Necronomi’con, partie 1

Necronomi’con !
La première convention lovecraftienne française organisée par l’AoA production

La première convention Lovecraft française dédiée à l’univers d’H. P. Lovecraft sous tous ses aspects s’annonce les 4 et 5 juillet 2015 à Lyon. Sous l’égide d’AOA production, auteurs, artisans, musiciens et autres spécialistes et amateurs du mythe de Cthulhu se retrouveront donc à la Maison Ravier. – le site de la Necronomi’con.

Un salon… Mortel ! Ou pas, en fait, quand on voit le splendide accueil qui lui a été fait en ce week-end de l’indépendance américaine. Oui, il y a de grandes chances que la Necronomi’con perdure d’éon en éon… Et ce sera tous les deux ans, m’a-t-on dit ! Qu’avons-nous vécu à la Necro, qu’est-ce qu’il ne fallait pas rater… Pourquoi nous tarde-t-il tant d’y retourner ? Les réponses, c’est tout de suite sur l’antre de Poulpy.

« Flash, flash, effets spéciaux, petite musique, et là on insère une photo » ;)

01_siteAlors, à propos des photos, justement. Je ne suis toujours pas équipé afin de vous fournir de bons clichés, donc pour la seconde parie de l’article, qui est à venir, j’ai pioché un peu partout sur le web. Les photographes seront bien sûr crédités. Allez, ne perdez pas les bonnes habitudes, et n’hésitez pas à cliquer sur quelques liens. Tiens, en parlant de liens :

Qu’est-ce que la Necronomi’con ? Qui sont les organisateurs et que nous veulent-ils ? Des articles « prologue » made by your favorite octopus ! Non, plus sérieusement, voici le site de l’événement et puis celui de l’AoA. Si vous étiez des nôtres ce week-end et que vous avez raté des conférences (ou que vous cherchez une information particulière), il y aura (ou il y a déjà) des enregistrements, des films, et des clichés, qui vous rappelleront de bons souvenirs. Il y en a également sur le fameux site d’ActuSF. Bref, comme je disais, et parce que j’aime les phrases préformatées (miam) : trêve de plaisanteries, et place à l’article !

02_introPoulpy le poulpe, attaché de presse pour les éditions de la Clef d’Argent, vous souhaite une bonne lecture et vous remercie d’avoir été aussi nombreux à participer au jeu concours « câliner Cthulhu » :)

Première partie : de bons retours

En ce soir où j’écris ces lignes, confortablement assis à une terrasse — accompagné d’une bière revigorante —, la chaleur humaine s’échappe de la maison Ravier et reste en suspension dans l’air environnant. Cela au risque d’étouffer les pitoyables êtres bidimensionnels que nous sommes. En effet, la Necro’ a eu lieu en pleine canicule. Ce sera la première et dernière fois, à propos, car les organisateurs pensent organiser l’événement en février, m’a-t-on également dit, nous en saurons forcément plus dans quelque temps. Je vous laisse imaginer les stigmates que laissent une table ronde ou une séance de projection sur le public suintant dans une petite « salle de classe ». Heureusement qu’une buvette (accessible aux végétaliens !) sert constamment de quoi épancher notre soif. Mais, pourquoi endurer toutes ses tortures météorologiques, me demanderiez-vous ? Par passion, mes chers ! Par amour pour les Yogsothoteries, comme dirait le maître de Providence. Oui, ce salon fut une réussite, que je vais vous décrire.

1. L’ambiance. On dit que les lyonnais sont sectaires… Pas du tout. Le gros bonus de ce festival était de pouvoir enfin rencontrer, en chair et en os, tous les contacts lovecraftiens qui hantent sans fléchir groupes et forums, d’année en année. Imaginez l’aubaine ! L’autre gros avantage était de pouvoir approcher les invités sans les faire (trop) fuir, un peu comme lors du Bloody Week-end, en fait. Pas de barrières, tout le monde se croise (en même temps, c’est assez normal, étant donné que l’endroit n’est pas très grand)… Si des groupes se forment et semblent se porter très bien sans le touriste que nous sommes, il n’est pas tout à fait impossible de se faire de nouveaux amis. La limite est fine entre les membres du staff, les exposants, et tous les autres lovecraftiens. Des amitiés à cultiver, voilà ce que vous récolterez.

Petit bémol — car je me dois de vous transmettre certaines critiques entendues (ou les miennes), dans le but d’aider à améliorer un festival qui se porte déjà très bien comme cela — c’est qu’il manque un « présentateur », un « ouvreur » une personne pour « mettre l’ambiance », chose facilement contagieuse, pour se mouvoir dans le public et l’animer. Pour annoncer le début des animations, également. Car, sur le festival, aucun programme n’est affiché ! Ce n’est pas très pratique : si vous n’avez pas fait vos devoirs, retenu l’heure de toutes choses, vous risquez de passer à côté de très bonnes animations. Cela dit, la salle où se déroulent les conférences et les projections (ainsi que la murder party) ne serait pas assez grande pour accueillir trop de public. Quelque chose me dit que ce sera un problème à régler d’ici la fois prochaine… Le bouche à oreille étant très prolifique à l’ascension de chaque festival.

