de Thor (des films à voir dans l’ordre de l’article et non celui de diffusion afin de ne pas trop se perdre dans les références d’Avengers*). Ce film est la fierté du studio. Paru en 63, le comics de Stan Lee et Jack Kirby passa entre de nombreuses mains et se développa sur bien des plans. L’histoire serait très longue à raconter, car il y eut beaucoup d’équipes et énormément de membres selon les époques ou les États. Dans ce film, qui reprend les plus importants de ces personnages, nous n’avons encore qu’un pâle reflet du comics. Pâle, c’est vrai, mais l’hommage et l’esprit persistent, dans les limites permises par Hollywood ou Disney. Pourtant, il ne s’agit pas que d’un film fait pour faire des jouets, car, nous les fans, avons eu les larmes aux yeux en sortant de la salle. Joss Whedon a ainsi réalisé le troisième plus grand succès de l’histoire du cinéma, et a repris les caribous dans Avengers : Age of Ultron en 2015 ! Retrouver pour la première fois tous nos héros se battant contre des ennemis charismatiques avec leurs caractères bien à eux fait vraiment plaisir. Et les moyens étaient là donc, forcément, ça ne pouvait être que du bon et ça le restera, nous l’espérons ! (sauf si un producteur décide qu’il en sera différemment en confiant la licence à une autre équipe, comme pour X-men). Si vous doutez de le voir, vous disant qu’il doit s’agir de propagande américaine, je vous répondrai que s’il y a bien une chose qui la dénonce, ceci s’appelle un comics.

08_avengersLorsque Nick Fury, le directeur du S.H.I.E.L.D, l’organisation qui préserve la paix au plan mondial, cherche à former une équipe de choc pour empêcher la destruction du monde, Iron Man, Hulk, Thor, Captain America, Hawkeye et Black Widow répondent présent.

Les Avengers ont beau constituer la plus fantastique des équipes, il leur reste encore à apprendre à travailler ensemble, et non les uns contre les autres, d’autant que le redoutable Loki a réussi à accéder au Tesseract et à son pouvoir illimité... – Cf : Allociné.

2.Marvel, les films : phase deux

Iron Man 3

Tony Stark, l’industriel flamboyant qui est aussi Iron Man, est confronté cette fois à un ennemi qui va attaquer sur tous les fronts. Lorsque son univers personnel est détruit, Stark se lance dans une quête acharnée pour retrouver les coupables. Plus que jamais, son courage va être mis à l’épreuve, à chaque instant. Dos au mur, il ne peut plus compter que sur ses inventions, son ingéniosité, et son instinct pour protéger ses proches. Alors qu’il se jette dans la bataille, Stark va enfin découvrir la réponse à la question qui le hante secrètement depuis si longtemps : est-ce l’homme qui fait le costume ou bien le costume qui fait l’homme ? – Cf : Allociné.

ATTENTION : ici débute la série Marvel’s Agent of Shield : les sept premiers épisodes vous permettra de découvrir le Shield sous un nouvel angle. Nous en reparlerons plus tard.

Thor The dark world

Thor : Le Monde des ténèbres nous entraîne dans les nouvelles aventures de Thor, le puissant Avenger, qui lutte pour sauver la Terre et les neuf mondes d’un mystérieux ennemi qui convoite l’univers tout entier… Après les films Marvel Thor et Avengers, Thor se bat pour restaurer l’ordre dans le cosmos, mais une ancienne race, sous la conduite du terrible Malekith, un être assoiffé de vengeance, revient pour répandre les ténèbres. Confronté à un ennemi que même Odin et Asgard ne peuvent contrer, Thor doit s’engager dans son aventure la plus dangereuse et la plus personnelle, au cours de laquelle il va devoir s’allier au traître Loki pour sauver non seulement son peuple et ceux qui lui sont chers, mais aussi l’univers lui-même. – Cf : Allociné.

09_hydraATTENTION : les épisodes suivants de Marvel’s Agent of Shield sont à visionner en prévention de la suite. Ce n’est pas obligatoire, mais cela pourra vous permettre de deviner les évènements de Captain America 2 et vous reverrez des personnages de Thor. Il faut attendre un peu pour regarder la suite de la saison, cependant… Cela comprend donc les épisodes huit à quinze.

Captain America The winter soldier

Après les événements cataclysmiques de New York de The Avengers, Steve Rogers aka Captain America vit tranquillement à Washington, D.C. et essaye de s’adapter au monde moderne. Mais quand un collègue du S.H.I.E.L.D. est attaqué, Steve se retrouve impliqué dans un réseau d’intrigues qui met le monde en danger. S’associant à Black Widow, Captain America lutte pour dénoncer une conspiration grandissante, tout en repoussant des tueurs professionnels envoyés pour le faire taire. Quand l’étendue du plan maléfique est révélée, Captain America et Black Widow sollicitent l’aide d’un nouvel allié, le Faucon. Cependant, ils se retrouvent bientôt face à un inattendu et redoutable ennemi — le Soldat de l’Hiver. – Cf : Allociné.

ATTENTION : ne regardez pas la suite de Marvel’s Agent of Shield si vous n’avez pas vu ce dernier film, car vous ne comprendrez plus l’intrigue. Enfin, c’est la suite et fin de la première saison.

Guardians of the Galaxy
I look around and you know what I see ?
Losers !… But life’s giving us a chance.

Ce film, s’il se passe en espace profond, est dans la continuité des Avengers. Certains détails à propos du plan du méchant, Thanos, sont révélés. Nous en savons également plus sur les fameuses pierres de pouvoir qui ont déclenché tout un bazar sur Terre et en Asgard (voir précédemment). Chez Marvel, il n’y a pas de plantages quand il s’agit d’adapter l’histoire d’une équipe de super héros. Ce groupe-là n’est pourtant pas très ordinaire. Le hasard d’une rencontre les a entrainés sur un chemin commun qu’aucun n’avait envie de suivre : sauver la galaxie. Tout en scènes d’action, ce film pourrait être bien plat, s’il n’y avait pas certains passages un peu (voir carrément) tristes, qui nous montrent comment c’est formé l’état d’esprit de ces « rebuts de la société », livrés à eux-mêmes dans un trop vaste univers. Une série d’animation suit le film. Celle-ci nous parle des origines de ces héros, en attendant la suite, elle aussi réalisée par James Gunn, en 2017. Guardians of the galaxy est un film rétro, à la BO exceptionnelle, qui ne manque pas de peps et qui ose présenter des héros alien ne nous ressemblant pas forcément. Parmi ceux-là, il est difficile d’oublier le duo Rocket/Groot, Howard the duck, où encore un certain petit chien que nous reverrons peut-être… Guardians of the galaxy est une adaptation du comics du même nom, mais qui met en scène la seconde équipe de ces héros, encore toute récente, puisqu’elle a été imaginée par Dan Abnett pour Marvel en 2008. Malgré tout l’humour de ce film, il n’est pas aussi léger qu’une comédie. Derrière le ton « décalé » de cette réalisation se trouve également un message digne d’un film Marvel, celui de ne jamais baisser les bras. Et cela n’est aucunement dit d’une façon moralisatrice, puisque nous avons là de parfaits antihéros : Starlord, un type paumé à la recherche de nouveaux moyens d’oublier son ennui, Gamora, fille adoptive de Thanos, cherchant l’émancipation et la vengeance que Drax, s’il n’est pas une lumière, convoitise également. Puis il y a Rocket, que seuls le profit et le besoin de liberté motivent. Groot, l’ami de tous, étant là pour couvrir ses inlassables compagnons, attirant les emmerdes. Une équipe improbable donc, merveilleusement interprétée, dont les membres sont passés d’illustres inconnus à Stars du Marvel universe, les fiertés du studio.

10_guardiansPeter Quill est un aventurier traqué par tous les chasseurs de primes pour avoir volé un mystérieux globe convoité par le puissant Ronan, dont les agissements menacent l’univers tout entier. Lorsqu’il découvre le véritable pouvoir de ce globe et la menace qui pèse sur la galaxie, il conclut une alliance fragile avec quatre aliens disparates : Rocket, un raton laveur fin tireur, Groot, un humanoïde semblable à un arbre, l’énigmatique et mortelle Gamora, et Drax le Destructeur, qui ne rêve que de vengeance. En les ralliant à sa cause, il les convainc de livrer un ultime combat aussi désespéré soit-il pour sauver ce qui peut encore l’être… – Cf : Allociné.

ATTENTION : Marvel’s Agent of Shield reprend pour une seconde saison qui dévoile un bout d’intrigue à propos des films à venir. C’est à découvrir par vous-même… Il faudra tout de même attendre un peu pour visionner le final, puisque nous nous arrêtons à l’épisode dix-neuf. Sitôt après débute Marvel’s Daredevil, la saison une à voir d’une traite !

Avengers Age of Ultron

Some are born great. Some achieve greatness.
Some have greatness thrust upon them.

Voici, selon moi, la plus belle réalisation des studios Marvel après Guardians of the galaxy. Nous avons passé la phase de présentation des héros, leur rencontre, la mise en place d’une équipe soudée, avec tous les problèmes qui en ont découlé. Maintenant nous pouvons enfin voir The Avengers tels qu’ils sont dans les comics. En plus, l’équipe s’est de nouveau agrandie et nous avons un aperçu du drame qui aura lieu dans la phase trois du projet Avengers, en sondant littéralement l’esprit de certains personnages. Nous en apprenons également plus sur la menace alien, même si cela n’est pas au centre de l’intrigue. Ce qui l’est, c’est la tendance à l’auto-destruction de l’humanité, dans ses créations mal interprétées, ses abus de pouvoir, ou, encore, ses inventions qui s’émancipent pour être le reflet exacerbé de leurs créateurs, prêtes à faire valoir leurs notions de paix au détriment de celles que défendent The Avengers. Je veux bien sûr parler de Ultron et d’un second « méchant » qui s’ignore, Tony Stark. Ce film, réalisé par Joss Whedon (tout comme le premier) tient en haleine son public, sans qu’il y ait de coupures, de « coup de mous », sans que la philosophie du comics, superbement résumé par un héros dont je tairais le nom, ne soit mise à l’écart. Le ton de Avengers Age of Ultron est bien plus grave. Des tensions s’effectuent dans le groupe, les héros se remettent tous en question, ainsi que l’opinion publique qui décide de les traiter en ennemis, effrayé par leur puissance. Les Avengers ont perdu leurs repères, c’est le début de Civil War, et il leur faudra faire de douloureux choix par la suite… Quant à ce fameux héros dont je tais le nom, il est la seule lueur d’espoir dans ce monde perdu. Création de lui-même, il est la représentation de la vie, là où Ultron est celle de la mort. Sorte de divinité, nouveau-né, sa pureté fait de lui le personnage le plus fragile et le plus fort de l’univers Marvel.

11_ultronAlors que Tony Stark tente de relancer un programme de maintien de la paix jusque-là suspendu, les choses tournent mal et les super héros Iron Man, Captain America, Thor, Hulk, Black Widow et Hawkeye vont devoir à nouveau unir leurs forces pour combattre le plus puissant de leurs adversaires : le terrible Ultron, un être technologique terrifiant qui s’est juré d’éradiquer l’espèce humaine.


Afin d’empêcher celui-ci d’accomplir ses sombres desseins, des alliances inattendues se scellent, les entraînant dans une incroyable aventure et une haletante course contre le temps…
– Cf :
Allociné.

ATTENTION : les épisodes vingt à vingt-deux de Marvel’s Agent of Shield clôturent ce chapitre. Quant à Antman, qui n’est pas encore sorti en DVD (cette chronique date de septembre 2015 !), il est le dernier film de cette phase deux.

Marvel, les films : phase trois, c’est à paraître avec : Captain America Civil War, Doctor Strange, Guardians of the Galaxy 2, Spider-man (racheté par la firme !), Thor Ragnarok, Avengers Infinity War part1, Black Panther, Captain Marvel, Avengers Infinity War part2 et Inhumans. Envie d’en savoir plus ? Toutes les informations proviennent de ce site (en anglais).

3.Marvel, les séries

Marvel’s Agent Carter

The world has changed, and none of us can go back.
All we can do is our best, and sometimes,
the best that we can do, is to start over.

