Histoires

  • Je me suis rendue dans ce lieu de perdition que sont les toilettes publique, en tant que profileur, afin d’éclaircir quelques mystères. J’en suis donc venu à cette conclusion : les femmes sont de vrais ninjas.

    Déjà, quand tu vas de leur côté, c’est super crade. Il y a des choses vraiment dégueu que tu ne veux pas voir, genre des choses dont tu connais l’utilité et l’endroit où ils ont séjourné et c’est pas très ragoûtants. Mais ce n’est pas ça le problème : c’est leur jutsu !

    Comme une femme ne pose jamais son cul sur la cuvette, elles en foutent PARTOUT. Alors soit elles mettent des tonnes de PQ entre elles et les chiottes dans le risque de les boucher, soit elles s’appuient contre les murs. Je ne vois que cette explication pour justifier les marques sur les parois, et il y en a de vraiment hautes ! Et ne me dites pas que ce sont des traces laissées lors d’une tentative de procréation, car ce genre de phantasmes dans un endroit aussi lugubre est très perturbant à imaginer.

    Donc, pour continuer ce discourt tout en subtilité, je vous demanderai de visualiser ces guerrières, jambes et bras écartés, en suspension à au moins 30cm au-dessus de la cuvette, s’essayant à viser le trou. Admirons la prouesse technique ! Ce sont les limites dont la nature nous a dotés qu’elles surpassent ainsi.

    Voilà pour les toilettes à l’européenne. Passons à présent aux toilettes turques. La plupart des femmes semblent penser que la meilleure façon de se soulager est de le faire face au mur, ce qui est étrange puisque l’on voit très bien que les places où l’on est supposés poser les pieds sont tournées vers l’extérieur. Ces endroits ne sont pas exempts de l’affreuse problématique de la gente féminine à viser là où il faut. La position accroupie n’est donc pas aussi géniale qu’il n’y parait, car elle cause bien plus d’accidents qu’aucune autre.

    Ce qui fait de mon invention une chose prodigieusement bien conçue : j’ai inventé une nouvelle forme de WC pour femmes. Cela n’inclue même pas les problématiques de l’absence de papier ou les protections tournantes de plastiques à poser sur une cuvette, non, c’est beaucoup plus simple que ça. À vrai dire, il faut un peu de matériel, comme des mouchoirs. Cela s’appelle pisser entre deux voitures. Je vous en pris, ne me remerciez pas…

  • En passant dans la campagne, l’autre jour, j’ai vu un petit arbre dans un champs. Il était très seul, sans aucun autre arbre près de lui. Je me suis demandé comment il faisait pour se reproduire, puisque un champ entier le séparait des autres arbres. Est-ce qu’il allonge de longues lianes vers son partenaire, dans le but de former ce cocon tressé que nous appelons hamac, tout comme le font les palmiers ?

    En Bourgogne il y a plein de villages. Mais la campagne n’est pas toute unie. Elle est à l’image de ses champs. Les hordes d’humains se ressemblants à cause de leur arbre généalogique en commun (il en existe très peu par village, il n’y a pas beaucoup d’arbres, dans un champ) ou de leur opinion politique (le plus souvent, cela va ensemble) se retrouvent dans le même hameau. Certains portent des nom étranges, comme Brain ou Juif, d’autre sont peuplés de dégénérés, de fanatiques ou de troglodytes. La faune, dans ses endroits, n’aime pas les habitants d’à côté. Parce qu’il y a différents types de villages et il est important de les reconnaître dans le cas où vous décideriez de vous arrêter dans l’un d’eux pour faire une pause dans une taverne, visiter un lavoir ou flâner dans un vide-grenier.

    – les villes fleuries, lauréat du meilleur accueil, de la meilleure tourte aux myrtilles… : lieu de vie des Dusnob, le genre issu de la Haute. N’y allez pas si vous êtes basané, punk ou que vous ne portez pas des polos Ralph Lauren quand vous jouez au golfe, sinon pour finirez crucifié sur la place de l’église. Tous sont très cathos, d’extrême droite, du genre à avoir une mairie qui offre des cartable roses pour leurs filles avec des barbies dedans et des bleus avec des robots pour les garçon, si vous voyez la référence. Leurs maisons sont toutes propres, comme dans un catalogue, et leurs propriétaires ne sont présents que les week-end, lorsqu’ils quittent leurs appartements au centre de Paris. Ceux-là sont les pires, et vous pouvez également trouver des copies hipster conçus par de jeunes riches dans nos régions.

    – les coteaux royaux : les bourges ont toujours possédés les meilleures vignobles, leurs propres châteaux, leurs propres esclaves pour faire les vendanges à leur place. Ils sont assez étranges, leur coutume est de cracher dans leurs caves à vin et sur ceux crachant sur leur trottoirs. Bref, se sont des cracheurs. Faire du stop à proximité de leurs zone c’est s’attirer de gros problèmes. La plupart du temps, vous courez le risque de vous faire arrêter par les gendarmes locaux qui vous conduirons vers une aire pour gens du voyage (sans exagération). Ils sont tous un peu malades, la vieillesse les rendant séniles et fourbes. Parfois ils organisent des événements dans le but se retrouver en masse pour ce moquer des gens de la ville voulant participer, ou de la pauvre madame truc, catin dans sa jeunesse, dont le riche mari vient de mourir.