03_salleDix heures, la salle des exposants ouvre ses portes (ci-dessus) et se remplit peu à peu.

2. Le public. Des geeks rôlistes, oui. Des papys sectaires… aussi. Mais pas que ! Le festival n’est pas brassé au point de voir toute une famille de trois générations se déplacer, certes, pourtant il y a de tout, à la Necro. Lovecraft attire toute sorte de publics, en fait. Si vous pensez que ce genre de littérature (horroro-fantastico-SFo-expérimentalo… on va dire indicible, ok ?) était réservée à la gent masculine, ou aux quarantenaires dogmatiques, vous vous trompez. La preuve est là : femmes et hommes partagent équitablement leur passion pour l’innommable, jeunes et anciens se croisent et dialoguent. Il n’y a pas d’intrus, à la Necro, que des passionnés. Et les portes de la convention s’ouvrent même aux curieux. Donc pas besoin d’être un expert pour nous rejoindre, si c’est le désir d’apprendre qui vous anime, vous trouverez de bons professeurs. Et vous pourrez y faire un peu de shopping. Si vous êtes comme Poulpy, que vous espérez croiser un cultisme pour faire la lumière sur une petite allusion à la page 120 du necronomicon, vos souhaits se réaliseront…

3. Le programme. Étonnant de voir le nombre de volontaires pour le sabbat. C’était très réussi, les dieux ont apprécié la fête, il me semble (ils ne sont pas très communicatifs). C’était vraiment très aimable à tout le monde d’avoir apporté des sacrifices. Le mien était vierge, je crois, enfin, peu importe puisque maintenant il est impossible de vérifier ! Se baigner dans le sang chaud était peu rafraîchissant, en fait, après les danses en l’honneur des Grands Anciens. Et puis je crois que certains d’entre nous n’ont pas résisté à la tentation de regarder les Choses que nous avons invoqué alors qu’ils étaient supposés raccompagner nos pauvres collègues devenus fous. Car, nous ne le répéterons jamais assez, folie et volant ne vont pas toujours ensemble (bande de lyonnais), on ne croise pas impunément le regard de Cthulhu. Ah, je n’ai plus vu de telles festivités depuis les nuits bretonnes de Walpurgis, où nous dansions autour de menhirs, et chantions à la gloire de Shub-Niggurath. C’était super trop fun, dirait Lovecraft ! Je m’emporte, je m’emporte…

04_editeursDe haut en bas : la librairie Trollune, partenaire de la Clef d’Argent que je représentais pour l’occasion (pour visionner le catalogue des publications lovecraftiennes et les recueils de Clark Asthon Smith, voici les liens), avait entre autres disposé des livres en VO ainsi que de nouvelles traductions des nouvelles d’HPL. Eux, ainsi que le collectif Les indés de l’imaginaire, composé des éditions ActuSF, Mnémos et Les Moutons électriques, avaient à leur disposition de grandes tables de dédicaces pour les invités. J’y reviendrais. Voici également le stand des éditions Sans-détour, nous leur devons les rééditions du jeu de rôle L’Appel de Cthulhu et ses dérivés (plus d’informations dans cet article). L’interview de ses derniers vous attend plus bas…

Vous rappelez-vous de ce bon professeur atteint d’une curieuse maladie, qui devait vivre dans un « réfrigérateur » de la taille de son appartement, car il ne pouvait supporter la chaleur (Air froid d’HPL) ? Et bien, si vous avez contracté ce virus (ou plutôt, si vous avez testé sa potion), il se pourrait bien que vous finirez à l’état liquide en entrant à la Necro. Triste canicule, ayant justement lieu pour la première convention lovecraftienne. Seul les plus motivés d’entre nous ont tenus du début à la fin, et c’est regrettable que la chaleur ait été un facteur si important qu’il ce soit reporté sur le nombre d’entrées. Prévoyant dans les 800-1000 cultistes, il n’y en a eu en fait que la moitié (d’après ce que j’ai compris). En fin de journée, vous auriez pu assister à une nouvelle Zombie Walk, je me demande toujours par quels moyens je suis rentré chez moi… et sous quelle forme. Il est vrai que la Necronomi’con est dotée du pouvoir de transporter les adeptes par delà des sphères où rampent des Choses Innommables. Mon pauvre petit esprit poulpesque ne peut vous retransmettre que partiellement les spectacles qui se sont déroulés sous nos yeux. Tâche difficile, je frémis en replongeant dans les souvenirs que j’ai de ce chaud week-end. Peut-être que le programme correspondait trop à nos attentes, à nous, stupides mortels dont la curiosité nous a transporté aux limites de la folie.