Marvel’s agent Carter n’est pas à proprement parler, comme sont éponyme agents of Shield, une série de super héros. Certains acteurs proviennent également des films. L’actrice interprétant Peggy Carter, Hayley Atweell, est l’une des meilleures de la licence Captain America. L’agent Carter est une femme de caractère, féministe et engagée dans la défense de son pays, qui a perdu l’homme de sa vie durant la Seconde Guerre (voir le final de Captain America the first Avenger). À la fin de ce conflit, un poste lui est attribué au sein d’une agence de contre espionnage, la SSR. Pourtant, elle ne retrouve pas la position importante qui lui est due, qui lui a été accordée sur le front. Condamnée à servir le café à des agents moins expérimentés qu’elle, elle cherche, dans l’ombre, à reprendre du service en travaillant avec un de ses amis, Howard Stark, ennemi numéro un condamné à tord. Elle mène donc une seconde vie, tentant de résoudre une enquête touchant de nombreuses personnalités dans le dos de son agence. Se cachant derrière un masque fait, cette fois, de politesse et de maquillage, cette jeune femme bien mise cache un agent surentraîné que tous sous-estiment, à leurs risques et périls. Elle tient donc une position compliquée, celle d’être une femme dans un monde machiste où elle n’a aucun droit, mais arrive à en tirer partit, puisque personne ne se doute de ses capacités. Malheureusement, ses ennemis font de même et d’autres femmes fatales arrivent en ville avec l’ambition de faire exploser ce petit monde conformiste et rétrograde d’une Amérique d’après-guerre. Voici donc une série qui dénonce les traitements faits aux femmes avant leur émancipation, qui est extrêmement bien tournée, tenant en haleine, possédant un massif budget permettant de concevoir des décors et des accessoires nous transportant dans une époque de grandes perturbations. Le côté série d’espionnage est également mis en valeur, ce qui crée un show unique, sensationnel, que nous devons à Christopher Markus et Stephen McFeely, scénaristes des films Captain America, et à Tara Butters et Michele Frazekas. Deux femmes donc. Voilà qui fait un gros doigt d’honneur à la politique hollywoodienne ! L’agent Carter, nous avons pu la voir lors d’un épisode de Marvel’s agent of Shield, pendant la mie-saison deux. Si cette série se passe avant le projet Avengers, il est possible de la voir dans l’ordre de diffusion télévisuelle. Ce qui m’amène à vous parler plus spécifiquement du Shield, dont l’agent Carter est la fondatrice avec Howard Stark, grand-père d’Iron Man.

12_carterBien des années avant les exploits de l’Agent Coulson et de son équipe du SHIELD, il y avait l’Agent Carter. Personne ne devrait sous-estimer Peggy…

Nous sommes en 1946. La paix est désormais revenue sur la planète. Les hommes sont revenus du front et Peggy est de nouveau reléguée, obligée de s’occuper des basses oeuvres administratives du SSR (Strategic Scientific Reserve), alors qu’elle aimerait tant retourner sur le terrain et botter les fesses des criminels. Pour Peggy, la période est compliquée, d’autant plus qu’elle vient de perdre l’amour de sa vie : Steve Rogers, également connu sous le titre de « Captain America ».

L’ingénieur Howard Stark, une vieille connaissance, se retrouve accusé de vente d’armes illicite. Il contacte alors la seule personne en qui il ait réellement confiance : Peggy. À charge pour elle de traquer les vrais coupables : ceux qui ont effectivement vendu les armes, afin de laver l’honneur de Stark. Elle est aidée dans cette tâche par Edwin Jarvis, le majordome de Stark. Une tâche qui ne convient pas forcément à ce dernier : Jarvis n’aime pas vraiment les surprises, lui préférant la routine et le quotidien.

La double vie de Peggy est dangereuse. Et plus ses enquêtes progressent, plus elle découvre la vraie nature de l’organisation pour laquelle elle travaille. Elle en vient même à douter de l’innocence d’Howard Stark... – Cf : Allociné.

Marvel’s Agent of Shield

The world is full of evil, lies, pain, and death
and you can’t hide from it. You can only face it.

The question is when you do, how do
you respond, who do you become ?

Dans Marvel Agent of Shield nous apprenons que l’agent Coulson n’est (SPOILER) pas mort, mais à pris du galon et assemble sa propre équipe d’intervention avec la crème du Shield. La série a démarré après The Avengers et fut diffusée quelques mois après la sortie d’Iron man 3. Elle possède son petit cross over pour marquer Thor 2, d’autres sont à prévoir, et la saison une se finira avec un final bien horrible pour déclencher le gros complot de Captain America 2. Elle manque peut-être de références au Marvel Universe dans ces débuts, mais commence à se réveiller, et pitaing, ça troue le cul ! Il n’y a pas vraiment de comics intitulé Shield, seulement de bons hors série et miniséries sur le grand Nick Fury, qui fait d’ailleurs de brèves apparitions, donc Joss Whedon, le créateur de la série, à du poussé bien loin ses recherches.

13_shieldLe Shield, Strategic Homeland Intervention Enforcement and Logistics Division, est une agence sensée protéger la population terrestre des menaces paranormales, extrahumaines et j’en passe. Avec ses agents sélectionnés parmi les meilleurs et surentraînés et ses gadgets de la mort qui tue, ses héliporteurs et ses super bases secrètes, le Shield en jette, mais fout les boules, car elle pourrait très bien tomber entre de mauvaises mains… C’est une division ultra secrète qui tue sa race qui embarque dans le jet de l’agent Coulson pour effectuer tout un tas de missions dangereuses, composé du boyscout Grant Ward, de la « cavalerie » Melinda May, de l’équipe scientifique de Leo Fitz et Jemma Simmons, et de Skye, une hacker qui les rejoindra en cours de route. En arrière-plan de leurs enquêtes, un grand mystère demeure : qu’est-ce qui à bien pût arriver à Phil Coulson ? Allociné n’ayant pas de joli résumé de cette série, voici directement un lien pour le trailer sur Youtube. C’est vrai que le Shield n’est pas une série de super héros, c’est une série comportant des super héros, mais ce n’est pas non plus une série d’espionnage, car cette équipe intervient pour stopper des méchants voulant créer des super soldats comme Captain America, et qui recherche des artefacts anormaux pour éviter les dégâts, les maîtriser et même s’en servir. Donc, il y en a pour tout les goûts !

Marvel’s Daredevil
There are no heroes. No villains.
Just people with different agendas.

Marvel’s Daredevil est une série plus intimiste que ses prédécesseurs puisqu’elle se situe essentiellement dans le quartier d’Hell Kitchen que se disputent plusieurs mafias. Daredevil est un justicier qui a grandi dans ses lieux. Il se fait donc un devoir de les rendre plus sûrs, de débarrasser les rues de toutes ses personnes faisant régner un régime de terreur sur les habitants. Il n’est pas le symbole de la rébellion, mais du crime. Il est le mal personnifié qui veut ébranler la société. Descendu dans la presse, bouc émissaire de tous les meurtres, il est le héros qui endosse un costume de démon afin de détruire l’ordre instauré. Car, un peu comme Gotham dans l’univers DC, tout le monde est corrompu. Et les malfrats ne sont pas tout haïssables. Eux aussi portent des cicatrices, aspirent à la paix. La dure réalité de la rue maltraite les rêves de tous, cela ne sert à rien de se cacher, il faut se battre, ou mourir. Voilà donc une adaptation réussie, touchante par son réalisme et ses drames, créée par Drew Goddard et Steven S. Deknight, d’un héros que nous retrouverons dans la minisérie The Defenders (en préparation), au même titre que Jessica Jones, Luke Cage et Iron Fist (dont les histoires seront probablement diffusées sur Netflix de la même façon). Nous ne pouvons qu’être épatés par le jeu des acteurs et par les cadres, s’opposants constamment, où évoluent les héros. Un autre point commun entre les séries Darevevil et Gotham et qu’elles sont tournées à New York. De nombreuses ressemblances, sur la façon dont le sujet a été traité ou sur l’aspect macabre, « dark » des décors, sont à référencer. Daredevil est toutefois plus ancré dans notre réalité, et donc ose moins dans le delirium des super vilains. Notre réalité ? Pas tellement. Celle des Avengers ! Des cameos seront à prévoir… Si vous suivez les indices de la première saison, vous verrez que les personnages d’Elektra, ex petite amie de Daredevil, et du Punisher sont à prévoir dans la saison deux, qui démarrera bientôt avec d’autres réalisateurs. En espérant qu’elle sera tout aussi acclamée en 2016.

14_daredevilAveugle depuis l’enfance, mais doté de sens incroyablement développés, Matt Murdock combat l’injustice le jour en tant qu’avocat et la nuit en surveillant les rues de Hell’s Kitchen, à New York, dans le costume du super héros Daredevil. – Cf : Allociné.

Marvel, les séries : phase trois, c’est à paraître avec de nouvelles saisons de Marvel’s Agent of Shield, Marvel’s Agent Carter, Marvel’s Daredevil, mais également A.K.A Jessica Jones, Luke Cage et une mini série : Marvel’s The Defenders. Envie d’en savoir plus ? Toutes les informations proviennent de ce site (en anglais).

4.Marvel, les collaborations

Toutes ses collaborations ne sont pas intéressantes. Si nous pensons aux étrons que sont X-men 3, Origine Wolverine, Blade, Daredevil, The Punisher ou encore Ghostrider, nous pouvons dire que les super héros Marvel ont eu plus de mal à s’affirmer à l’écran que les supers héros DC. Pourtant le vent tourne depuis plusieurs années. Ici, je vais être beaucoup plus subjectif et vous transmettre les films que j’ai appréciés, en tant que fan des comics. Rassurez-vous : mon opinion est partagée par la grande majorité des puristes.

X-men et X-men 2
Mutation : it is the key to our evolution.

Les X-Men sont de loin mon équipe de super héros favorite. L’univers, contrairement aux comics, n’est pas le même que celui des Avengers, de Spiderman ou des Fantastic Four, c’est dommage, car ce n’est qu’à cause de problèmes de droits. Mais il s’agit bien là de héros Marvels, créés par Stan Lee et Jack Kirby et retranscrits au cinéma par Bryan Singer en 2000/03 pour la première bilogie (il n’y a PAS eu de trois, il n’existe pas, personne n’a déféqué sur mon enfance, ce n’était qu’un cauchemar, rien de plus !). Ces adaptations sont suivies par First Class de Matthew Vaughn, et de Days of Futur Past, puis d’Apocalypse, la suite logique, qui sortira en 2016. Maintenant, voilà pourquoi j’aime X-Men : venu tout droit de l’Amérique, un pays raciste, dangereux, corrompu et ségrégationniste à tous les égards, à l’histoire basée sur l’esclavage, qui a peu de différences avec un régime hitlérien, le fait que ce comics ai prospéré fait plaisir à voir. Les films sont présentés de cette façon, et mieux encore dans Days of Futur Past. Nous voyons des mutants, des personnes dotées de pouvoirs surhumains qui forment une nouvelle espèce, une nouvelle évolution, se faire persécuter par les « humains » pour leur différence. Par crainte comme à chaque fois. C’est un combat pour la liberté et l’égalité qui se créer avec d’un côté le Professeur Xavier qui souhaite que tous puissent vivre en paix, et de l’autre Magneto, Magnus, qui, lui, veut tuer toutes ses enflures pour que les mutants soient libres et non parqués dans des camps de concentration. À partir de là se poses certaines questions sur qui, finalement, se trompe et quels seraient les meilleurs moyens pour régler la question du racisme (si cela se peux). Voilà ce qui, par le biais de super héros se transpose dans notre réalité. Pour en revenir au film, je trouve dommage d’avoir confié le staff à quelqu’un comme Singer qui avoue lui-même ne pas aimer les comics, car toute l’histoire se retrouve mélangée et pire, nos héros sont différents : Scott n’est plus le leader au fort charisme, Ororo n’a plus rien de la déesse africaine et pire : les X-men sont tous de bons américains, alors que l’équipe est internationale (il y avait même un russe, alors que c’était la guerre froide !), voulant bien se pousser pour que Wolverine puisse prendre toute la place à l’écran (mais d’où vient cette fascination pour lui ?!). Je suis tout de même content, ce sont de bons films, comme je les aime : utiles pour leurs messages, beaux, dotés d’une talentueuse équipe, surtout pour First Class, un chef-d’œuvre attrape fans qui, malheureusement, à fait un bide.

15_Xmen1944, dans un camp de concentration. Séparé par la force de ses parents, le jeune Erik Magnus Lehnsherr se découvre d’étranges pouvoirs sous le coup de la colère : il peut contrôler les métaux. C’est un mutant. Soixante ans plus tard, l’existence des mutants est reconnue mais provoque toujours un vif émoi au sein de la population. Puissant télépathe, le professeur Charles Xavier dirige une école destinée à recueillir ces êtres différents, souvent rejetés par les humains, et accueille un nouveau venu solitaire au passé mystérieux : Logan, alias Wolverine. En compagnie de Cyclope, Tornade et Jean Grey, les deux hommes forment les X-Men et vont affronter les sombres mutants ralliés à la cause de Erik Lehnsherr /Magnéto, en guerre contre l’humanité. – Cf : Allociné.

