Bloody Week-end VI, partie1

Bloody Week-end !

01_BD00Au Bloody Week-end, nous combinons « convention de passionnés – compétition de courts-métrages », le tout sur un grand village. C’est un peu le Woodstock du cinéma de genre, le festival se veut fédérateur, nous sommes ici pour s’amuser, faire des rencontres et échanger sur notre passion dans une ambiance fantastique. – Loïc Bugnon lors de notre première interview en 2013.

Le Bloody Week-end est un festival de la mort qui tue (de la mort… qui tue). Je crois que je vous l’ai assez répété au cours des ans. Je crois aussi vous l’avoir présenté. Et bien, sachez que j’y ai survécu ! Eh oui, cette année encore je m’y suis rendue. Pour m’apercevoir… Qu’il a grossi ! Seulement je n’ai pu y aller qu’une journée sur trois. J’ai raté beaucoup de choses… Mais ne vous inquiétez pas : je vous ai ramené des surprises ! Des photos, et surtout… Des interviews !

Alors, ci-dessous vous trouverez une nouvelle interview de Loïc Bugnon, puis une présentation des animations, des conférences et des compétitions de courts-métrages (que je n’ai pas eu le temps de voir, donc nous allons faire court). Et bien sûr, nous n’allons pas perdre nos habitudes, et vous présenter quelques exposants présents cette année. Cela, se sera dans la troisième partie de l’article (qui sortira dans quelques jours) !

Alors, cela me peine de vous l’avouer, mais les Artistes Fous n’étaient pas des nôtres… Il y avait la Clef d’Argent, bien sûr, mes partenaires de toujours, et puis le magasin Ciel Rouge, ainsi que mes potes d’Artus Films, vous verrez.

Dans la suite de ce reportage, il y aura : les interviews de Brian Yuzna, Jean-Pierre Dionnet, Jean-Pierre Putters et John Penney ! Regardez. Mais tout d’abord :

02_BD01 03_BD02*Le festival Texte et Bulle de Damparis, je m’y suis rendu l’année dernière avec la Clef d’Argent. Le reportage pour la Taverne du Nain Bavard est ici, en plusieurs parties : 1 ; 2 et 3 ; 4.

Le Bloody Week-end, sixième festival du Film Fantastique d’Audincourt

(+ la page Facebook de l’évènement)

Aujourd’hui encore le Fantastique, au sens large, est sans doute le plus populaire parmi les genres cinématographiques. Et la littérature est toujours aussi abondante en récits. Je me représente le fantastique comme une énorme porte ouverte à tous nos rêves et nos cauchemars. Un univers qui touche nos peurs les plus profondes. – Loïc Bugnon.

Loïc Bugnon, Fondateur et directeur artistique du festival, en interview

« L’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne »

Lors de notre première interview, Loïc Bugnon, créateur du Bloody Week-end m’avait raconté comment lui était venue l’envie de faire un festival. Cette interview est disponible en intégralité ici (et les liens des différents articles rédigés pour la Taverne du Nain Bavard sont recensés dans mon précédent article).

Saviez-vous, par exemple, que l’idée de fonder l’association Bloody Zone (qui organise le BWE chaque année) lui est venue après avoir vu le succès d’un jeu qu’il avait lancé sur un réseau social ? Pour Loïc Bugnon, la communication est la clef de tout succès. Parmi mes questions, celle-ci a été posée : pourquoi organiser un festival ayant pour thème le Fantastique ?

04_loic_bugnonCi-dessus, Loïc Bugnon, fondateur du BWE.

Tout est Fantastique, nous le voyons au quotidien. L’horreur est une ramification de ce genre. Pour moi l’horreur c’est ce que nous voyons aux informations. De par l’intermédiaire du cinéma nous pouvons prolonger des faits divers afin de transmettre des messages, d’interpeller le public. Le septième art est important pour cela, nous devons prendre conscience de nos actes. Le Fantastique peut se définir comme une belle vérité. La vérité est là, et la vérité est ailleurs, aussi.

La première édition du Bloody Week-end était interdite au moins de seize ans et était accès sur le cinéma horrifique et gore. C’était peut-être une erreur, car cela a fermé des portes pour certaines personnes. À présent nous nous concentrons sur le cinéma Fantastique, car c’est un thème qui brasse plusieurs genres : de la science-fiction, de l’héroic-fantasy, du post-apocalyptique…

Nous baignons dans le Fantastique au quotidien, avec la littérature Fantastique ou des romans policiers qui virent des fois dans le surnaturel. Nous nous intéressons à tous les supports.