La diversité dans les boutiques fait que tout le monde trouve son compte. Les rôlistes et amateurs de jeux de plateaux avaient de quoi s’amuser. Ils pouvaient même parfaire leur collection, grâce aux stands des éditions Sans-Détours et à Trollune (entre autres). Si le JDR n’est pas votre « truc », il y avait assez de livres et de BD pour que le collectionneur rentre les bras (ou tentacules) chargés de volumes difficilement trouvables, voire fraîchement dédicacés. Et puis, si cela ne vous suffisait pas, de beaux objets (notamment des bijoux) auraient pu retenir votre attention. Une relique trouvée sur un stand, un parchemin sur lequel est représenté la face des Grand Anciens, ricanent lorsque vous passez devant eux, car ils recherchent un propriétaire à faire sombrer dans des visions plus horribles que n’importe quelles tortures. Comme c’est une première pour la Necro, un visiteur fait vite le tour des boutiques. Eh oui, le bâtiment est tout petit, mais rempli ! C’est un des aspects conviviaux de l’événement qui vous permet de discuter librement avec un illustre inconnu qui s’intéressait au même artefact que vous.

05_boutiquesCi-dessus, les stands des boutiquiers et joailliers. Mieux que la petite liste de l’article introductif, une mise en image, avec (de bas en haut et de gauche à droite) : Le Fond Du Chapo, spécialisé dans la création d’objets en cuir, Produits [d] Rivets et leurs céphalopodes en bocaux, Black Wings Jewelry, Alfinor Kraft, Epsilon Vega, Kultur Rock Créations et la boutique parisienne, L’encre de Cthulhu.

…C’est aussi pour cela qu’après avoir fait le tour d’une petite exposition cthulesque que diverses artistes ont composé, les animations prennent vite le pas sur le reste. Entre chacune d’entre elles, il est très amusant de commencer une partie de jeu tentaculaire ! Les tables de JDR n’arrêtent pas de se former et d’accueillir des amateurs et néophytes, même des inscrits de dernières minutes, donc on ne reste pas longtemps sans rien faire (je vous incite à opter pour un pass deux jours). Il y a des spectacles vraiment cool, comme celui de magie où, même en sachant que c’est truqué, on se laisse prendre au jeu sans avoir le moindre indice du « comment c’est fait ». C’est effrayant ! D’ailleurs, j’ai eu l’honneur d’assister à deux spectacles, dont un totalement unexpected. J’ai fait la connaissance d’un membre de la compagnie Animagie, qui tord des cuillères et fait disparaître des objets. Saviez-vous qu’ils font des animations ? Voyez leur site. Bon, prévu au programme, c’était la compagnie du mystérieux Astier, illusionniste et médium, qui époustoufla son audience.

Si la tricherie était évidente dans certains tours, d’autres sont criants de vérité. Comment fait-il pour deviner les noms de personnes qu’il nous dit être totalement inconnus de lui ? C’est bluffant et je cherche encore à percer le mystère… Plus qu’illusionniste, l’homme en sait des choses sur son sujet. Chaque numéro est une occasion d’en savoir plus sur certains aspects morbides de la société victorienne adepte de spiritisme. De petites références cachées aux nouvelles d’H.P. Lovecraft ont fait plaisir au geek que je suis, et je suis sûr que dans la salle, certaines personnes sont encore convaincues (car monsieur Astier est convaincant) qu’un certain professeur a développé une nouvelle personnalité à la suite d’une perte de mémoire. Un spectacle intelligent, donc, qui se modifie pour chaque événement et qui dévoile des accessoires trompeurs de toute beauté. Nous n’avons pas eu affaire à des amateurs !

Astier Industries, c’est avant tout un créateur de « tours de magie », mais aussi de décors, accessoires et effets spéciaux pour le spectacle (théâtre, cirque, jeux de rôle grandeur nature, etc.). Astier industries, c’est aussi, bien évidemment, du spectacle. Des prestations souvent axées sur l’occultisme et l’étrange, sur les légendes et les histoires souvent oubliées ou méconnues.

06_astierIl n’y avait que ça ? Non, bien évidemment. Je n’ai pas assisté à chaque animation, et si vous voulez tout savoir, reportez-vous à l’article précédent, bande de gens ! Oh, allez, ne partez pas. Le spectacle ne fait que commencer. Projection. De courts métrages. Si le matériel n’était pas topissime et que l’équipe a dû faire face à quelques problèmes techniques, cela ne s’est pas vraiment vu. Nous avons assisté à des productions du coin, parfois conçues par des rôlistes, et le fameux Je ne suis pas Samuel Krohm, projeté au Bloody Week-end il y a deux ans, que je vous avais recommandé dans cet article. Les projections n’étaient pas à l’honneur, le niveau n’était pas assez professionnel pour organiser une compétition, qu’à cela ne tienne ! Je sais qu’il y a pas mal de réalisateurs et passionnés de courts et moyens métrages qui se baladent sur ce blog, à qui cela ne poserait pas de problème de faire partager des œuvres. Un groupe Facebook nommé la Lovecraftothèque se charge déjà très bien de faire découvrir le cinéma amateur lovecraftien au public.