X-Men 2 : Toujours considérés comme des monstres par une société qui les rejette, les mutants sont une nouvelle fois au centre des débats alors qu’un crime effroyable commis par l’un d’eux relance la polémique autour de l’Acte d’Enregistrement des Mutants et le mouvement antimutant, dirigé par l’ancien militaire William Stryker.

Quand ce dernier lance une attaque contre l’école de mutants du Professeur Charles Xavier, les X-Men se préparent à une guerre sans merci pour leur survie, aidés de Magnéto, récemment évadé de sa cellule de plastique. Parallèlement, Wolverine enquête sur son mystérieux passé, auquel Stryker, dont on dit qu’il a mené de nombreuses expériences sur les mutants, ne serait pas étranger… – Cf : Allociné.

X-men first class

Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon. Au cours de cette opération, le conflit naissant entre les deux hommes s’accentua, et la guerre éternelle entre la Confrérie de Magneto et les X-Men du Professeur X éclata…

X-Men : le commencement nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle. – Cf : Allociné.

The Wolverine
Life is a gift. Immortality a curse.

Je ne vais pas parler des origines de Wolverine, car je n’aime pas ce film : il est foiré, nullement constructif, et n’a rien à voir avec le comics. Ce n’est qu’une mauvaise exploitation de licence. Je déteste ce que le studio a fait de mes modèles ! Ici vous n’entendrez parler que du bon et pas des loupés ! Wolverine est un héros à plusieurs facettes. Il est normal de prendre le temps de développer le personnage, sans compter que son aspect immortel permet de le placer dans des décors très variés, comme pendant la Seconde Guerre mondiale, par exemple. Par contre, voir sa tête en premier plan, pour mieux cacher celle des autres, ça le rend détestable (sauf à l’ado fan de bit-lit et de loup garou). Wolverine n’est pas un beau ténébreux, ce film met les points sur les i : Logan est un fauve, un sauvage. C’est pour son caractère de cochon que nous l’aimons ! Si cet opus reprend quelques scènes de l’infernal caca qu’est X-men 3, cela n’est pas dérangeant. Ce qui l’est, c’est l’aspect jeux vidéo omniprésent et les faux raccords qui rendent le film longuet. La chose à garder de cet opus, à part la scène d’après générique, est l’histoire de famille déchirante qui amènera la future femme de Logan, Mariko, entre les griffes de notre fauve et qui lui rendra son humanité. Enfin, si les scènes de combats et les décors sont des clichés bien lourds de ce qu’est le Japon, l’état d’esprit et les injustices sont très bien présentés. Gros bémol : le complot en arrière-plan est bien trop flagrant ! Et puis nous ne serons jamais ce que deviendront certains personnages, qu’il aurait peut-être fallu tuer pour accentuer l’aspect dramatique d’un film de James Mangold que nous oublions trop rapidement.

16_wolverineWolverine, le personnage le plus emblématique de l’univers des X-Men, est entraîné dans une aventure ultime au cœur du Japon contemporain. Plongé dans un monde qu’il ne connaît pas, il doit faire face au seul ennemi de son envergure, dans une bataille à la vie à la mort. Vulnérable pour la première fois et poussé au bout de ses limites physiques et émotionnelles, Wolverine affrontera non seulement l’acier mortel du samouraï mais aussi les questions liées à sa propre immortalité. – Cf : Allociné.

X-men Days of future past

Les X-Men envoient Wolverine dans le passé pour changer un événement historique majeur, qui pourrait impacter mondialement humains et mutants. – Cf : Allociné (PS. je vous transmets ces résumés parfois trop courts ou peu corrects afin que vous ayez plus facilement les trailers en cliquant sur les liens, désolé pour la mauvaise qualité de certains).

ATTENTION : cet opus possède une version extended, The Rogue cut, où l’on comprend mieux certains points du scénario, comme celui des alliances entres mutants. Après ce film, c’est au tour de la série Apocalypse d’être annoncé. Grâce Days of futur past, le troisième volet de la saga a pu être occulté, car il s’agit d’un reboot en rapport avec l’histoire originale, donc nous ne perdons trois fois rien ! Enfin, nous verrons… Également annoncés : Deadpool, Gambit et Wolverine 3. La qualité ne sera pas forcément au rendez-vous pour ces trois dernières adaptations.

The amazing Spider-man et The amazing Spider-man 2
Secrets have a cost. They’re not free. Not now, not ever.

Attention, je parle de The Amazing Spiderman, pas de Spider-Man, le film tout moche qui a prostitué Venom et qui n’a rien à voir avec le comics. Ici je parle de la vraie, la bonne, adaptation du Spiderman de Stan Lee, le père fondateur du multivers Marvel. Ce film tout kitch comme il devait l’être, pas du tout réaliste et cliché fait bien rire. En 63, à la sortie des premiers albums de Strange, Spidey, et j’en passe, tout était kitch, alors, quand les critiques ce foutent de la gueule du film de Marc Webb à cause de ses incohérences, j’ai envie de dire : merde quoi, c’est une adaptation, vous vous attendiez à quoi, un truc pseudo réaliste qui ne respecte pas les fans ? C’est vrai, comme si certains réalisateurs n’avaient pas assez chié sur notre jeunesse ! Là, j’ai retrouvé Peter Parker et la genèse du costume. Dans le second opus, c’est au tour du pire ennemi de l’araignée, The Green Gobelin, de faire son apparition. C’est triste, car la salle était vide pour sa sortie. En même temps, si la licence meurt, cela pourrait être bien, car elle reviendrait à Marvel et, dans un futur lointain, Spidey pourrait rejoindre The Avengers. Les rumeurs vont bon train quant à la réalisation de ce vieux rêve. Le fait qu’il y a eu un litige avec le réalisateur Sam Raimi prouve que Sony est doué pour les coups de pute, mais il ne faut pas blâmer le film, car il est très amusant et l’équipe déchire. Quatre suites vont finir d’exploiter la licence, on peut s’attendre à ce que cela devienne de la merde à partir d’un certain stade, comme d’habitude, mais je ne m’en fais pas pour le troisième opus. Les personnages principaux sont tous mis au même niveau et cela ne change pas trop des versions originales, surtout pour tante May, une super héroïne. Comme toujours, la mort de l’oncle Ben (pas celui du riz, l’autre) est un passage triste… Il y a des choses qui ne changent pas. Il y a un lézard avec une blouse extensible, un cameo de Stan Lee, des pitites araignées… Un film détendant et, mieux encore pendant ces périodes où tout le monde fait la gueule, c’est un film rigolo. Voir une bonne version du héros le plus maltraité à l’écran fait plaisir. Il est enfin bien joué, accompagné d’une Gwen Stacy qui ne fait pas la pouffe.

17_spidermanAbandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. Amoureux pour la première fois, lui et Gwen Stacy découvrent les sentiments, l’engagement et les secrets. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à Oscorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors. En décidant d’utiliser ses pouvoirs, il va choisir son destin… – Cf : Allociné.

The Amazing Spiderman 2 : Ce n’est un secret pour personne que le combat le plus rude de Spider-Man est celui qu’il mène contre lui-même en tentant de concilier la vie quotidienne de Peter Parker et les lourdes responsabilités de Spider-Man. Mais Peter Parker va se rendre compte qu’il fait face à un conflit de bien plus grande ampleur.

Être Spider-Man, quoi de plus grisant ? Peter Parker trouve son bonheur entre sa vie de héros, bondissant d’un gratte-ciel à l’autre, et les doux moments passés aux côtés de Gwen.

Mais être Spider-Man a un prix : il est le seul à pouvoir protéger ses concitoyens new-yorkais des abominables méchants qui menacent la ville.

Face à Electro, Peter devra affronter un ennemi nettement plus puissant que lui. Au retour de son vieil ami Harry Osborn, il se rend compte que tous ses ennemis ont un point commun : OsCorp. – Cf : Allociné.

5.Marv, Kick-Ass et Kick-Ass 2
With no power comes no responsibility,
except that wasn’t true !

Kick-Ass est un Marvel Comics de Mark Millar et de John Salvatore Romita qui compte une série parallèle suivant les aventures d’Hit Girl. L’adaptation par Matthew Vaughn et Jane Goldman, sortit en 2010 comptes désormais un « numéro2 » et le troisième est en préparation. Ces films, très attendus, n’ont pas manqué de budget et les réalisateurs ne se sont pas gênés pour faire apparaître de grandes pompes tels que Nicolas Cage et Jim Carrey. Avec cette idée de base : des fans de comics s’habillant en super héros et combattant les méchants dans la rue, sans pouvoirs ni entraînements, c’est plus qu’une simple série qui est née, mais une mode qui prend de l’ampleur aux USA. Kick-Ass est une comédie humoristique, non réaliste, faite pour un public de geeks et de nolifes. Il fallait s’attendre à ce que ça fasse le buzz. Mais il s’est avéré que ce n’est pas un film qui se restreint à ce public, sans pour autant inclure les familles : il y a de la tripaille… Surtout dans les passages avec Hit Girl qui déchire sa race dans le panthéon des personnages trop cool qu’on voudrait tous en peluche ! Kick-Ass est la personne que l’on pourrait être, que l’on voudrait être sans oser descendre dans la rue pour botter des culs, ce qui fait de lui le parfait antihéros. C’est, comme le dirait les grands magasine, une excellente critique sociale qui marque la culture populaire de notre époque. Bien caricatural, il n’en devient pas lourd pour autant, quoique le second opus est vraiment pour un public américain (la crise d’ado de Hit Girl est un peu longuette, sauf pour les étudiants des universités américaines). À côté de cela, il y a aussi un message pour les parents de ses étudiants (bah ouais, si les réalisateurs avaient dit que le public pouvait être des trentenaires sans le sou ça n’aurait pas marché !) qui dit qu’eux aussi, s’il leur arrive des merdes, ils peuvent agir d’une autre façon que Gandhi, en smashant les ordures, et même en venant en aide aux plus démunis. Grâce à cela, une autre image du super héros, soi-disant uniquement pour les enfants, c’est façonné. Avec Kick-Ass c’est une image progressiste d’une culture sous-estimée qui se développe… Affaire à suivre.

18_kick_assDave Lizewski est un adolescent gavé de comics qui ne vit que pour ce monde de super héros et d’incroyables aventures. Décidé à vivre son obsession jusque dans la réalité, il se choisit un nom – Kick-Ass – se fabrique lui-même un costume, et se lance dans une bataille effrénée contre le crime. Dans son délire, il n’a qu’un seul problème : Kick-Ass n’a pas le moindre superpouvoir… Le voilà pourchassé par toutes les brutes de la ville. Mais Kick-Ass s’associe bientôt à d’autres délirants copycats décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, une enfant de 11 ans, Hit Girl et son père Big Daddy, mais aussi Red Mist. Le parrain de la mafia locale, Frank D’Amico, va leur donner l’occasion de montrer ce dont ils sont capables… – Cf : Allociné.

Kick Ass’2 : Kick-Ass, Hit Girl et Red Mist sont de retour pour le second volet de l’irrévérencieux pastiche de film de super héros Kick-Ass 2. L’audace insensée de Kick-Ass a inspiré une pléthore de vengeurs masqués autodidactes, le Colonel Stars & Stripes en tête, auquel notre héros va s’allier pour patrouiller les rues de la ville et assurer la sécurité générale. Mais quand Red Mist, réincarné en Mother Fucker, décide de s’attaquer à ces super héros amateurs, seuls les sabres acérés de Hit Girl sauront les sauver de la destruction. – Cf : Allociné.

ATTENTION : le studio Marv n’est pas spécialisé dans la production de film de super héros Marvel. Nous leur devons The Fantastic Four, le reboot de 2015, et, tout dernièrement Kingsman, une parodie de films d’espionnage anglais. La qualité de leurs films étant souvent très bonne, nous verrons si ces quatre fantastiques valent le coup d’être visionnés, lors de leur sortie en DVD.

Les studios Marvel et DC n’ont jamais vraiment été en compétition à leurs créations. L’« échangisme » de super héros était chose courante dans les années soixante-dix/quatre vingts. Les deux multivers se sont développés dans leur coin, prenants des tournants différents. Il en est de même pour les adaptations. Les films de super héros DC ne ressemblent en rien aux films Marvel. Là aussi, il y a eu des loupés. Les séries Lois et Clark ont mal vieilli, les adaptations récentes de Superman ne resteront pas dans les esprits, certains Batman piquent les yeux (même s’ils sont très amusants !). C’est pourquoi je me suis permis d’occulter certaines choses.