Certaines parties du festival sont toujours interdites à la jeunesse, comme Le Labyrinthe Zombie, d’autres leur sont dédiées. Quand vous venez au Bloody, c’est comme si vous alliez au restaurant. Il y a un menu à la carte : vous faites ce que vous voulez.

Le Bloody Week-end ne s’adresse donc pas seulement à un public de passionnés. Il s’adresse à tous. Mais quels sont exactement les buts de l’association Bloody Zone ?

Notre but est d’expliquer par voie pédagogique et ludique qu’est-ce que le cinéma Fantastique à travers des sorties dans les médiathèques, des cinéclubs, d’autres conventions. C’est de promouvoir le cinéma Fantastique. Nous travaillons avec des lycées et des écoles et en même temps nous faisons la promotion de notre festival.

05_afficheCi-dessus, le staff du Bloody Week-end, quelques animations extérieures, un public conquis et Pascal Tourain, le maitre de cérémonie.

Donc depuis quelques années vous vous tournez vers un plus jeune public.

La jeunesse est notre futur et il nous faut passer le relais. Nous nous sommes interrogés sur le fait que le festival ne s’adressait pas à tous les publics et nous avons donc décidés de démocratiser le Bloody Week-end. Le résultat est que le festival se développe très vite et s’agrandit.

Comment gérez-vous cette manifestation ?

Le Bloody Week-end est un colosse aux pieds d’argile. C’est toujours un petit festival. Même si ça nous fait plaisir de l’organiser, tout peut s’arrêter du jour au lendemain. Un festival sans invités, sans festivaliers, sans l’aide de la mairie d’Audincourt, les subventions de la région et sans ses bénévoles (nous sommes une cinquantaine) n’existerait pas. Cela nous demande un an de travail.

Tout commence avec une bonne communication, sur internet et en passant dans diverses conventions. Moi je prêche la bonne parole sur les réseaux sociaux et sur le terrain, en me déplaçant dans les quatre coins de la France.

Donc c’est grâce à vous que ce festival est aussi convivial !

Les gens deviennent de plus en plus indépendants et ce n’est pas ma façon d’être. La communication est quelque chose de très important. Il est également intéressant d’écouter les critiques. En tant qu’ancien horloger, je sais que la perfection est difficile à atteindre. Il faut être à l’écoute et toujours se remettre en question.

Et l’an prochain le Bloody Week-end aura lieu sur quatre jours.

Oui, ce sera un long week-end ! Rajouter un jour de plus nous permettra d’inviter des groupes scolaires et des lycéens en amont afin qu’ils interviewent des auteurs, des écrivains et des réalisateurs qui seront présents sur le festival. Ils pourront ainsi étudier leurs travaux.

06_badassCi-dessus, la copie d’une voiture de police New-Yorkaise prêtée par la société de location de voitures de Prestige et de collection et le stand de la T2M World, association qui, en partenariat avec Ghost Soldier, présentait un animation de tir sur zombies.

Pouvez-vous nous révéler quelques petits détails à propos des invités qui viendront l’an prochain ?

Le jury de cette année n’est pas tel qu’il était prévu. Des personnalités n’ont pas pu venir à cause de tournages. L’année prochaine je vais essayer de constituer un jury essentiellement féminin.

Si ce n’est pas trop indiscret, comment vous êtes-vous mis en relation avec les prestigieux invités qui sont parmi nous aujourd’hui ?

J’ai eu la chance de les approcher lors de différents évènements et nous avons peu à peu fait connaissance. Je leur explique ma passion, car la passion ne s’achète pas, et c’est en restant moi-même que je les invite au festival. Ils découvrent ainsi un festival que l’on ne voie nulle part ailleurs, un festival humain. C’est ce que l’on perd de plus en plus de nos jours, mais cela vaut tout l’or du monde.

Au Bloody Week-end vous n’hésitez pas à mélanger tout le monde : tous peuvent approcher les invités, pas besoin d’accréditation ! C’est là le gros point fort du Bloody Week-end.

On ne peut pas mettre les gens sous bulle. Quand on commence à installer des barrières partout, on finit pas considérer les gens comme des enfants. En les empêchant d’accéder à ce qu’ils veulent, il faut nous attendre à ce qu’un jour ils aient envie de braver l’interdit.