Lors du cinéconcert organisé par Improjection, nous avons eu droit à une petite surprise : un court-métrage zombièsque et lyonnais, dont je ne retrouve malheureusement pas le nom, toujours doublé en live par ce groupe déjanté et jazzy. Quant à la projection de Re-Animator sur la grande scène du festival (que vous pouvez apercevoir sur la seconde photo au début de l’article), c’était assez hardcore. Nous avons eu la chance de redécouvrir ce petit nanar signé Stuart Gordon et Brian Yuzna (cliquez pour visualiser son interview) avec un bon accompagnement musical, qui le rendait vraiment plus digeste. Là encore, il y avait une très bonne ambiance parmi les spectateurs et les musiciens qui ont joué plus de deux heures sans interruption, et sans fausses notes. Yuzna a beau dire, Re-animator est vraiment une oeuvre comique ! « Un cinéconcert présenté par Improjection, sur le principe de l’improvisation, les musiciens s’invitent dans le scénario et dialoguent avec le film et vous proposent une autre manière de (re)découvrir le film culte Re-Animator ».

Herbert West, un étudiant en médecine, arrive dans l’université Miskatonic à Arkham, dans le Massachusetts, où il suit les cours du professeur Carl Hill sur la physionomie et le fonctionnement du cerveau. Très vite, les deux hommes s’opposent car West prétend pouvoir vaincre la mort. Dans la cave transformée en laboratoire de Dan Cain, un autre étudiant, West met au point une étrange mixture qui, selon lui, permettrait de réanimer les morts. Le chat de Dan est ainsi ramené à la vie… – Cf : Wikipedia.

07_lsdCi-dessus, Cthulhu et son nouvel ami LSD la tortue, mascotte de l’asso Les rêv’ ailleurs. Ils testaient nos connaissances grâce à d’autres quizz, mais pas que. Voici ce qu’est Les rêv’ ailleurs : créée par trois passionnés de l’Imaginaire, Les Rêv’Ailleurs ont consacré toute leur énergie à organiser la 37e convention nationale de science-fiction, conjointement à la 1ère convention de fantasy et en collaboration avec Elbakin. Ces conventions ont eu lieu à Grenoble du 26 au 29 août 2010. Peu après est arrivée le bébé suivant de l’association : Rêves d’Ailleurs, le Festival de l’Imaginaire Grenoblois. La première édition de ce festival a été un franc succès, avec notamment une Zombie Walk qui restera dans les annales ! Depuis l’association se fait connaître au travers d’expositions, d’interviews, de rencontres, de débats, ainsi que de dédicaces, et perpétue la « tradition » de la marche zombie ! Ils tenaient également le stand des librairies partenaires Omerveilles et Au librius possédants un catalogue peu commun.

Voici donc ce à quoi j’ai assisté. Il y avait également un quizz réalisé par l’association Artzone Chronicles, un speed-run sur le jeu They bleed Pixels, une murder party (peut de place étaient disponibles, il faillait s’inscrire longtemps à l’avance) basée sur le jeu L’ivresse des Profondeurs et un jeu de piste organisé par La Nef des premiers Ohms. Comme je ne vous en avais pas parlé ici, je me permets de faire un petit copier/coller de la présentation présente sur le site de la Necronomi’con : durant tout le week-end, l’association La Nef des Premiers Ohms vous proposera de participer à un jeu de piste/killer à l’échelle de la convention. Pour ce faire, il vous faudra aller à leur rencontre, près de l’accueil, pour y recevoir vos instructions et objectifs personnels, et tenter de déjouer les plans des vilains cultistes… ou au contraire, tenter de les mener à bout ! Un jeu d’énigmes, disséminé sur tout le festival… Je reviendrais sur les tables rondes dans un prochain article :)

Donc, vous l’aurez compris, il y avait énormément de groupes steam punk à la Necro. Choix étonnant sachant qu’H.P.L dénigrait l’époque victorienne et ses codes moraux… Personnellement, je ne cracherais pas sur ces associations et boutiques qui ont contribué à constituer un évènement esthétiquement réussi et à rameuter du sang jeune parmi les nerds lovecraftiens que nous sommes. Autre choix inattendu, prouvant que les organisateurs tentent de s’adresser à tous les publics, la boutique en ligne Startoy83 possédait son stand de produits dérivés issus d’univers cinématographiques comme Marvel et Star Wars. Une boutique qui aurait eu sa place au Bloody Week-end.