PS. N’étant pas un fan DC, certains reboot de Batman ne m’ont pas plus. Ils sont fades, par rapport aux films de Tim Burton. J’ai tout de même fait l’effort de les voir. L’un d’entre eux m’a agréablement surpris… Comme pour les Marvel, ces films et ces séries sont classés dans l’ordre de diffusion. À savoir que chez DC, les adaptations pour la télé sont de meilleures qualités que celles pour le cinéma, et qu’elles ne se ressemblent vraiment pas ! Après ce plongeon dans le multivers DC, où les héros se croisent tout comme dans le multivers Marvel, nous passerons aux « hors série » : des adaptations de films de super héros n’appartenant pas à l’univers classique de Superman, Batman, Green lantern et autres.

6.DC, les films récents

Constantine

My name’s John Constantine. I’m not the
nicest bloke you’ve ever met but I do me best.

Constantine est un des antihéros les plus malmenés de l’histoire du cinéma. Ce film, comme la série de l’an passée (voir plus bas) en est la preuve. Ce personnage provient de la série Hellblazer d’Alan Moore (ça aussi j’en parle plus bas), mais le film est une simple exploitation de licence. Il n’a rien à voir avec l’œuvre originale. Censuré et larmoyant là où il aurait dû être violent, les héros ne sont que des beaux ténébreux et des demoiselles en détresse sans caractère. Seuls les anges inspirent un peu d’effroi. En effet, si l’âme du héros est condamnée à aller en enfer, le paradis n’a pas l’air très sûr non plus. Les divinités ne sont pas toutes gentilles ou toutes méchantes, leurs mondes sont simplement des reflets caricaturaux du nôtre. Pas besoin de connaître l’enfer pour avoir une âme aussi pourrie que celle de John Constantine, notre monde se charge assez bien de nous corrompre. Parfois, ce sont les démons qui aident à cette autodestruction. Dans ces moments-là, c’est à lui d’intervenir. Les résultats ne sont pas forcément ceux attendus. C’est à la suite d’une complication durant un exorcisme que ce héros part en sucette. Bévue inexistante dans cette adaptation, pour des raisons inconnues… Il y a bien, dans le choix des décors, quelques références aux critiques de la société enterrant ses classes défavorisées, comme dans le comics, mais c’est bien tout. Un film à garder pour ses effets spéciaux, à ne pas voir en tant qu’amateur de la BD tant il est blasphématoire. Il n’est qu’une bonne comédie à l’américaine, détendante, mais ne parlant aucunement de super héros (vous verrez plus tard qu’il y a un léger rapport). Nous pouvons donc arrêter de calomnier cette réalisation signée Francis Lawrence, pour passer à la suite…

19_constantineJohn Constantine, extralucide anticonformiste, qui a littéralement fait un aller-retour aux enfers, doit aider Katelin Dodson, une femme policier incrédule, à lever le voile sur le suicide mystérieux de sa soeur jumelle. Cette enquête leur fera découvrir l’univers d’anges et de démons qui hantent les sous-sols de Los Angeles d’aujourd’hui. – Cf : Allociné.

ATTENTION : certains super héros ne sont pas forcément à définir comme tel. C’est le cas de Constantine, ou des personnages du comics Sin City. Ces aventures font tout de même partie du multivers DC, donc il est important de ne pas l’occulter… Sans compter que sa version télévisée va rencontrer les héros Flash et Arrow durant l’année. Preuve qu’il ne fait pas partit de ces fameux « hors séries » dont je vous parlerais plus tard. Mais il y a aucune chance que Constantine rencontre les membre de The ligue of Justice, ci-dessous :

Batman (2) The Dark Knight
You see, in their last moments people
show you who they really are.

Par rapport aux Batman de Burton, la trilogie de Nolan est assez fade (je trouve). C’est plat, mal joué… Une horreur rattrapée par The Dark Knight et, franchement, nous aurions aimé voir David Tennant interpréter The Riddler dans sa suite. Dans le « chapitre » Batman, nous nous retrouvons seulement avec trois bons films pour une tonne de nanars. Batman, ce héros que nous ne présentons plus à, comme toute les légendes, ses mauvaises licences et ses incompréhensions. Il perd peu à peu son âme originale telle que l’avaient imaginé Bill Finger et Bob Kane. C’est qu’il a su s’adapter à toutes les époques, devenant Dark quand il le fallait. Là, nous avons vraiment l’impression qu’Hollywood le dénature… Pour des films DC, ceux-là n’ont rien à voir avec les adaptations bien sombres du Spirit ou des Watchmen. Un reboot serait topissime. Nous verrons bientôt si cela sera du domaine du possible dans Batman VS Superman de Zack Snyder, un nouvel acteur prendra la relève et la Justice League se formera pour la première fois à l’écran avec le nouveau Superman de Man of Steel ainsi que Wonder Woman. Je pense que notre génération se trouve en plein boom des super héros ! Si Batman ressemble à une moitié de film que l’on aurait censuré, l’esprit c’est tout de même déplacé vers un autre super héros : Arrow et dans une autre ville : Gotham. C’est à voir plus bas, section série télé. Vivement que les droits passent à quelqu’un d’autre : vivement une série Batman. Car, dans ce film, ce n’est pas le justicier qui nous a plu, mais le Joker. Un des méchants les plus charismatiques de l’histoire des super héros, que nous devons en partie à Victor Hugo dans son roman L’homme qui rit. Batman est un héros forgé par ses ennemis, les vrais bons et grands personnages du comics. Face à ce beau ténébreux, un Joker riant et amenant son brin de folie rend trash une oeuvre pataude. Bientôt nous saurons si les membres de Suicide squad seront à la hauteur de leur prédécesseur, feu Heath Ledger.

20_dark_knightDans ce nouveau volet, Batman augmente les mises dans sa guerre contre le crime. Avec l’appui du lieutenant de police Jim Gordon et du procureur de Gotham, Harvey Dent, Batman vise à éradiquer le crime organisé qui pullule dans la ville. Leur association est très efficace mais elle sera bientôt bouleversée par le chaos déclenché par un criminel extraordinaire que les citoyens de Gotham connaissent sous le nom de Joker. – Cf : Allociné.

Man of Steel

People are afraid of what they don’t understand.

Man of Steel n’est pas vraiment un film de Zack Snyder. Nous ne retrouvons pas son esprit, ou celui de Watchmen. Il s’agit plutôt d’un long métrage dans la veine des réalisations de Christopher Nolan. Il est facilement envisageable que ce dernier sera aux commandes de Batman v Superman : Dawn of Justice. Dans l’ombre, du moins. Ce reboot de Superman aurait pu être mieux s’il ne s’adressait pas à un public de néophytes. Reprenant les bases du comics original, le remaniant très peu afin de le mettre au goût du jour, ce film ennuie le fan et l’amateur connaissant déjà les origines de Superman. Conçu comme une comédie sentimentale, rares sont les scènes d’actions. Une au début, une à la fin, quatre-vingts pour cent de ce drama est larmoyant. C’est un pamphlet semi-écolo, semi-pacifiste. Un film peu marquant, plus proche des comics que tout ce qui s’est fait jusqu’à présent avec ses références aux héros de Ligue of Justice, qui y va de leurs gros sabots dans un univers déjà bien arpenté. Si la modernisation de Superman en a déplu plus d’un, son costume semi-réaliste est plutôt bien fait. Ce qui est lourd n’est pas le côté kitch du personnage, mais la façon de vouloir tout expliquer en long et en large, du logo sur sa poitrine à l’oxygène de sa planète. Il est certes intéressant de chercher des explications pseudo scientifiques à l’existence d’un héros, mais tout rationaliser devient parfois très lourd. Ici, nous en avons la preuve. On ne vend pas du rêve, mais on désole une population, lui faisant comprendre qu’elle est à l’origine du déclin de sa planète. Enfin, même si certains en on marre d’écouter ce genre de sermon sur un état auquel ils ne peuvent pas grand-chose à leur échelle, il est tout de même rassurant de voir que Superman sera là pour nous conduire sur le droit chemin. Enfin, en théorie, car nombreux sont ceux à regretter ce dieu, trop puissant donc effrayant, qu’il faut à tout prix contrôler… Voir qu’il faut liguer de son côté afin d’en faire une arme. Si nous nous plaignons qu’il n’y a pas plus de rythme dans ce drame, du moins, les scènes d’actions rachètent le film, car elles sont tout en panache, théâtrales comme il se doit. Superman n’est plus le héros pour enfant, il s’est assombri afin de convenir aux normes des opus suivants.

21_man_steelUn petit garçon découvre qu’il possède des pouvoirs surnaturels et qu’il n’est pas né sur Terre. Plus tard, il s’engage dans un périple afin de comprendre d’où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s’il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l’espoir pour toute l’humanité. – Cf : Allociné.

ATTENTION : Une suite à Man of Steel va voir le jour très bientôt. Il s’agira de Batman VS Superman, qui introduira Wonder Woman et qui laissera libre cours aux réalisateurs pour The Ligue of Justice, la célèbre assemblé de héros. Les super héros des séries Arrow et Flash en feront-ils partis, où verrons-nous de nouveaux acteurs avec différents backgrounds ?

7.DC, les films moins récents

Superman I à IV
It’s a Bird… It’s a Plane…
It’s Superman !

C’est un film ? C’est une série ? Non, c’est une trilogie en quatre volumes ! En fait, ce sont toutes les adaptations cinéma réussies (après la première série, avant Smallville et Loïs et Clark à la télé) sur le grand, le fort, le bouseux qui ne sait pas mettre son slip correctement, Superman ! Comme dirait le méchant dans Kill Bill, ce qu’il y a de bien avec Superman c’est que, contrairement aux autres héros, son identité secrète est Clark Kent, et non l’inverse… Ce qui est bien avec Superman c’est qu’il a un pitaing de passif ! Ce qu’il y a de moyennement bien, voir d’horrible, avec Superman c’est, bon, son choix vestimentaire, et le fait qu’il soit le pire boyscout que l’Univers ait connu, mais aussi qu’il a eu droit aux pires bouses de l’histoire. Il n’y a qu’à voir Superman III, que j’ai quand même mis, car il fait partie de la série des films de 80 : il craint du boudin ! en plus il n’y a même pas Loïs Lane et Lex Luthor. C’est à chier, car s’il y a bien des personnages marquants ce sont eux. Franchement, vous parler de l’Histoire de ce héros serait tellement long qu’il me faudrait lui dédier tout un article ! Les quatre films de Richard Donner, Richard Lester (pour le II et III) et Sidney J. Furie (pour le IV) ont plus de la comédie que du film d’action, familial of course, kitch et rigolo (mais cousus, il faut se remettre dans le contexte). Le premier reprend le comics sans trop partir en live, en changeant totalement le personnage de Luthor interprété à la perfection par Gene Hackman. Dans le second, les ennemis jurés du héros partent à la conquête de la Terre, il s’agit des troupes du général Zod, celui-là même que l’on retrouve dans Man of Steel. Le troisième, faisons une croix là-dessus, et le quatrième est un duel avec Nuclear Man doublé d’un appel à la paix dans le monde, car dans ses années là l’Amérique vivait une période trouble entre la guerre froide et les essais nucléaires. Il y a toujours un message, une morale dans ses films adaptés au jeune public. Cette morale nous la retrouvons aussi dans le Man of Steel de Znyder qui cette fois abandonne la baston et la légèreté pour une œuvre à la fois lente, mélancolique et tristounette.

22_superman1 : Juste avant l’explosion de la planète Krypton, Jor-El décide de sauver son fils en l’envoyant sur Terre. Le nourrisson est recueilli par le couple Kent qui décide de l’élever comme leur propre fils. L’enfant se met à développer des pouvoirs hors du commun. Une fois adulte, Clark Kent, reporter au Daily Planet, souhaite mener une vie normale. Il ne renie pas pour autant ses capacités à sauver le monde et devient alors Superman : Super-héros volant au secours de la veuve et de l’orphelin, attisant la jalousie de Lex Luthor et l’intérêt de sa collègue Loïs Lane. – Cf : Allociné.

2 : Loïs Lane, la célèbre reporter du Daily Planet, se retrouve aux prises avec un groupe de terroristes. Ces derniers menacent d’anéantir la ville de Paris à l’aide d’une bombe H, placée au sommet de la Tour Eiffel. Superman décide alors de voler au secours de son amie et de sauver Paris de la catastrophe. Cf : Allociné.