Nous ne pouvons pas traiter les adultes comme des enfants et, pourtant, d’un certain côté nous avons toujours une âme d’enfant. Les plus belles années de notre vie sont nos jeunes années, nous ne connaissons pas le monde, nous pensons être immortels. Cette image s’efface à l’âge adulte, et je n’ai pas envie de la perdre. À présent j’ai envie de passer le relais à mes enfants, pour qu’ils le fassent à leur tour après moi. C’est pour cela que le festival s’adresse à tous. Tout le monde est le bienvenu !

07_pubsCi-dessus, d’autres animations : le labyrinthe zombie de Fantastic Shows Productions, l’équipe de roller derby de Belfort, les Knee Breakers on wheels et l’affiche du concert des Boobs Collection. Pour visualliser l’intégralitée de la programmation, c’est ici.

Les nouveautés de cette édition :

  • un labyrinthe zombie conçut par l’association Fantastic Shows Productions. Une animation qui a pour but de terrifier les visiteurs…

  • l’agrandissement de l’espace exposant à l’extérieur de l’espace La Filature. Le nombre d’exposants a doublé !

  • le jury jeune, constitué de mineurs passionnés par le cinéma Fantastique, qui décerneront un prix à l’un des courts-métrages diffusés en compétition.

Concernant les courts-métrages…

Poulpy n’a pas eu le temps d’assister aux compétitions de courts-métrages cette année : n’étant présent que pour un jour, il m’aurait été malaisé de faire un article en ne prenant en compte qu’une seule session sur quatre. Donc, contrairement à l’année dernière, vous n’aurez pas droit à un article spécial, conçu pour rien que pour eux, avec vidéos et infos sur les équipes qui ont réalisé ces films. Par contre, si cela vous intéresse, voici un lien pour la page Facebook de l’évènement où seront postés les résultats de ce championnat.

Car, comme chaque année, un jury composé de réalisateurs et d’auteurs décernera plusieurs prix : le Grand Prix, le prix du meilleur scénario, des meilleurs effets spéciaux et du meilleur film d’animation. Il y aura également un prix décerné par le public et, grande première, un prix jeune, attribué par cinq étudiants de la région.

08_competitionJe vous rappel que le jury de cette année et composé de : Brian Yuzna, John Penney, Anthony Hickox, Jake West, Jean-Pierre Dionnet, Jean-Pierre Putters et Alain Schlockoff ! Plus d’informations dans le prologue à ce reportage et sur le site du Bloody Week-end ! Les interviews seront bientôt en ligne, la seconde partie de l’article sortira dans quelques jours…

Mais ce n’est pas parce que je ne me suis pas rendu aux compétitions, que je n’ai pas pu voir quelques extraits de vidéos, voir les films entiers, qui ont été diffusés ! D’ailleurs, vous aussi, vous pouvez chercher, et surtout trouver, d’intéressantes informations sur le programme de cette année. Bon, l’article de cette année ne parlera pas de courts métrages, mais voici tout de même quelques activités qui ont eu lieu ce week-end :

Animations… :

Comme spécifier plus haut, le programme des animations est disponible sur le site du Bloody Week-end. Ci-dessous : la « fear box » de l’association Come and Play et l’armure d’Iron Man, entièrement faite en papercraft par un intéressant petit couple : Marie-Agnès Saillard et Sylvain Charbonnel. Sur leur stand, ils expliquaient toutes les étapes de la fabrication de leur costume, et même, se déplaçaient avec dans le festival. Vous pouvez les contacter sur le site Papercraft Passion. Vous pouvez aussi remarquer sur ces photos que toute l’équipe de ce forum était de nouveau présente cette année, et présentait leurs anciennes et nouvelles réalisations.

Come and Play est une association de jeu en réseau qui se déplace pour le Bloody Week-end tous les ans. Cette année ils invitaient les visiteurs à jouer à Left 4 Dead 2, en coop, et proposaient une petite nouveauté : la Fear Box. Une par une, les personnes sont cloitrées dans le noir pour jouer à un survival horror. Le but est de se promener dans un labyrinthe hanté par des monstres surgissants à n’importe quel moment… Les animations qu’ils organisent sont répertoriées sur leur site.

09_animationsJe vous rappelle que de meilleures photos ont été prises par Albertine Crowley, photographe, l’an dernier pour l’article en six parties conçu pour la Taverne du Nain Bavard : partie 0 ; 1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5.