08_magasinsEt connaissez-vous la Faquinade ? Un collectif de critiques littéraires, de cinéma, de jeux et, plus généralement, de tout ce qui a attrait à la culture. Le Vil Faquin, vendeur chez Trollune le jour, et gérant de ce blog la nuit (sauf quand il fhtagn) se faisait une joie d’attirer le chaland entre ses griffes de blogueur… Plus sérieusement, je vous recommande son WordPress. Revenons à nos tentacules en retranscrivant des interviews de graphistes représentants l’indicible. Nous allons commencer par introduire le professeur W.P, artiste-plasticien qui, je vous le rappelle, a réalisé l’affiche de la Necronomi’con :

Wiktor Plitz est un artiste-plasticien lyonnais travaillant exclusivement sur des supports numériques et qui s’essaie dans plusieurs domaines, allant de la réalisation de films, à la photographie, l’infographie, les arts-works ou la communication visuelle. Ses projets, vous pouvez les visualiser en partie sur son site, professeur-wp.com. C’est à lui que nous devons l’affiche de la Necronomi’con, mettant en scène un des organisateurs du festival en train de lire un livre impie, au risque de perdre sa santé mentale… Bien sûr, ce livre, nous ne le présentons plus ! Ce travail de commande n’est pas un de ses premiers. En effet, W.P collabore avec de nombreuses associations. Il a notamment réalisé une affiche pour le salon du vampire et couvert l’évènement entier, en tant qu’organisateur et photographe. Il a également conçu des petits kits pour chasseurs de vampire, que vous pouvez voir sur la photo suivante.

Nous sentons, en voyant ses réalisations, qu’il prend à coeur ses sujets, car, par exemple, sans compter le shooting, cette affiche lui a couté vingt heures de travail (ce qui est énorme). S’il ne crée pas d’illustrations sur l’univers d’Howard Phillips Lovecraft, étant donné qu’il fait surtout du travail de commande, il a déjà conçu des graphismes horrifiques et ne se confine pas uniquement dans ce style. Le montage photo n’est donc pas sa seule spécialité, c’est avant tout un peintre moderne qui allie plusieurs techniques de travail afin de concevoir une œuvre qui lui est propre.

W. Plitz avoue tout de même préféré travailler le « contemporain » ou le « victorien », le steam punk est donc, pour lui aussi, un de ses styles favoris. Graphiquement, c’est le petit côté british de Lovecraft qui la séduit, et le fait que la plupart de ses horreurs sont dans un cadre sombre et rétro qui se prête bien à son univers personnel, souvent dystopique. En sachant cela, nous pouvons nous imaginer que la prochaine affiche de la Necro sera de lui…

09_graphistesCi-dessus, le professeur W.P, Laurence Viollet, Émy Chaos Children et Xavier Bernard sur leurs stands respectifs. Ce dernier, en interview :

Xavier Bernard est un autre illustrateur indépendant et professionnel. Lui a fait des études d’art appliqué et d’illustration à l’école Pivaut de Nantes et travaille avec de petits éditeurs de fanzines. Son univers de prédilection est plus typé vers le fantastique et l’horreur, des genres qui s’imposent uniquement dans de petits groupes d’initiés. Pourtant, X. Bernard ne quittera pas facilement le style qui lui tient à cœur et dans lequel il se complait si bien. Commençant par composer des aquarelles et des dessins à la gouache, il les retouche ensuite sur Photoshop, mélangeant le traditionnel et les techniques modernes. Il ne s’arrête d’ailleurs par là : certaines de ses peintures sont des références à des peintres célèbres. Il détourne des compositions afin de les incorporer à un monde fantastique, steam punk ou fantasy.

Attiré par les descriptions d’H.P. Lovecraft, chaque créature innommable qu’il représente est un chalenge pour son imagination, car il n’y a pas qu’une seule façon de représenter des monstres et des dieux lovecraftiens. Les interprétations de chacun correspondent à leur état d’esprit, et il n’y a pas qu’un seul Cthulhu, par exemple, mais autant de Cthulhu que d’artistes (et même plus !). En représentant l’univers de Lovecraft, on se met à concevoir des designs changeants et il n’existe aucune limite à ne pas dépasser. Comme nous le développerons plus tard, il est impossible de s’imaginer à quoi ressemble une Chose ou une cité imaginée par H.P.L, alors que les descriptions présentes dans les livres sont détaillées « à la loupe ». Tenter de se représenter la forme d’un Ancien, c’est sombrer dans la folie. Le but que Xavier Bernard se donne, représenter quelque chose de beaucoup trop étranger pour être compréhensible, est donc une quête impossible, et pourtant très tentante. C’est un challenge.