3 : Ross Webster, patron d’une puissante société, découvre les talent cachés de l’informaticien Gus Gorman, véritable génie dans son domaine. Webster décide d’exploiter les dons de son employé, afin de prendre le contrôle de l’économie mondiale et d’anéantir Superman à l’aide d’une Kryptonite synthétique. – Cf : Allociné.

4 : Lex Luthor, toujours décidé à anéantir Superman, décide de créer son propre super-héros. Cet androïde, né d’une mèche de cheveux de Superman et alimenté par l’énergie solaire, est une arme destinée à tuer. Il permettra ainsi à Lex Luthor de réaliser en toute liberté ses plans les plus criminels. – Cf : Allociné.

Batman et Batman return
I’m Batman.

Les opus suivants ces deux films de Tim Burton sont à voir pour de grands moments de rigolades, mais si vous voulez vraiment en entendre parler, mieux vaut vous diriger à Nanarland. Batman et Batman Returns ont pris de l’âge depuis 1986, la date de lancement de la seconde série. Avec un casting bien étoffé (Michael Keaton, Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer, Danny De Vito, Christopher Walken…), et un scénario qui s’éloigne de l’œuvre pour la remanier en toute beauté par un fan pour les fans, nous avons à faire avec un chef-d’œuvre du cinéma. Il est à la fois sombre, drôle et tellement imaginatif que l’on retrouve toujours un nouveau détail à chaque visionnage. Ainsi, c’est un tout nouveau Joker que Burton nous sert, un mignon Pengouin et une superbe Catwoman qui n’ont jamais été égalés, car, même si la version de feu Heath Ledger (le Joker) est superbe, c’est bien parce qu’il a réussi à en faire un personnage très différent de ce que l’on avait l’habitude de voir.

23_batman1 : Le célèbre et impitoyable justicier, Batman, est de retour. Plus beau, plus fort et plus dépoussiéré que jamais, il s’apprête à nettoyer Gotham City et à affronter le terrible Joker… – Cf : Allociné.

2 : Non seulement Batman doit affronter le Pingouin, monstre génétique doté d’une intelligence à toute épreuve, qui sème la terreur mais, plus difficile encore, il doit faire face à la séduction de deux super femmes, la douce Selina Kyle et la féline Catwoman qui va lui donner bien du fil a retordre. Si Bruce Wayne apprécie Selina, Batman n’est pas insensible au charme de Catwoman. – Cf : Allociné.

8.DC, les séries

Arrow
Oliver Queen is Alive.

Cinq ans avant le retour d’Oliver Queen, son yacht faisait naufrage peu accidentellement, tuant son père et sa petite amie (?). Notre playboy se retrouve sur une île pas si déserte que ça qui le transformera en super héros, pourquoi ? C’est à découvrir dans cette mode des flash-back qu’il sème par centaine et qu’il vaut mieux garder secrets pour les néophytes… Une toute nouvelle série d’Andrew Kreisberg, Greg Berlanti et Marc Guggenheim qui dévoile enfin son gros méchant… Arrow, et Flash, sont les séries du moment de DC Comics… Adaptée du comics Green Arrow de Mort Weisinger et George Papp, The Arrow perd ses allures de Robin Wood pour reprendre celles de Batman, en plus vert. Il y a eu énormément de séries DC sur Superman, Batman, Wonder Woman et même sur Fash, mais jamais sur ce justicier. La série reprend la mode flash-back et île « déserte » et est un peu trop américaine par moment, mais restait fidèle tout en étant largement plus réaliste que l’originale. Le rythme s’améliore de plus en plus en cours de saison, les tronches de steak haché des acteurs font place à de meilleurs faciès, l’équipage a fait connaissance, c’est agrandi en même temps que le complot qui pèse sur Starling City. Il y a certes de stupides histoires de couples (si nous enlevons le D de Dallas, que nous remplaçons les L par des R, le A par un O et le S par un W, devinez ce que cela fait) créants des longueurs. Et puis il a fallut compter sur le départ de certains acteurs en cours de saison. Starling City, DC univers, et la ville de Green Arrow a reçu cette année un nouveau habitant dans cette troisième saison, qui vient de se clôturer : the Flash ! Leur partenariat avance plutôt bien, c’est à voir ci-dessous. En plus, voir l’acteur qui interprète Jack Harkness et celle qui fait River Song (Doctor Who) dans le même show, ça fait du bien !

24_arrowLes nouvelles aventures de Green Arrow/Oliver Queen, combattant ultra efficace issu de l’univers de DC Comics et surtout archer au talent fou, qui appartient notamment à la Justice League. Disparu en mer avec son père et sa petite amie, il est retrouvé vivant 5 ans plus tard sur une île près des côtes Chinoises. Mais il a changé : il est fort, courageux et déterminé à débarrasser Starling City de ses malfrats… – Cf : Allociné.

ATTENTION : Les séries Flash et Arrow se regardent simultanément, car des cross over ont souvent lieu. Les deux premières saisons de Arrow sont à voir d’une traite, c’est à partir de la saison trois que ça se complique. Voici l’ordre de visionnage : pour une compréhension optimale, il est conseillé de voir le pilot de Flash (l’épisode un), puis d’alterner avec Arrow jusqu’à l’épisode quatre de cette dernière série. Ensuite, regardez le cinquième épisode dans la foulée du précédent, puis reprenez avec l’épisode cinq de Flash. Réalternez jusqu’aux épisodes sept et huit de Flash, à ne pas voir séparément, puis reprenez Arrow là où vous l’avez laissé et ré-réalternez les épisodes d’un en un… jusqu’à l’épisode quatorze et quinze d’Arrow à visionner ensemble, ensuite, réré-réalternez… Jusqu’aux épisodes vingt-et-un et vingt-deux de Flash, puis vous pouvez finir par les épisodes vingt-deux et vingt-trois de Arrow (le final), puis finir par Flash, l’épisode vingt-trois ! C’est complexe, donc si vous voulez la liste complète, c’est ici.

The Flash
The fastest man alive

Constituer une nouvelle série Flash après le triomphe de la série de quatre-vingts-dix est un pari difficile, qu’ont tenté Greg Berlanti, Andrew Kreisberg et Geoff Johns, introduisant de jeunes acteurs prometteurs tels que Grant Gustin ou Carlos Valdes (même si ce dernier a tendance à occulter le héros grâce à son charisme qui n’est pas du tout celui du geek qu’il est censé être). Flash, une série qui se veut plus typé SF et moins sombre que sa voisine Arrow, est une adaptation très clichée est enfantine, possédant donc un bon casting. Nous hurlons tout de même sur le fait que la majorité des personnages féminins tiennent plus des plantes vertes ou des bombasses que de véritables héroïnes ! Destiné à un public de jeunes adultes, l’univers de The Flash tranche avec celui de Arrow. Ce qui pousse parfois ces deux justiciers à de petites engueulades quand à la façon de faire régner la justice dans des villes très différentes : l’une étant corrompue, l’autre étant une cité bien plus paisible. Flash à une façon bien à lui de voir le monde, qui peut paraitre naïve. Peu à peu, il va s’apercevoir « qu’un grand pouvoir vient avec de grandes responsabilités », et va passer douloureusement à l’âge adulte. Les séries Flash et Arrow s’entremêlent, donc les cliffhangers sont souvent difficiles à digérer. Pas le temps de reprendre son souffle dans The Flash ! Il n’y a pas les longueurs de Arrow, existant seulement afin de se conformer à un format. The Flash, un super héros conçut par Robert Kanigher, John Broome et Carmine Infantino, à plusieurs décennies dernières lui, mais ne vieillit pas. Il arrive toujours à percuter le jeune public en s’adaptant moins sévèrement que le supposé Green Arrow. Dans The Flash, au risque de gâcher l’intrigue aux néophytes, les méchants sont révélés dès le pilote. Donc si la découverte du complot est la préoccupation principale de nos personnages, elle n’est pas celle du public de lecteurs de comics, qui serrent les dents en vue des évènements à venir ! Cette série est pleine de promesses et je ne doute pas du fait que nous serons tous agréablement surpris par la reprise dans les mois qui suivent.

25_flashJeune expert de la police scientifique de Central City, Barry Allen se retrouve doté d’une vitesse extraordinaire après avoir été frappé par la foudre. Sous le costume de Flash, il utilise ses nouveaux pouvoirs pour combattre le crime. – Cf : Allociné.

Gotham
There’s nothing more dangerous
than an honest man.

Gotham est de loin La série de l’année. Si elle pouvait passer pour du réchauffé, une autre exploitation de licence indigne d’intérêt, elle nous a tous surpris. Se déroulant dans un Gotham hors du temps pendant la jeunesse de Batman, nous découvrons la genèse des héros et, surtout, des vilains, par le biais des enquêtes de l’inspecteur James Gordon et de son partenaire Harvey Bullock. Les personnages évoluent dans deux cadres opposés, celui des super riches et celui d’une ville gouvernée par la mafia instaurant un régime de terreur. Séparés ? Pas tellement. Tout le monde mouille dans un gigantesque complot gangrénant la société. Au coeur de celui-ci : les Waines, dont le seul descendant n’est âgé que d’une dizaine d’années. Bien décidé à se confronter à la réalité de Gotham, les héros vont se plonger dans une affaire bien trop compromettante et devrons faire de nombreux sacrifices afin de ne pas perdre leurs objectifs de vue, ni qui ils sont. Une série de masques et de dédoublement d’identités, où les apparences sont trompeuses. Parmi les acteurs de la série, citons le trio le plus marquant, celui de Penguin interprété par le talentueux Robin Taylor, Fish Mooney, jouée par Jada Pinkett Smith et Falcone, par John Doman : trois personnages traitres prêts à tout pour contrôler Gotham. Cette série de Bruno Heller, d’une qualité irréprochable, n’est pas basée sur un comics, mais sur un univers. Tout est donc permis, plaire au fandom étant la seule restriction. Bruno Heller, à qui nous devons des merveilles telles que Rome ou The Mentalist, va à présent mettre en scène de futures grandes personnalités telles que The Riddler, The Joker ou Catwoman !

26_gothamTout le monde connaît le Commissaire Gordon, valeureux adversaire des plus dangereux criminels, un homme dont la réputation rime avec « loi » et « ordre ». Mais que sait-on de son histoire ? De son ascension dans une institution corrompue, qui gangrène une ville comme Gotham, terrain fertile des méchants les plus emblématiques ? Comment sont nées ces figures du crime, ces personnages hors du commun que sont Catwoman, le Pingouin, l’Homme-mystère, Double-Face et le Joker ? – Cf : Allociné.

ATTENTION : la série Gotham n’a rien à voir avec les Batman en film. Il s’agit d’un univers alternatif, voire d’un passé, où nous n’entendons pas parler des super héros précédents. Si cela peut vous paraître inintéressant, sachez que vous passez à côté de quelque chose d’énorme !

Constantine
Exorcist, Demonologist,
and
Master of the Dark Arts.

Si l’épisode pilote ne laisse pas un grand souvenir, cela s’améliore par la suite, pour mieux retomber dans le pathos. Constantine est une série comportant plus de bas que de haut. Si certains scénaristes relèvent le niveau, ils n’ont pas la parole quant au complot subjacent. Voilà pourquoi le show a été arrêté à la fin de la première saison. Constantine est un flop : plus personne ne s’intéresse aux histoires d’anges et de démon. Nous en avons déjà soupé, des références bibliques, dans les années quatre-vingt ! Il est grand temps de passer à autre chose. Et le surjeu d’un antihéros à demi censuré par rapport à l’original n’est plus tout à fait drôle. Les personnages sont des caricatures insipides, à la sensibilité digne de jeunes émaux. Cette nouvelle histoire de chasseur de démons, remplie de bondieuseries avec un héros torturé, d’anges psychopathes, de Choses pleines de cornes qui bavent ou font sursauter une héroïne fort sympathique, un peu paumée et bien sexy, ne prône pas l’originalité. Elle pourrait posséder un petit côté british grâce à son héros, mais non : du cliché, encore du cliché. À croire que d’après DC, c’est le prix à payer dans toute adaptation de comics en rapport avec l’univers Flash/Arrow ! Voilà donc pour cette série de Daniel Cerone et de David S. Goyer, tirée, comme je vous l’ai dit précédemment en parlant du film, d’un comics du grand Alan Moore, n’hésitant pas à cracher sur les préjugées de ses lecteurs en concevant des héros anticonformistes ou, dans ce cas-ci, bisexuels. Forcement qu’il a été censuré, dans un show parlant de religion ! Tant pis pour le concept, donc… Hellblazer (tout comme Hellboy de Darkhorse) ne sera jamais bon sur d’autres formats que le papier.