Au Bloody Week-end, il y a toujours de beaux cosplays. Si les clowns et les psychopathes de l’an derniers n’étaient pas présents pour sauter sur les visiteurs, c’est parce qu’ils étaient tous au Labyrinthe Zombies, puisqu’ils font partie de l’association Fantastic Shows Production, qui organise les Scary Nights.

Les membres de Génération Sci-fi ont ressortis les costumes de super héros et les uniformes de Star Wars, de même pour la 501 Légion, la Sirian Legion et, nouveau au club : la Léman Starforce (les interviews de ces trois premières associations ont été réalisées il y a deux ans de cela sur la Taverne du Nain Bavard). Le président de Léman Starforce, Claude Fabre, nous a également présenté son association de cosplay :

L’association Léman Starforce, actuellement composée de vingt-cinq adhérents, a été créée en 2010. Elle regroupe des fans de Star Wars, mais pas seulement : il y a aussi quelques fans de Harry Potter, de Marvel et de DC comics, de Game of Thrones, de Pirates des Caraïbes, de Once Upon a Time… Vous les trouverez en costume sur de nombreux festivals (plus d’informations sur leur site internet).

10_cosplays…Et conférences :

Dans le prologue à ce reportage, je vous avais un peu parlé du conférencier de ce Bloody Week-end, qui a succédé à Bérangère Soustre de Condat-Rabourdin (qui n’a pas pût être des nôtres). Il s’agissait de Maxime Lachaud, qui expliquait aux néophytes que nous sommes ce qu’est le cinéma de redneck. Si vous ne savez pas de quoi il s’agit, voici une petite explication tirée du site du Bloody Week-end :

Les redneck movies représentent tout un pan du cinéma d’exploitation américain, qui connut son heure de gloire entre les années 1960 et 1980 – et qui se poursuit aujourd’hui de façon plus diffuse, dans le cinéma de Rob Zombie par exemple.

Le genre gagnera ses lettres de noblesse au début des années 1970 avec Délivrance (1971) de John Boorman ou Massacre à la tronçonneuse (1974) de Tobe Hooper, et envahira outre-Atlantique le cinéma et même les écrans de télévision, au point que l’on parle de la hicksploitation, hick voulant dire péquenaud.

Deux courants principaux dans cette tradition cinématographique : le premier présente soit des citadins trop sûrs d’eux confrontés aux mœurs et aux manières primitives de la campagne, un univers violent de survie et de pauvreté où émergent les instincts les plus refoulés et brutaux, soit la peinture d’un univers inquiétant et dégénéré en dehors des lois et des normes urbaines.

L’autre tendance est moins sombre et plus populaire, avec des bons gars de la campagne, revendant de l’alcool de contrebande, poursuivis par des shérifs niais et des hordes de malfrats. Tout cela se règle dans des courses-poursuites en voitures sur fond de musique bluegrass, avec pour seuls décors une station-service, un café, des fermes isolées et des routes. Maxime Lachaud.

Si je n’ai pas non plus eu le temps de me rendre à ces conférences, il se peut qu’une interview nous provienne dans les jours qui suivent. Donc je vous demanderais d’être patient !

À bientôt pour la seconde partie de ce reportage : les interviews !

11_chipougneCe reportage vous a été présenté par Poulpy le poulpe, avec la collaboration de Loïc Bugnon, Fondateur et directeur artistique du festival, et de la Clef d’Argent, Littératures de l’imaginaire.

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A propos poulpinounet

Poulpy, c'est un poulpe à tout faire. Il se doit de disperser ses tentacules sur plein de supports... Ce poulpe est graphiste (donc masochiste), il parle de lui à la troisième personne (sérieux ?), est reporter (surtout), et critique. Minimoi s’essaie donc à au dessin, à la photo, et aussi : j’écris (un peu). Mes dessins font place à des montages, les montages à des textes, des histoires, des articles... Blogueur invétéré, Poulp(inounet) ne fait pas que promouvoir la culture, il crée également ses propres œuvres, pour lui comme pour d'autres.
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6 commentaires pour Bloody Week-end VI, partie1

  1. Maritza dit :

    ouiiiiiiiiii magnifique ! J’ai hâte de découvrir les interviews ! Très beau travail Poulpiiiii :)
    Bon courage pour la suite :)

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