Représenter un monstre à la manière de Pickman, avec un style réaliste, est impossible en l’absence de modèle (surtout que nous ne sommes pas sûrs de vouloir tenter les « diables »). Énormément de graphistes se tournent donc vers des Choses abstraites, qui ne correspondent à rien de connu. Les opportunités de transcender l’Art que nous offre Lovecraft sont bien malheureusement sous-estimées. Étant donné que la véritable création est basée sur le ressentit, et que les images sorties des textes d’H.P.L sont extrêmement « physique », c’est-à-dire que l’auteur exprime des sensations plus que des choses visuelles, il est possible de concevoir de grands chefs d’œuvres (du moins à notre opinion).

Ce que Xavier Bernard aime avec l’aquarelle, c’est le côté accidentel de la méthode. Parfois les couleurs se mélangent « comme elles veulent », l’artiste n’arrive pas toujours au résultat escompté. Il n’y a pas que sa volonté dans un dessin, mais tout un tas de petits accidents qui lui fait repenser son œuvre d’une façon « plus fluide ». Ce sont les aléas de la peinture à l’eau. La peinture devient donc plus vivante et mystérieuse…

10_expoCi-dessus, de haut en bas, la sublime exposition édifiée à la Nécronomi’con, avec les « Fukushima fish friends », les créatures colorées de Cap Phi : Le Street art est un espace de liberté qui s’ouvre à moi. Je dessine la ville, l’habille de couleurs et de petits monstres, sans aucune prétention particulière, à part celle de la bonne humeur… ; les peintures de Fabrice Gagos (nous y reviendrons dans un petit moment…) ; les encres de Camille Murgue (quant aux travaux d’Éric Barge, il vous en parlera dans son interview… ci-dessous !).

Voici à présent une interview croisée. Celle du couple composant l’édition Le miroir aux nouvelles. Celle de Chrystel Duchamp, écrivaine, et d’Éric Barge, illustrateur. Le miroir aux nouvelles existe depuis 2012. C’est une maison d’édition indépendante qui a été créée dans le but d’éditer les textes et les graphismes de ce duo de la façon qu’ils désiraient, sans contraintes ni règles à respecter. Les volumes sont donc prestigieux, le visuel est atypique et tout, du texte aux illustrations (que vous pouvez apercevoir sur les photos) est de très bonne qualité. Rien n’est amateur, dans ce travail.

Les parutions sont au nombre de trois. Et une nouvelle publication est à prévoir, un thriller d’anticipation appelé La vallée dérangeante. Mais nous n’en saurons pas plus avant octobre 2015… Des romans de genre, du fantastique et du thriller, un recueil de nouvelles et, bien évidemment, un hommage à Lovecraft, au titre indicible : 47°9’S 126°43’W. Voici un petit résumé (pour lire le premier chapitre de ce livre, c’est ici).

Adoratrice de l’Appel de Cthulhu, C. Duchamp est un jour tombé sur l’étude du bloop. « En 1997 a été relevé un son très puissant par la NOA au large des côtes du Pacifique. Ses coordonnées correspondent approximativement à celle de R’lyeh, l’île engloutie où repose le grand Cthulhu. L’histoire est un voyage d’exploration fictif, se déroulant en 2026, mené par un professeur un peu loufoque qui est persuadé du retour des Grands Anciens. Il veut donc prouver que sa théorie est exacte. » Le style d’écriture de Chrystel Duchamp est très inspiré de celui d’H.P. Lovecraft et de Maupassant. Elle nous transmet à son tour sa passion pour le fantastique à travers ses œuvres, peaufinant surtout ses chutes, qui font, selon elle, la réussite d’un récit.

11_mirroir_nouvellesÉric Barge est graphiste de formation, diplômé des Beaux-Arts de Saint-Étienne. Il aime énormément apporter un soin spécial à ses livres, en faisant le choix du papier et en décidant de concevoir un bel objet de collection. Pour ce récit mélangeant des choses très anciennes, comme l’origine du mythe de Cthulhu, et une expédition se déroulant dans un futur proche, ils ont voulu rester dans l’esprit des livres d’explorations, qui sont, quelque part, intemporels. Le texte étant un journal de bord, il peut faire référence à des récits de Jules Verne, avec son style « ampoulé », sans vouloir être péjoratif. La couverture fait typiquement art déco, nous dit-il, les huit illustrations internent également. Elles s’inspirent de gravures anciennes de romans d’aventures comme aurait pu lire HPL. É. Barge « patauge à présent dans les grandes eaux du fantastique », son domaine de prédilection.