    – la dead-zone, les villages fantôme : reconnaissables par leurs magnifiques architectures rurales typiques de nos régions, ils sont peuplés par de charmants anglais, envahissant soit-disant notre territoire le temps de leurs vacances. En fait, ils aident à la restauration des plus belles demeures campagnardes encore debout car ce sont les seuls riches s’en préoccupant un peu. Quelques invisibles gardiens y passent les hivers, mais on ne les voient jamais vraiment. Ses endroits sont les plus critiqués de tous, puisque les anglais sont tous des ennemis de la France, voyons. Pourtant, vous pouvez visiter sans risque ses endroits là, un bon accueil vous sera toujours fait. Les restaurants et chambres d’hôtes ne sont pas à notre porté, c’est extrêmement cher, la nourriture y est locale et ce sont les seuls endroits où, quand on est british, personne ne crachera dans les assiettes.

    – le village des hippys entouré par un épais brouillard de fumé : l’odeur de beu imprègne vos vêtements dès que vous franchissez leur zone. Ces gens sont perturbant, leur nourriture bio est dégueulasse, vous vous faites insultés lorsque vous commandez un steak ou un coca dans un de leurs bar (même l’alcool est interdit), leurs chiottes sont remplies de sable, ils sont tous en pyjama et on les cheveux gras. Vu qu’ils sont assez passif, vous pouvez rapidement faire le tour de leur propriété, mais ce n’est pas très intéressant (sauf si vous êtes là pour une bonne raison), ses villages sont super sales. Je me suis toujours demandé si leurs tributs sont aussi coupés du monde qu’ils ne le disent, puisqu’ils font tout eux même, des plaids en crochets jusqu’à la confiture, parce qu’ils ont tous de vieilles carcasses de voitures bien polluantes dans leurs jardins…

    – le village des consanguins : comme dirait un ami à Poulpy, quand on se rapproche du trou du cul du monde, on croise deux sortes de personnes. Les consanguins et les alcooliques (le terme politiquement correcte est cheminot). Ses villages là passent inaperçus car peu de touristes y passent. Seul les touristes perdus, puisqu’il n’y a pas de couverture réseau pour faire fonctionner les GPS, et les réalisateurs de films d’horreur y vont. En fait, je ne suis pas sur qu’il y ai vraiment des chemineaux puisqu’il n’y a pas de gare. Uniquement des champs où des Choses étranges passent la nuit… Il n’y a pas d’hôtel, pas de bar (ou alors si, mais se n’est pas recommandé), les gens sont des sosies de Philippe Nahon. Les moins pires vivent au bord des routes, ils doivent sûrement se nourrir des autostoppeurs…

    – hobittoon, le dérivé des villages hobbit : à hobbittoon tout le monde souri (sauf ceux qui font la gueule). Les gens sont simples, ils n’ont jamais quittés la campagne, ils ne se préoccupent pas des choses complexes de la “grande ville” et, le plus important, ils savent organiser des fêtes. Ils vivent à leur propre rythme dans des endroits où rien ne se passe donc c’est plutôt détendant. C’est le seul type de village recommandé pour des vacances, et seulement ça, car les potins ont la vie dure. C’est un petit pays très fermé, qui n’a pas envie de s’agrandir. Prenez-le comme il est : un décor de carte postale. Ses villages là sont difficiles à trouver c’est pour cela qu’il faut s’enfoncer dans le trou du cul du monde pour en trouver. La bouffe y est très bonne !

    – la maison de retraite : quand les villages tels qu’hobbitoon s’agrandissent, ils deviennes des dortoirs. Et lorsque les familles nombreuses s’y installent, alors c’est une banlieue (et c’est pas glop). L’architecture est à chier, tout est mort, seuls les match de foot sont organisés et les gens sont méchants. Soit ils sont séniles, soit se sont des psychopathes, mais une chose et sur, ce sont de gros bof. Cette campagne est très moche, il n’y a pas de vaches ou de champs, uniquement des routes et des lotissements.

    – Dijon, la pseudo-capitale : Dijon, comme d’autres villes, ne mérite pas de s’appeler capitale. C’est un grand village où les seules choses organisés par la mairie (une fête de la vigne et une ferme pour les niard, et puis pleins d’autre trucs mais seulement pour les niards) possèdent une couverture médiatique tellement géniale que l’on a envi de ce déplacer. Le problème c’est qu’à la place du marché médiéval promis, vous avez une buvette écolo et que le parc d’attraction au milieu de la ville est un carrousel. Dijon est le village décevant où les fêtes de la choucroute et les bals de villages sont tout les jours annulés car ils ne respectent pas les normes de sécurité ou que les association ne sont pas supposés avoir du financement pour un truc qui n’est pas conçu uniquement pour les niards. Dijon c’est nul, même aux vides-greniers géants super intéressant, les vieux trouvent le moyen de se plaindre. Je vous déconseille l’endroit, trop prise de tête, super surfait, l’ambiance est pas terrible.

    La campagne c’est génial. Il n’y a pas de bruits horribles (on peux ouvrir les fenêtres !), il y a beaucoup d’animaux, et puis les balades sont géniale. Quand il y a des fêtes, elles sont toujours énormes et tout le monde y est invité. Dans les villages, les gens sont souvent aimable avec les visiteurs, ils te disent bonjours et plaisante tout le temps ! Un jour, quand Poulpy sera riche, je vous plaquerais pour toujours et je ferais le tour de toutes les campagnes du monde !!!

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A propos poulpinounet

Poulpy, c'est un poulpe à tout faire. Il se doit de disperser ses tentacules sur plein de supports... Ce poulpe est graphiste (donc masochiste), il parle de lui à la troisième personne (sérieux ?), est reporter (surtout), et critique. Minimoi s’essaie donc à au dessin, à la photo, et aussi : j’écris (un peu). Mes dessins font place à des montages, les montages à des textes, des histoires, des articles... Blogueur invétéré, Poulp(inounet) ne fait pas que promouvoir la culture, il crée également ses propres œuvres, pour lui comme pour d'autres.
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