27_seriesChasseur de démons et maître de l’occulte, John Constantine est doté d’une incroyable connaissance des arts obscurs et d’une féroce arrogance. Il combat le Mal, du moins il essaie. Son âme étant déjà damnée, il décide d’abandonner sa campagne contre les forces du Mal, jusqu’à ce qu’une série d’événements le pousse à remonter sur le ring. Torturé par un échec cuisant, il fera tout ce qu’il faut pour protéger les innocents. Voyageant à travers le pays, Constantine met ses compétences à profit pour renvoyer les créatures surnaturelles qui menacent notre monde d’où elles viennent. Après cela, qui sait… il y aura peut-être un jour de l’espoir pour lui et son âme après tout. – Cf : Allociné.

ATTENTION : là, vous devez vous demander pourquoi je ne vous parle pas de ces séries très sympathiques qu’ont été Flash, Wonder Woman ou Mutant X. Ne faisant pas partie de la génération quatre-vingt, je ne les ai jamais vus, et c’est un peu embarrassant, je vous l’accorde. En attendant que je me les procure (en vue d’une future mise à jour ?), il vous faudra vous contenter de cela. Désolé !

9.DC, les « hors séries »

The league of extraordinary gentlemen
A rogue, A scientist, A spy, A Hunter,
A vampire, A beast, An Immortal.

Là ce ne sont pas des héros à collants, mais des « super », provenant de plusieurs classiques de la littérature. N’oublions pas que la genèse des héros modernes c’est faite dans les romans de cape et d’épée et dans les classiques tels que Le fantôme de l’opéra, ou d’autres oeuvres dans lesquelles sont tirées les membres de cette équipe, composée de badass et de bourrins, rétros et élégants : Allan Quatermain, le capitaine Nemo, une vampiresse du nom de Mina Harker, l’homme invisible, le docteur Jekyll et son côté dark, puis de bien d’autres, se fightant dans une ambiance légèrement steampunk sans pour autant le revendiquer. Moins bien perçu par son auteur que le grand V (voir ci-dessous), The League of Extraordinary Gentlemen fut tout de même un excellent film, quoique moins apprécié par la critique et s’éloignant du titre original. Alors, pourquoi tant de louanges ? Et bien, l’époque victorienne et ses coutumes créées un cadre très attirant, même si les us ont été retranscrits de façon à ce que le public si retrouve. Puis, encore une fois, il y a le jeu d’acteur de Sean Connery et de ses acolytes, dans un style plus américain. Dessiné par Kevin O’Neill, le comics est vraiment vraiment mieux. D’ailleurs, si vous avez commencé par le lire, vous ne retrouverez pas l’esprit, mais, de là à dire que ce film est un nanar, je ne suis pas d’accord. Stephen Norrington signe un film d’action tout à son image et peu à celle des fans et, même si nous lui devons des horreurs telles que Blade, il s’est assez bien rattrapé. Pour les fans d’effets spéciaux et d’explosions, pour vous donner envie de découvrir l’univers de ses gentlemen… Ce film aurait mérité son équipe anglaise, je vous l’accorde. Surtout que, dans l’histoire originale, Mina Harker (Dracula) est la leader de cette équipe. Une façon de placer le féminisme au centre d’un univers masculin. Voilà tout le charme de cette histoire, mis de côté pour d’obscures raisons…

28_league_gentlemenL’aventurier Allan Quatermain dirige la Ligue des Gentlemen Extraordinaires, association de sept super héros légendaires, comprenant le mystérieux Capitaine Nemo, la femme vampire Mina Harker, l’invisible Rodney Skinner, le jeune et intrépide agent secret américain Tom Sawyer, l’inaltérable Dorian Gray et l’inquiétant duo Jekyll / Hyde. Venus des horizons les plus divers, les membres de la Ligue sont de farouches individualistes, des exclus au passé ténébreux et agité, dont les facultés hors normes constituent à la fois un atout et une malédiction.

Réunis dans des circonstances exceptionnelles, ils doivent en peu de temps nouer des rapports de confiance, apprendre à fonctionner en équipe. Après avoir embarqué à bord du Nautilus, ils gagnent Venise, où leur adversaire, le diabolique Fantôme, se prépare à saboter une conférence réunissant les plus grands chefs d’État… – Cf : Allociné.

V for Vendetta
Freedom Forever.

À moins d’être une huitre perlière, je suis sûr que vous avez déjà tous vu ce masque à moustache. Alors, sans pour autant sponsoriser le parti Anonymous, en restant neutre et politiquement correct pour le cas où, je vais vous parler de ce chef-d’oeuvre. V est un héros DC imaginé par Alan Moore qui lui dédia sa série éponyme, parue entre 1982 et 1990, formant un unique intégral illustré par David Lloyd. Le film de James McTeigue, V for Vendetta, sortie en 2006, est une des meilleures adaptations qu’il m’a été donné de voir. Elle colle à la fois extrêmement bien avec l’histoire originale, tout en apportant un gros plus à l’œuvre, ce qui n’est pas étonnant vu que le staff en charge de la prouesse n’est autre que les frères et sœurs Wachowski. Ce comics est assez représentatif de l’œuvre d’Allan Moore. Ce dernier ne s’est pas gêné pour placer quelques références littéraires, peut-être moins visibles que dans la League of Extraodinary Gentlemen, en plus de baser son histoire sur la Conspiration des Poudres. Le film, quant à lui, doit ses oscars non seulement grâce à son scénario, mais aussi en raison des très bons jeux d’acteurs « à l’Anglaise » de grands noms tels que Hugo Weaving, Natalie Portman, Stephen Fry ou encore John Hurt. Bien sûr, sa violence, sa cruauté et son excellent message politique n’en font pas un film tout public. Ce n’est pas un mal, car, sinon, il n’aurait sûrement pas autant secoué ses spectateurs. Bref, V est un héros à suivre. Même si sa politique anarchiste est à revoir, il est un symbole plein de promesses, tel l’un des personnages de comics qui marqueront notre époque (PS. Je trouve dommage qu’en France nous n’ayons pas un joli parlement à faire sauter…). V for Vendetta, la meilleure adaptation selon Poulpy.

29_VLondres, au 21ème siècle…

Evey Hammond ne veut rien oublier de l’homme qui lui sauva la vie et lui permit de dominer ses peurs les plus lointaines. Mais il fut un temps où elle n’aspirait qu’à l’anonymat pour échapper à une police secrète omnipotente. Comme tous ses concitoyens, trop vite soumis, elle acceptait que son pays ait perdu son âme et se soit donné en masse au tyran Sutler et à ses partisans.

Une nuit, alors que deux « gardiens de l’ordre » s’apprêtaient à la violer dans une rue déserte, Evey vit surgir son libérateur. Et rien ne fut plus comme avant.

Son apprentissage commença quelques semaines plus tard sous la tutelle de « V ». Evey ne connaîtrait jamais son nom et son passé, ne verrait jamais son visage atrocement brûlé et défiguré, mais elle deviendrait à la fois son unique disciple, sa seule amie et le seul amour d’une vie sans amour… – Cf : Allociné.

Watchmen
Tonight, a comedian died in New York.
Somebody knows why. Somebody knows.

The Watchmen est une équipe de super héros dark au possible. Dans cette uchronie, les USA ont gagné au Viêt Nam grâce aux Watchmen et, surtout, au docteur Manhattan (prénommé comme le projet Manhattan), qui a éradiqué toute la menace avec ses super pouvoirs, comme le firent les ogives nucléaires à Hiroshima et Nagasaki, c’est à dire en dissuadant quiconque oserait s’attaquer à l’Amérique toute puissante. Il en a découlé de bien plus gros conflits, comme le prolongement de la guerre froide, sans compter que cela a plongé le pays dans la décadence. À la fin de la guerre, les possesseurs de pouvoirs tout comme les justiciers ont perdu le droit d’exercer leurs fonctions à cause des problèmes et des traumatismes que transportait leur image effrayante pour la population. Les super héros sont de douloureux souvenirs des atrocités d’une guerre que tous préfèrent oublier. Beaucoup de films de guerre décrivent très bien ces années, quand les soldats rentrent du front et ne retrouvent plus leurs repères en arrivant chez eux. C’est ce qui est arrivé aux Watchmen. Le comics retranscrit plus en détail ce passage, le film ne pouvant tout condenser en deux heures. Au tout début, un de ses anciens héros devenu clochard, le fanatique Rorschach, monologue sur tout un tas de choses pas très folichonnes (ce n’est pas un film très amusant, voyez-vous) en enquêtant sur la mort d’un de ses ex-collègues. Comme tous les Alan Moore, ce comics est très adulte et très critique, ça ne se finit jamais avec un « et ils vécurent heureux et firent plein de bébés lapin », mais avec un « et la guerre froide se prolongea et ils furent tous dans le caca ».

Au cours du film, nous rencontrons les ex-Watchmen qui se sont à peu près tous décrépis, sont devenus alcooliques et ont du mal à payer le loyer, poussés par Rorschach, qui aimerait que revienne l’âge d’or des super héros. Tous ont des personnalités différentes : le Doctor Manhattan perdant son humanité devient une sorte de divinité lassée, The Owl oscille entre l’envie d’aider son ami et l’impression qu’il n’est pas à la hauteur du costume (laissons là le spoil)… Une des meilleures réalisations de Zack Snyder. Ce fut un projet très long à concrétiser, pourtant cela valait le coup : tout ici est extra, du opening au ending. Il n’y aura pourtant pas de suite, le comics étant retracé dans son intégralité et les critiques l’ayant descendu à cause du fait qu’il soit trop dérangeant et parlant de sujets encore tabous (puis, il faut dire que, dans la tête des gens, un comics qui n’est pas accessible aux enfants, c’est une abomination). Il faudra se contenter d’un seul film, mais quel film ! Il est juste sensationnel (âmes sensibles s’abstenir).

30_watchmenAventure à la fois complexe et mystérieuse sur plusieurs niveaux, « Watchmen — les gardiens » — se passe dans une Amérique alternative de 1985 ou les super héros font partie du quotidien et où l’horloge de l’Apocalypse — symbole de la tension entre les États-Unis et l’Union Soviétique — indique en permanence minuit moins cinq.

Lorsque l’un de ses anciens collègues est assassiné, Rorschach, un justicier masqué un peu à plat mais non moins déterminé, va découvrir un complot qui menace de tuer et de discréditer tous les super héros du passé et du présent. Alors qu’il reprend tout contact avec son ancienne légion de justiciers — un groupe hétéroclite de super héros retraités, seul l’un d’entre eux possède de véritables pouvoirs — Rorschach entrevoit un complot inquiétant et de grande envergure lié à leur passé commun et qui aura des conséquences catastrophiques pour le futur. Leur mission est de protéger l’humanité… Mais qui veille sur ces gardiens ? – Cf : Allociné.

The spirit

My city, I can not deny her. My city screams.
She is my mother. She is my lover, and I am her Spirit.

The spirit est un héros à chier dont le seul pouvoir, à part se manger des immeubles en essayant d’avoir la classe (il accumule les plus gros fails possible), est d’être immortel. Quand la darkitude de Sin City part en live, quand les méchants sont de plus en plus WDF, comment faire en sorte que le spectateur ressente autre chose qu’une crise de fou rire et un peu de peine ? C’est à découvrir chez The Spirit, de Frank Miller. Oui, je ne parle pas de ce vieux film du 20e siècle qui sortait en même temps que d’autres adaptations bien ridicules (qui ne tuent pas) comme The Shadow. Un autre mal connu du cinéma avec Samuel Lee Jackson dans le rôle de The Octopus (mon nouveau méchant préféré !) et Gabriel Macht, sorti en 2008 (une excellente année). C’est bien entendu une adaptation, mais cette fois d’un vieux comics des années 40, de Will Eisner, qui n’a plus grand-chose à voir avec l’original, le parodiant (respectueusement) plus qu’autre chose. Ce qu’il m’a le plus marqué : chats, clones débiles, pub Panzani, chats, poulpe, bouillasse… Non, pas besoin de pétard pour planer avec celui-ci. Quand il est sorti, entre Batman et les Watchmen, on en avait bouffé du monologue bien dark, alors quelqu’un se devait d’oser en tirer partie pour un film pseudo humoristique, se soit rendu compte du ridicule de la chose et en ai fait une référence sortie bien à propos. Il y a aussi de la baston théâtrale, une mignonne histoire d’amour entre ce looseur de Spirit et une étrange femme fatale qui n’a rien de cliché, un peu d’humour noir et quelques mises à niveau de votre taux de connaissances en mythologie, comme tout bon comics sait le faire. Rempli de canons et pas qu’au figuré, The Spirit n’est pas juste un classique littéraire, mais aussi une très bonne œuvre. Il est vrai que le poulpe que je suis à d’étranges recommandations, celle-là c’est à voir tranquille chez soi pour ne pas choquer vos voisins, chats, poêles à frire et j’en passe (il y a certaines moqueries qui ne sont pas au goût de tous).