C. Duchamp voit le côté torturé des récits d’H.P. Lovecraft comme la plus belle réussite de l’auteur. « Nous ne savons pas si le personnage mis en scène dans l’Appel de Cthulhu ou dans d’autres nouvelles, comme Je suis d’ailleurs, ne sont en fait pas une des multiples facettes de l’auteur. Ce qu’il écrit est profondément touchant. Nous sentons qu’il a un problème avec la société, qu’il est plein de questionnements. » Dans cet écrit, 47°9’S 126°43’W., il y a une sorte de détresse, précise-t-elle. Si C. Duchamp s’est mise à écrire, c’est aussi pour figurer sa propre détresse et celle de la société actuelle. Dans cette œuvre, la folie fanatique religieuse y est dénoncée sous le couvert de la fiction.

Les premiers chapitres du roman font la lumière sur les antécédents du voyage, puis un personnage très lovecraftien entre en scène, un journaliste professionnel, à qui nous devons la retranscription de cette aventure. Nous voyons les évènements se dérouler à travers les yeux de ce reporter qui mène sa propre enquête. L’histoire devient un huis clos. Le manuscrit que vous lisez et en fait une reproduction du journal de bord, et cela, vous pouvez le voir en soulevant la jaquette. « C’est une mise en abime de l’objet-livre. »

12_librairesDe gauche à droite : le stand des éditions Stellamaris, dont le projet de financement participatif pour éditer Les Fungis de Yuggoth avance à grands pas. Je vous rappelle qu’il s’agit d’un recueil illustré de sonnets de H.P Lovecraft adaptés en vers français de plusieurs façons. Trollune, et Les indés de l’imaginaire.

Raphaël est représentant des éditions Sans-détours (l’Appel de Cthulhu, Les lames du cardinal, La brigade chimérique, etc.) et il travaille à éditer des scénarios de jeux de rôle depuis la création de cette boite, il y a plus de six ans. Sans-détours publie généralement des créations françaises. Leurs traductions sont toutes retravaillées par des auteurs francophones. Un des buts de ces éditeurs est partagé avec les organisateurs de la Necro’, il s’agit de développer l’univers lovecraftien de plus de façons possibles, et surtout de le faire connaître à un plus grand public. C’est aussi grâce au jeu de rôle que le succès de Lovecraft s’est constitué. Si l’auteur ne voulait pas concevoir un mythe populaire, il me semble qu’il serait honoré de voir l’engouement de ses fans rôlistes.

Petit rappel, Sans-détours à réédité l’Appel de Cthulhu, originairement sorti chez Chaosium, pour une sixième version qui a eu tellement de succès, qu’à l’époque, le stock a totalement été épuisé, au grand dam de beaucoup de cultistes (dont moi). L’équipe s’est très bien rattrapée par la suite devant l’engouement inimaginable des fans de Call of Cthulhu, en agrandissant leur catalogue avec de nouvelles collections : Achtung! Cthulhu qui se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, Delta Green qui a lieu à l’époque actuelle avec des références à la XFiles, Cthulhu 1890, Byzance en 800, La France des années folles, et même Cthulhu Wars qui est un jeu de stratégie « deluxe », car il est fournit avec un très beau set de figurines. La gamme de l’Appel de Cthulhu est dotée de nombreux suppléments, manuels et scénarios, qui sortent tous les ans et renouvellent le gameplay de plein de façons différentes. Il n’y a plus de limites quant aux décors et aux time-lines et si cela dénature parfois l’œuvre originale d’HPL, cela n’empêche pas les adeptes de JDR de trouver leur compte.

Le lancement de la V7 de l’Appel de Cthulhu est à présent imminente. Elle sortira courant septembre et il faudra surement la précommander pour être sûr d’avoir son exemplaire ! Quelques photos circulent sur le web, où l’on voit un magnifique packaging, d’où sortent de belles illustrations inédites et de nouvelles fiches de personnages. L’un d’entre eux est Howard Phillips Lovecraft, en personne, qu’il vous sera possible de rencontrer pendant une partie et même de jouer !

13_jeuxLa sale de jeux de rôle et de plateaux, souvent bondée :)

Tristan Lhomme, invité à la Necronomi’con est un des grands contributeurs de ses éditions. La légende veut même qu’il ne soit pas une seule personne, mais un collectif caché sous sa signature… Il est en effet très productif. Philippe Auribeau, dit Leorde, est un autre auteur français dont la renommée est quasiment internationale. Il a contribué à la conception de la gamme Les lames du cardinal. L’équipe des éditions Sans-détours est constituée de nombreux intervenant extérieur. Les prochaines sorties prévues seront : une réédition des Fungis de Yuggoth et la sortie de l’énorme campagne Les masques de Nyarlathotep, 100 % inédite. Faire vivre le grand Cthulhu à travers les âges, le temps et les écrits est la grande joie de Raphaël, plaçant l’ambiance au-dessus de tout, le ressentit bien particulier, sensitif, qui se dégage des nouvelles d’HPL dont il est fan.