31_spiritDenny Colt, un ancien flic, revient mystérieusement d’entre les morts. Il est désormais le Spirit, combattant du crime dans les rues obscures de Central City. Son ennemi juré, Octopus, a un but bien différent : dans sa folle quête d’immortalité, il s’apprête à détruire la ville. Aux quatre coins de la cité, le Spirit traque le tueur. Sur son chemin, le héros masqué croise des femmes, toutes sublimes, qui cherchent à le séduire, l’aimer ou le tuer… Seul son amour de toujours ne le trahira pas : Central City, la ville qui l’a vu naître… deux fois. – Cf : Allociné.

Des séries animées sur les super héros, il y en a eu beaucoup, et la plupart se tournent vers le jeune public. Il faudrait plus d’un article sur ce sujet, afin de vous parler de la grandiose série Batman des années quatre-vingt, ou des versions manga de nos héros. Ou de la toute première animation de Superman, très cartoon… En Amérique, les séries animées sont forcement pour les petits, et il n’y a pas grand-chose à garder dans tous ses shows destinés à vendre des jouets. Je vais donc quitter l’univers Marvel/DC pour ne pas vous parler des tortues ninja, non, mais des héros à la Disney/Pixard.

10.Les dessins animés Disney/Pixard

The Incredibles

No matter how many times you save the world,
it always manages to get back in jeopardy again.
Sometimes I just want it to stay saved, you know ?

Cela fait dix ans qu’est sorti The Incredibbles des studios Pixars (avant le rachat par Disney). Un Watchmen pour enfant qui parle d’une famille de super héros à la retraite suite à un décret interdisant aux détenteurs de pouvoir d’exercer leur « profession », mais qui ne serait pas contre le fait de reprendre du service. Cet anime était superbe pour l’époque tant les moyens techniques qui avaient été développés créaient un beau rendu. Il se regarde encore bien maintenant. Et, scoop ! Un nouveau est en préparation ! Il est comme tout bon Pixars, familial, mais rigolo, et, dans ce studio, on ne vous prend pas pour des cons : on s’amuse à chaque fois (sauf pour Nemo et Cars, mais ça ne fait rien, ils ont un bon rendement). D’après une idée de base de Brad Bird, c’est le premier cartoon comprenant des personnages humains de Pixar, il a donc fallu beaucoup de temps et de préparation pour le sortir et ce fut l’un des films les plus attendus de l’année 2004. Quand je l’ai vu, un passage m’a rendu assez triste : lorsque nous apprenons la mort de certains super héros, car je trouve que s’il y a un crime aussi impardonnable que de faire mal à des animaux, c’est de tuer des héros. Choquant, cela donne une autre profondeur à l’histoire. Un autre passage marquant, celui de la couturière qui vaut son pesant, avec un doublage vraiment marrant en français, mais je vous laisse découvrir… C’est une très bonne comédie qui n’a que peu de défauts et qui est malheureusement sous-estimée par les collègues, lors des écritures d’article de ce genre.

32_incrediblesBob Paar était jadis l’un des plus grands super héros de la planète. Tout le monde connaissait « Mr. Indestructible », le héros qui, chaque jour, sauvait des centaines de vies et combattait le mal. Mais aujourd’hui, Mr. Indestructible est un petit expert en assurances qui n’affronte plus que l’ennui et un tour de taille en constante augmentation.

Contraint de raccrocher son super costume quinze ans plus tôt à la suite d’une série de lois ineptes, Bob et sa femme, Hélène, ex-Elastigirl, sont rentrés dans le rang et s’efforcent de mener une vie normale avec leurs trois enfants.

Rongeant son frein, rêvant de repasser à l’action, Bob bondit sur l’occasion lorsqu’une mystérieuse convocation l’appelle sur une île lointaine pour une mission top-secret. Il va découvrir que derrière cette alléchante proposition, se cache un génie malfaisant avide de vengeance et de destruction. – Cf : Allociné.

Bolt
A Hero is Unleashed

Bolt est l’histoire d’un chien se prenant pour un super héros/espion débarquant dans le vrai monde, loin du studio de cinéma duquel il s’est, bien malgré lui, échappé. Ce film d’animation de 2008 par Byron Howard et Chris Williams regroupe des grands noms dans le cast, comme John Travolta, mais surtout Chloë Moretz. C’est un Disney Pixar qui n’a pas manqué de budget et qui a, forcément, une plus jolie animation et un plus joli design que son prédécesseur, The Incredibles. Moins typé comics que celui-ci, c’est néanmoins un film de ce genre-ci, mais sans costume… Ce serait étrange pour un chien. Il serait bon que vous vous souveniez des vieilles animations tels que le Krypto, mais cela n’a pas grand-chose à voir. Il ne s’agit pas d’un film où ne vivent que les animaux, mais, comme toujours chez Pixar, d’un film où l’histoire se déroule du point de vue d’animaux qui coexistent avec les humains. J’aurais aussi aimé vous parler des Super Nanas, The Powerpuff Girls, de Cartoon Networks, mais étant donné que cette série est assez difficile à trouver, je me suis abstenu (je vous la conseille tout de même). À montrer à vos enfants, neveux, petits frères et j’en passe, il n’y a pas que des chiens, alors si vous êtes amateur de félins, rongeurs ou pigeons, vous allez être servit. Bien sûr, il n’y a pas de princesses, donc cela s’adresse à un public de « garçons », mais, franchement, je ne vois pas pourquoi il faudrait être sectaire envers les doubles chromosomes X… C’est un film très mignon, mais surtout marrant et attachant, après il faut aimer les animaux. Il y a beaucoup d’animations sur les super héros, la plupart sont américains et se basent sur de grosses licences pour un public enfantin, ce n’est pas toujours terrible, mais certains se détache du lot, surtout que les japonais s’y mettent aussi. Je me rappel d’un animé Batman, de Tortues Ninja et un autre X-Men qui ne nous rajeunit pas (voir le paragraphe d’avant)…

33_boltPour le chien Volt, star d’une série télévisée à succès, chaque journée est riche d’aventure, de danger et de mystère — du moins devant les caméras. Ce n’est plus le cas lorsqu’il se retrouve par erreur loin des studios de Hollywood, à New York… Il va alors entamer la plus grande et la plus périlleuse de ses aventures — dans le monde réel, cette fois. Et il est convaincu que ses superpouvoirs et ses actes héroïques sont réels…

Heureusement, Volt va se trouver deux curieux compagnons de voyage : un chat abandonné et blasé nommé Mittens, et un hamster fan de télé dans sa balle de plastique appelé Rhino. Volt va découvrir qu’il n’est pas nécessaire d’avoir des pouvoirs extraordinaires pour être un vrai héros… – Cf : Allociné.

Les deux derniers chapitres résument les meilleurs films de super héros, pour leur qualité comme pour leur concept, qui se sont faits pendant ses dernières décennies. Certains sont très sombres, d’autres très lourds, mais ce ne sont en aucun cas des nanars indignes de votre intérêt. Je vous les ai sélectionnés afin que vous puissiez avoir un autre aperçu de l’habituel « super ». Vous avez vu qu’un héros n’a pas besoin de pouvoir ou d’habilité particulière pour défendre son prochain. Là, cela vous sera répété (Scott Pilgrim, Super). Vous découvrirez aussi des personnalités aux superpouvoirs, mais sans costume ni même, parfois, sans état d’esprit héroïque. C’est tout de suite :

11.La nouvelle génération

Unbreakable

How many days of your life have you been sick ?

Samuel Lee Jackson n’est pas seulement connu pour son rôle en tant que Nick Fury, directeur du Shield, mais, toujours chez les supers héros, pour son personnage d’Elija Price, un amateur de comics atteint de la maladie des os de vers. Un personnage vénérant la force des héros qu’il ne pourra jamais être. Un riche collectionneur, s’entichant de son contraire, David Dunn (joué par Bruce Willis). Lui est un pauvre garde qui a comme pouvoir le fait de ne jamais tomber malade, de ne jamais se blesser. Voilà le seul point étrange du film, qui se passe d’explications. Une oeuvre réalisée par Night Shyamalan, possédant une intrigue plus poussée et moins flagrante que le Sixième sens (du même auteur). En parlant de sixième sens, ce cher Bruce semble en posséder un. C’est grâce à cela qu’il va devenir un héros, protégeant des personnes en détresses, poussé par son côté altruiste et par son nouvel ami, qui semble avoir de grands projets le concernant. David Dunn n’a pas d’identité secrète, de costume, ou de grands plans concernant le futur de l’humanité. C’est juste un bon gars ne sachant plus où il en est, qui cherche un but à son existence, qui se retrouve dans le rêve d’un personnage tout aussi paumé, mais possédant une certaine détermination que, jusqu’à la fin, nous n’arrivons pas à comprendre. Si le final paraît un peu grossier pour le spectateur cherchant du réalisme dans une oeuvre qui s’annonçait comme telle, il est tout de même fascinant. Voici une nouvelle façon de concevoir le film de super héros, non pas comme un comics, mais comme l’envers du décor. C’est aussi une bonne critique de ces BD populaires et du phénomène qu’elles engendrent. Unbreakable n’est pas un film très réjouissant. Son ambiance est pesante, digne d’un thriller fantastique, qui reprend d’une étrange façon toutes les facettes du développement du super héros, de ses origines au combat final, loin des effets que nous retrouvons d’habitude.

34_unbreakableElijah Price souffre depuis sa naissance d’une forme d’ostéogénèse. S’il reçoit le moindre choc, ses os cassent comme des brindilles. Depuis son enfance, il n’a de cesse d’admirer les superhéros, des personnages qui sont tout l’opposé de lui-même. Propriétaire d’un magasin spécialisé dans les bandes-dessinées, il épluche pendant son temps libre les vieux articles de journaux à la recherche des plus grands désastres qui ont frappé les Etats-Unis. Il se met alors en quête d’éventuels survivants, mais y parvient rarement. Au même moment, un terrible accident ferroviaire fait 131 morts. Un seul des passagers en sort indemne... – Cf : Allociné.

Misfits

A group of young people doing mindless shit all day.
Face it man it’s bound to happen. It always does.
It’s biology. Or physics. One of those.

Et le coup de cœur du poulpe, Misfits, une série anglaise de Howard Overman qui s’est terminée l’an dernier à sa cinquième saison. Cela parle d’une bande de jeunes à problème se retrouvant à faire les super héros, pour le pire… Lors d’un étrange orage certaines personnes vont se retrouver dotées de capacités surnaturelles, mais, au lieu de les utiliser à la comics ils vont se retrouver dans d’innommables merdes et devront creuser pas mal de trous. Cette super série d’antihéros totalement barges, dans l’obligation de réaliser des travaux d’intérêt généraux dans un quartier assez pourrie, n’est pas à dénigrer. Cent pour cent british, nous rencontrons une jeunesse à problème, un peu à la Skins, qui lutte pour se faire une place dans une société qui les rejette pour leurs anormalités. Alors, quand celles-ci prennent la forme de pouvoirs, les dotant de dons hors du commun, ils ne savent pas quoi en faire. Rejetant leurs nouvelles capacités ainsi que toutes amitiés, ils vont se forger une défense envers leurs ennemis, parfois loufoque, en se soudant. Enfin, nous nous fichons de savoir d’où leur viennent leurs pouvoirs. Tout ce qui intéresse le public, c’est la façon dont ces jeunes vont transiter vers une nouvelle vie. Car pour eux la vie est une affaire de tous les jours, et que dans leur cas, elle peut-être bien courte. Chaque année commence avec un remaniement des personnages principaux, ce qui signifie qu’il y a toujours de nouveaux pouvoirs de plus en plus originaux. Et puis, dans Misfits, il n’y a pas de vision du bien ou du mal. Juste des personnages torturés aux opinions bien tranchées, parfois caricaturaux ou très chiants, qui deviennent attachants. Il n’y a pas d’autoapitoiement dans Misfits, moins que dans Chronicle, la réponse américaine.

35_misfitsCinq jeunes marginaux qui n’ont rien en commun se retrouvent en même temps à devoir remplir des travaux d’intérêts généraux. Un jour, ils essuient un puissant et étrange orage et, au sortir, se retrouvent tous affublés de superpouvoirs… – Cf : Allociné.

Chronicle
Boys will be boys.

Ce film de Josh Trank est un tout autre style, qui n’a rien à voir avec les comics. Filmée avec une caméra à l’épaule, puisque c’était à la mode dernièrement, cette oeuvre questionne l’audience sur ce qui se passerait si des personnes normales se retrouvaient avec des super pouvoirs. Il n’y a pas de morales, de costumes flashsy ou de stéréotypes, c’est un Mistifts à l’américaine, avec quelques défauts hollywoodiens : le gentil gagne toujours, des drapeaux vont être posés partout, et la jeunesse à un tel besoin de reconnaissance qu’elle en devient nombriliste avec sa façon de se filmer soi-même, puis de laisser des messages moralisateurs. Enfin, le fait que le film se déroule du point de vue d’un adolescent en passe de se transformer en « super vilain » est plutôt une bonne trouvaille, pas empruntée, cette fois. Nous pouvons dire que ce film est original sur bien des points, qu’il est surtout bien pompé, mais pas extrêmement lourd. Il n’y a pas d’humours, comme dans son éponyme anglais, il n’y a pas d’explications sur l’origine de leurs facultés, juste une histoire d’étudiants en marge. Voilà encore de petits questionnements sur l’âge adulte posé à la jeunesse, qui sont pourtant accessibles à de vieux snock comme nous.

36_chronicleAprès avoir été en contact avec une mystérieuse substance, trois lycéens se découvrent des superpouvoirs. La chronique de leur vie qu’ils tenaient sur les réseaux sociaux n’a désormais plus rien d’ordinaire…

D’abord tentés d’utiliser leurs nouveaux pouvoirs pour jouer des tours à leurs proches, ils vont vite prendre la mesure de ce qui leur est possible. Leurs fabuleuses aptitudes les entraînent chaque jour un peu plus au-delà de tout ce qu’ils auraient pu imaginer. Leur sentiment de puissance et d’immortalité va rapidement les pousser à s’interroger sur les limites qu’ils doivent s’imposer… ou pas ! – Cf : Allociné.

12.Parodies et comédies

Mystery men
Sometimes, the true hero is
the one with the courage to run away.

Là c’est du lourd, du gros lourd potache, presque. Mystery Men, la parodie de super héros de Kinka Usher (un illustre inconnu) n’a pas donné de suite, au grand regret des cinéphiles qui l’ont pourtant bien applaudi. C’est bien une adaptation de comics, très rétro (1999), édité chez Dark Horse avec un scénario de Bob Burden (jamais sorti en France). Les Mystery men est une équipe d’antihéros avec des pouvoirs bien bidons (un barge qui se prend pour un berserker pour frimer et se rendre ridicule, un pseudo fakir anglais balançant l’argenterie familiale (mais pas les couteaux, hein) sur la tronche des méchants, un type bizarre armé d’une pelle pour un souci d’originalité, un gros dégueu qui peut asphyxier les gens en leur pétant à la gueule (ça vole haut), une fille étrange qui garde le crâne de son père dans une boule de bowling magique, un type qui peut être invisible si personne ne le regarde…) qui en a un peu marre de se faire rétamer la gueule. Tous vont se retrouver au centre d’un énorme conflit impliquant la survie de l’humanité, déclenché par le méchant le plus kitch possible, Casanova Frankenstein, qui a kidnappé le héros national (lui aussi est super stupide).

Si vous n’avez jamais entendu parler de ce truc, c’est normal, et c’est pour ça que je le cite parce qu’à sa sortie, quand j’étais un bébé poulpe, il m’a bien fait rire. C’est encore du grotesque à l’américaine, dans le bon sens du terme ce qui est rare de nos jours. Franchement, même Austin Power aurait honte de regarder cette une bonne caricature de l’univers des super héros (pas comme le tout pourri Super Hero Movie), qui n’a pas besoin d’explications pour allez au cœur de l’action, là où ça fait bien rire. Le gros problème que nous rencontrons ici, c’est que ce film a mal vieillit : 1. les blagues de prout, passé un certain stade ça ne fait plus rire personne, et, 2. surjouer ça crains, surtout que perso, quand je vois la tronche de Jim Carrey trop longtemps ça m’irrite, alors toute une équipe… Un des derniers reliefs du temps ou Hollywood osait faire dans la déconne sans se poser trois mille questions sur la valeur commerciale, car en donnant peut de moyens, il y en a qui arrivaient à créer de bons effets.

37_mysteryTrois modestes apprentis héros, Roy surnommé M. Furieux, le gentil Jeffrey, spécialiste du lancer de fourchettes appelé le Fakir bleu et Eddie, virtuose du maniement de la pelle, arpentent les rues de Champion City dans l’espoir d’exercer leurs dons contre quelque méchant et ainsi attirer l’attention des médias.

Seulement Champion City a déjà son héros, capitaine Admirable, bien sous tout rapport et vaniteux comme un paon. La chance se présente aux trois lascars quand ce dernier se fait séquestrer par le terrible Casanova Frankenstein. – Cf : Allociné.

My Super Ex-Girlfriend
You broke my heart! Now, I’m going
to break your EVERYTHING !

Les deux films suivants sont des histoires de couples entre héros, l’un est plus approprié que l’autre selon votre génération. My Super Ex-Girlfriend est une comédie humoristique à l’Américaine d’Ivan Reitman avec Uma Thurman dans un nouveau rôle de femme fatale complètement barge qui vous fera bien rire. Ce film est très pathos, voir surfait, mais, si vous laissez votre cerveau dans un bocal, il se regarde. L’héroïne, G-Girl, est une sorte de Wonder Woman parodiée. Voici donc une romance à l’Américaine, légère, puisque les personnages ne semblent pas avoir de grandes réflexions sur les lois les plus basiques de la gravité… Pire, ce sont tous des clichés (un peu à la Friends) aux agissements irréalistes. Un film à voir une fois, pour ses passages amusants et détendants, rien de plus. Avec Mystery men, vous avez un aperçu de ce qui se fait de mieux en la matière aux USA. L’adaptation suivante, cette fois, nous vient du Canada.

38_girlfriendMatt est charmant, jeune architecte, mais assez maladroit avec les femmes. Jenny est réservée, travaille dans une galerie d’art et mène une vie mystérieuse : elle est en fait G-Girl, la super héroïne qui fait régner l’ordre dans la ville.

Mais quand Matt décide de rompre, il apprend à ses dépens qu’on ne quitte pas impunément une super héroïne. La vengeance de G-Girl sera terrible et la vie de Matt va devenir un enfer… – Cf : Allociné.

Scott pilgrim
An Epic of Epic Epicness.

Scott Pilgrim est un cartoon/comics canadien pour ado créé par Bryan Lee O’Malley. C’est une petite série indépendante qui ne vaut son succès que grâce à sa qualité et non aux moyens financiers de l’éditeur. Les volumes enchaînent les combats à la façon d’un shonen manga avec plein de références aux jeux vidéo, du DDR au shoot them up, donc nous sommes bien dans un cadre de geeks. L’adaptation d’Edgar Wright a difficilement transposé la BD, car, comme elle est totalement « what da fuck », il ne fallait en aucun cas que cela soit réaliste. Ce film en a décontenancé plus d’un, personnellement je le trouve trop gamin. Le cast en fait des tonnes pour être « branchouille », et la romance pour ado est ridicule… Mais l’oeuvre est bien faite quoique peu marquante. Même si je ne suis pas un grand fan de l’histoire, la touche du réalisateur fait que c’est une très bonne réalisation, bien poilante, avec peu de clichés et très légère. Je vous conseille de la voir sans aprioris afin que vous vous fassiez votre propre opinion. Une série d’animation moins sympa a été diffusée dès 2010, bien sûr nous n’en avons pas entendu parler en France, et elle aussi a bénéficié d’un bon budget. Cette fois, elle a plus été conçue pour les trentenaires qui ne sont pas tout à fait sortis du lycée.

39_pilgrimScott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur – et qui est de retour en ville – et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie — en rollers — l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. À mesure que Scott se rapproche de Ramona, il est confronté à une palette grandissante d’individus patibulaires qui peuplent le passé de sa dulcinée : du mesquin skateur à la rock star végétarienne en passant par une affreuse paire de jumeaux. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ». – Cf : Allociné.

Super
Shut up crim.

De l’humour noir, difficile à digérer, car cru, qui ne plait pas à tout le monde : Super, de James Gunn (Guardians of the galaxy) est une réponse tout en finesse à Kick-ass, mais une réponse non-voulue. En effet, les deux réalisateurs ont développés leurs projets durant les mêmes années. Ne possédant pas le même budget, plus intimiste, ce long métrage parle d’un vieux geek qui voit l’amour de sa vie partir avec un mafieux. Se rendant compte que s’il l’a perdu, c’est bien parce que sa vie est plate, sans risque ni intérêt, il quitte son monde imaginaire et devient un super héros. Il se créer donc un costume, se trouve une arme, descends dans la rue, tente de combattre le crime (ce qui est plus difficile que prévue), se prends des roustes, se fait remarquer et, finalement, engendre à son tour un phénomène. D’autres vont combattre le crime à leur façon, l’imitant quelque peu afin de rompre leur propre monotonie. C’est une comédie très sombre, qui présente une Amérique telle qu’elle est, en vraie, avec ses problèmes liés à la criminalité qui n’est pas tournée en ridicule. Drogués ou fous, les personnages ne sont pas très nets. Vous pouvez voir que les performances des actrices Ellen Page et Liv Tyler sont criblantes de réalisme. Dans ce film, il n’y a pas de « happy ending », juste une histoire de couple tournant à la tragédie. Le rêve d’incarner un super héros tourne au cauchemar, la vie réelle s’interpose, car il n’est pas aussi facile de la quitter. Les héros vont donc, après leurs expériences vouées à l’échec, faire avec.

40_superUn homme décide de devenir un super héros après avoir vu sa femme succomber aux charmes d’un dealer. Mais il n’a pas de superpouvoirs… – Cf : Allociné.

Birdman
popularity is the slutty
cousin of
prestige.

Nous finissons cet article par Birdman, qui n’est pas un film de super héros, mais qui vous intriguera peut-être. Nous sommes capables de faire de tout avec un super héros. Nous pouvons le faire combattre les méchants, comme nous pouvons en faire la représentation d’une maladie mentale. Une image représentant l’ancien rôle d’un acteur de cinéma concevant sa propre pièce à Broadway. Un personnage. Lui, jeune, une réussite, un but. Birdman est l’envers du héros schizophrène revenant sur sa vie pendant sa crise de quarantaine. Ce héros, Riggan Thomson, est un acteur fini qui a laissé s’échapper sa famille et qui en recolle difficilement les bouts. Filmé d’une façon peu commune par Alejandro González Iñárritu, cette comédie sentimentale est une adaptation de la nouvelle What We Talk About When We Talk About Love de Raymond Carver. Politiquement correcte, elle connut un bon accueil, car, malgré une certaine mollesse due au genre, elle allie scénario étoffé, renvoie à la psychologie de personnages interprétables par bien des personnes et très, très, bons jeux d’acteurs. Nous ne pouvions pas nous attendre à moins de la part de personnes tels que Michael Keaton, Edward Norton, ou bien Emma Stone. C’est à découvrir.

41_birdmanÀ l’époque où il incarnait un célèbre super héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego… S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir… – Cf : Allociné.

Et voilà pour la première critique de film, sur l’Antre de Poulpy !
N’hésitez pas à revenir pour un autre article, qui paraitra très bientôt.

Les plus belles choses sont les plus fragiles. Ce n’est pas qu’un rien peut les casser, mais que nombreux sont ceux qui s’y essaient. Une fois que vous avez compris cela, vous verrez l’utilité du super héros dans la culture. Vous êtes nombreux à baisser les bras avant même de protéger ce qui vous est cher, alors que le super héros vous rappelle l’importance de vos actions. Ne laissez pas les a priori tuer ses créations collectives ! Et à bientôt pour une seconde rediffusion sur l’Antre du poulpe.

Poulpy.

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A propos poulpinounet

Poulpy, c'est un poulpe à tout faire. Il se doit de disperser ses tentacules sur plein de supports... Ce poulpe est graphiste (donc masochiste), il parle de lui à la troisième personne (sérieux ?), est reporter (surtout), et critique. Minimoi s’essaie donc à au dessin, à la photo, et aussi : j’écris (un peu). Mes dessins font place à des montages, les montages à des textes, des histoires, des articles... Blogueur invétéré, Poulp(inounet) ne fait pas que promouvoir la culture, il crée également ses propres œuvres, pour lui comme pour d'autres.
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