C’est tout pour les interviews ! Nous reviendrons très prochainement, je vous le promets. Alors, concluons avec ses quelques lignes : d’un point de vue général (car j’ai organisé un petit sondage public, la Necronomi’con est un salon au concept très intéressant, que nous attendions avec impatience, car hormis quelques évènements de rôlistes sur l’appel de Cthulhu et de petites allusions à HPL dans des festivals tournés vers le fantastique, il n’y a jamais eu de fête dédiée à Howard Phillips Lovecraft. Si certains visiteurs ont été rebutés par la canicule et n’ont pu être des nôtres, d’autres ont fait montre de beaucoup de courage et ont traversé toute la France pour venir. Le public était donc constitué de passionnés, ayant chacun son mot à dire sur un aspect du mythe ou un autre, ce qui formait des débats très animés autour de la buvette.

Un festival vivant, « la diversité des activités autour d’un même thème est encourageante. La forme est super, le fond aussi. Nous faisons de bonnes rencontres avec des gens passionnés, mais faciles d’accès. C’est une super initiative.C. Duchamp, du Miroir aux nouvelles. Les stands sont en effet intelligemment répartis, nous n’arrêtons donc jamais de nous promener d’une salle à une autre tout en découvrant de nouveaux petits détails cachés. Tous les médias sont abordés, et cela, nous avons été des dizaines à l’acclamer !

14_livresDes souvenirs rapportés de la Necro (et encore, ce n’est que la moitié).

À bientôt pour la seconde partie de ce reportage, qui servira à retranscrire les conversations des tables rondes et qui sera agrémentée par les interviews de nombreux invités de cette Necro : Fabrice Gagos, Patrice Louinet, Bernard Bonnet, Jérome Bouscaut, Arnaud Delalande, Francis Valéry, David Camus, Tristan Lhomme et Christophe Thill. Toutes les informations au sujet des conférences et des invités de ce festival sont retranscrites à partir du site de la Necronomi’con dans mon précédent article de présentation (+ une interview des organisateurs ici).

PS L’article étant fait dans la hâte afin d’assouvir votre grande curiosité le plus vite possible, avant que la pression ne redescende, amis cultistes adorés, il se peut que vous ayez trouvé de grosses boulettes dans les tournures de phrases, dans la syntaxe, et j’en passe. Que vous répondre, à part : oups, désolé. Poulpy, blogueur amateur, est un professionnel de la chose, il s’en excuse. J’espère que vous vous montrerez indulgent dans les commentaires et sur Facebook. ;)

15_pubEt, je vous invite à découvrir le catalogue HPL de la Clef d’Argent, Littérature de l’imaginaire, que je représentais à ce festival… C’est ci-dessus, à cette adresse !

« Si Cthulhu sème aussi bien le chaos et la désolation…
C’est parce qu’il a la papatte verte »

Poulpy.

Publicités

A propos poulpinounet

Poulpy, c'est un poulpe à tout faire. Il se doit de disperser ses tentacules sur plein de supports... Ce poulpe est graphiste (donc masochiste), il parle de lui à la troisième personne (sérieux ?), est reporter (surtout), et critique. Minimoi s’essaie donc à au dessin, à la photo, et aussi : j’écris (un peu). Mes dessins font place à des montages, les montages à des textes, des histoires, des articles... Blogueur invétéré, Poulp(inounet) ne fait pas que promouvoir la culture, il crée également ses propres œuvres, pour lui comme pour d'autres.
Cet article, publié dans Chroniques, Festiv', est tagué , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

13 commentaires pour Necronomi’con, partie 1

  1. Ar-Nomad dit :

    Merci. Du bon boulot !

    J'aime

  2. Ping : Un passage à la Nécronomi’con de Lyon | Stein écrit (aussi)

  3. poulpinounet dit :

    Un article de confrère, à cette adresse :

    https://steinecrit.wordpress.com/2015/07/07/un-passage-a-la-necronomicon-de-lyon/

    Que je remercie d’avoir « linker » mes articles :)

    J'aime

  4. Ping : Necrnomi’con, partie 2 | L'antre du poulpe

  5. Ping : Necronomi’con, partie 3 | L'antre du poulpe

  6. Ping : Avant d’aller à OctoGônes | L'antre du poulpe

  7. Ping : OctoGônes partie 1 | L'antre du poulpe

  8. Ping : Avant d’aller aux Intergalactiques | L'antre du poulpe

  9. Ping : Les Intergalactiques 2015, partie1 | L'antre du poulpe

  10. Ping : Les INtergalactiques 2015, partie2 | L'antre du poulpe

  11. Ping : Avant d’aller au Howard Day | L'antre du poulpe

  12. Ping : Howard Day, partie 1 | L'antre du poulpe

  13. Ping : Avant d’aller au Salon du Vampire | L'antre du poulpe

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s